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 Passagers clandestins [PV Alyssandra]

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MESSAGES : 71
Aïtor Zuri
Message    Mar 10 Nov - 9:08


Paris - 1er Arrondissement - 3H27
Une colocation difficile




 
Les rues étaient désertes à cette heure de la nuit, l’éclairage urbain suffisait à peine pour voir où l’on mettait les pieds, mais cette absence flagrante de luminosité ne semblait pas gêner l’un des rares individus présents ce soir-là. L’homme portait un large manteau lui tombant jusqu’aux genoux, ainsi que des gants se justifiant par la fraicheur ambiante qui régnait en cette période de l’année. La température ne devait pas excéder les trois ou quatre degrés. Pourtant il ne semblait pas le moins du monde affecté. Il croisa un autre homme, au détour d’une rue qui lui aussi paraissait chaudement vêtu. Occupé par une réflexion personnelle au développement incertain, Il ne daigna pas lui accorder le moindre regard, tant bien même il eut remarqué sa présence.
   
 Il errait apparemment sans but précis. Un taxi s’arrêta à sa hauteur, il sursauta, avant de grommeler quelques mots  à l’intention du chauffeur pour lui intimer l’ordre de ne plus le déranger. Ce dernier repartit aussitôt, sans manquer de l’insulter de tous les noms au passage. Tandis que l’autre individu reprit tranquillement sa route, sans faire plus attention à ce qui l’entourait. Il semblait évoluer dans son propre monde. Il continua ainsi sa route à travers plusieurs petites ruelles sombres, sans croiser âme qui vive, hormis quelques rongeurs et chats errants qu’ils ignoraient tout simplement, malgré les miaulements insistants de l’un d’entre eux. Ce dernier entreprit même de le suivre, dans l’espoir sans doute de trouver un peu de nourriture et un toit pour dormir. L’homme ne sembla pas remarquer cette présence qui le suivait, bien trop préoccupé par autre chose. Il s’arrêtait sans raison apparente au milieu de la rue, puis reprenait tout aussi subitement sa marche, tantôt en effectuant de grands gestes, tantôt en lançant des regards inquisiteurs tout autour de lui. Il donnait typiquement l’impression d’une personne dérangée mentalement ou atteinte d’une pathologie de déficience mentale avancée.
 
La rue s’élargit soudainement et déboucha sur une artère bien plus large, il commença à remonter la rue. Un silence presque oppressant régnait au milieu des immeubles qui apparaissaient bien vides et possédaient une allure inquiétantes à cette heure tardive de la nuit. Le silence était seulement interrompu par les rares automobiles qu’il croisait. La lumière s’était également intensifiée d'un seul coup. Cette rue bénéficiait d’un bien meilleur éclairage que les précédentes. Ses yeux s’étant peu à peu habitués à la pénombre environnante, le soudain afflux de lumière l’aveugla quelques secondes et le coupa dans sa réflexion. Il laissa échapper un juron, puis tenta de reprendre le cours de sa pensée, sans réellement y parvenir. 
L’homme semblait se parler à lui-même, il pensait à haute voix comme s’il parlait à un être qui n’était visiblement pas présent. Le fait avait de quoi choquer, tant les propos de l’homme étaient incompréhensibles. Il était visiblement pris dans un débat avec lui même, sans arriver à se mettre d'accord avec sa propre conscience, un fait totalement absurde.
 
L’étrange individu s’arrêta finalement devant un large immeuble en pierre de style haussmannien et inséra une clef dans la serrure. Un faible cliquetis se fit entendre, il tira ensuite sur l’un des deux battant et ouvrit ainsi l'un des deux doubles portes. Il pénétra alors à l’intérieur de la bâtisse, avant de se diriger vers un somptueux escalier en marbre et d'y gravir les marches jusqu’au second étage puis ouvrit la première porte sur sa droite. Elle donna sur une magnifique demeure haut de plafonds et richement décoré dans un style victorien.
 
«  - Je t’avais bien dit que c’était une perte de temps, nous voilà revenus au point de départ, pourquoi avoir absolument voulu consulter cet imbécile ? »
 
* Tes recherches pour retrouver mes frères et sœurs n’ont pas été un grand succès jusqu’à présent. *
 
« - C’est sur que ce n’est avec tes interruptions continues que je vais arriver à quelque chose. »
 
* Qui es-tu pour oser me parler sur ce ton ? Je suis Coéos, je …*
 
« - Blablabla, je connais le refrain, mais si tu étais aussi puissant que tu le prétends tu m’aiderais à trouver les autres artefacts servants de prison, je commence sérieusement à émettre des doutes sur tes capacités, les récits sont peut-être exagérés, au final. »
 
* Fais attention à tes paroles mortel ou …*
 
« Ou quoi ? Tu vas me tuer et ainsi retourner dans le Tartare, la belle affaire, tu es dans mon esprit maintenant, je me demande si en réalité je ne suis pas en train de délirer et si tu n’es en réalité qu’une simple projection dans mon esprit. Jusqu'à présent, à part clamer que tu es le titan ceci, ton aide se limite à des énigmes incompréhensibles et j’attends de voir l’étendu de ton soi-disant pouvoir et du savoir que tu dois m’apporter. »
 
*ASSEZ !*

Coéos poussé à bout libéra sa rage dans le corps de l’individu qui se retrouva à genoux sous la violence et la puissance de la vague d’énergie déversée par le Titan. En se relevant, une lueur étrange luisait dans ses yeux, ainsi qu'une aura de puissance se dégageait soudain de son corps. Une voix autrement puissante que la sienne et qui ne semblait pas lui appartenir sortit de la bouche de l'individu.
 
« - Misérable humain, tu doutes de la toute-puissance des dieux ? Tu vas subir le châtiment céleste, je représente le savoir, la connaissance et l’intelligence. Je suis le créateur des constellations. Je suis ... »
 
La voix s’estompa d’un coup et l’homme tomba immédiatement à terre. Le chat qui l’avait suivi jusque là et observait incrédule  la scène et attendant sans doute que l'on s'occupe de lui s’approcha du corps inerte et se mit à lécher le visage de l’homme qui se réveilla tout surprit de tomber nez à nez avec le félin. Il se releva non sans mal et en ressentant de légères courbatures dans ses articulations et observa le félidé avec intérêt.
 
« - Comment est-tu rentré ici toi, hein ? Tu es comme l’autre pseudo-divinité à t'inviter chez les gens et te croire chez toi, c’est ça ? Bon, toi au moins tu ne risques pas de prendre possession de mon corps, enfin je n’espère pas, car on va être un peu à l’étroit si ça continue et puis je suis trop fatigué pour m'énerver et te mettre dehors. Et puis, on devrait quand même être tranquille un moment. L’autre pseudo-divinité doit être un peu fatigué après cet étalage de sa puissance titanesque ô combien impressionnante, j’en aurais presque des frissons. Il lui faudra du temps avant de se remettre, mais jusque là, toi et moi on devrait être tranquille. Je dois bien avoir un petit quelque chose pour toi. Viens par ici, avant que ce cher titan revienne, profite avec moi de ce moment de répit »
 
L’homme se dirigea ensuite vers la cuisine, accompagné par le félin, apparemment tout heureux, pour chercher quelque chose à manger pour le chat, ainsi que pour lui-même. Toutes ces émotions l’avaient quelques peu fatigué. Il commençait à sentir des raideurs parcourir son corps. Il n’allait surement pas tarder à aller dormir et prendre un repos bien mérité, après cette journée qui fut bien trop harassante à son goût.
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Katja Austerlitz
Message    Mer 11 Nov - 4:27

Les ruelles étaient sombres, peut-être lugubres selon certains, quelques ombres créées artificiellement par les grands lampadaires. Pour elle, il y avait quelque chose de rassurant dans cette obscurité. Comment elle s’était rendue ici, ça restait un petit mystère, ayant suivis les grandes rues avant d’avoir une envie de s’éloigner un peu des grands chemins passants. Il n’y avait pas tant de chaleur, mais elle arrivait à vivre avec. Elle s’était installée devant une porte de boutique qui irradiait un peu de chaleur, soupirant. Elle serait mieux à l’intérieur, ça c’était certain. Il y avait toujours moyen de s’inviter chez quelqu’un, ou d’obliger quelqu’un à l’inviter, dépendamment.  

Un homme passa devant elle, ne semblant même pas se rendre compte de sa présence Il l’a dépassa d’un pas assez soutenu. Il parlait à haute voix, sans doute dans un de ses appareils ayant lentement remplacé les téléphones cellulaires, pris dans un monologue qu’elle ne trouvait pas, en apparence, très intéressant. Derrière lui, un chat le suivait, petit bonds par petit bonds, d’une taille moyennement gros, des petites oreilles noires et avec une belle longue queue duveteuse qui se balançait doucement en l’air, tel un grand plumeau.

Elle n’avait jamais eu de chats. Son père aimait les chiens, les dobermans, les grands chiens allemands réputés pour leur docilité sans faille et d’être facile à dresser. Elle se décida donc à aimer les chats. Lui ferait l’affaire, avec son long poil soyeux. Elle se leva doucement, d’un pas léger. L’homme parla de pouvoir, semblant plus se parler à lui-même qu’à quelqu’un. Un fou. Il était facile de s’inviter chez un fou. Elle l’effrayerait ou il l’accepterait sans trop poser de questions. De toute manière, elle avait trop froid pour continuer à rester à l’extérieur, et elle aimait bien ce chat. C’était donc chez cet homme qu’elle s’inviterait, en souhaitant fortement qu’il n’habite pas dans une poubelle ou dans une maison en carton. Peu lui importait la taille du logement, en fait, tant qu’il y ferait plus que quatre ou cinq degré. Peu vêtue, sans manteau avec une seule veste pour se couvrir par-dessus sa belle robe blanche en dentelle légère, elle avait bien hâte de rentrer à l’intérieur. Elle leur emboita le pas, calibrant sa vitesse à celle du chat. Son pas était léger, et en faisant autant de bruit que l’animal, il croirait sans doute qu’il n’était suivis que par son compagnon, sans doute.
Avec une légère surprise non camouflée, Alyss n’eut aucune difficulté à se faufiler, les suivant à une distance raisonnable, utilisant son don sur le vent pour retenir au dernier moment les portes, soit la porte du logement et sa porte à lui, les empêchant doucement de totalement se refermé, se faufilant en silence derrière les deux étranges personnages. Dans la maison, elle longea doucement le mur, se faisant oublier, posant ses fesses au sol pour être assez basse pour ne pas se faire voir. Elle pourrait bien dormir ici, sur le sol. Il faisait doux. Mais elle préférait encore observer la belle queue du chat, ses traits doux et fin, contrastant avec les traits plus vieux de l’homme, sa barbe presque négligée et ses cheveux noirs.

« - Misérable humain, tu doutes de la toute-puissance des dieux ? Tu vas subir le châtiment céleste, je représente le savoir, la connaissance et l’intelligence. Je suis le créateur des constellations. Je suis ... »

La voix avait changé, quelque chose aussi dans ses yeux. Alyssandra s’était raidit, haussant les sourcils, regardant la scène d’un œil interrogateur. Il lui sembla soudainement qu’elle avait fait une bêtise, mettant les pieds dans quelque chose d’un peu plus compliquer que prévu. Mais le tout se calma rapidement, l’homme se calmant, revenant à son état initial. Il prit même la peine d’expliquer la situation au chat, qu’il n’avait pas vu, et ne connaissait pas. Parfait.
Oui, parfait, parce qu’il n’avait donc pas de maître, et qu’elle pouvait donc l’avoir. Logique, non?

Elle décida donc que le moment était choisi pour sortir de sa cachette, alors que l’homme semblait chercher quelque chose pour nourrir la bête, avançant à petit pas vers la boule de poils. Alors qu’il le suivait, l’albinos l’agrippa sous les pattes, le soulevant de sol, les pattes de derrière pendant dans le vide. Il était mou, ne rechignant même pas. Un ronron sourd commença à raisonner alors que le chat tentait de coller sa tête contre ses bras. Un mâle, elle en était presque certaine, les mâles étant, de manière générale, bien plus affectueux que les femelles, suivant à peu près n’importe qui. Elle l’aimait bien. Il n’avait pas de collier, mais ne semblait pas sous-nourris. Du coup, peut-être qu’il appartenait à quelqu’un habitant près d’ici. Tant pis, cette personne n’avait qu’à ne pas laisser son matou sans surveillance, à sortir à l’extérieur.

-Une canne de poisson, du thon ou du saumon ferait bien pour un chat de cette taille. Sans arrêts, parce que c’est dangereux pour qu’ils s’étouffent avec. Un bol de céréales, le plus sucré possible, pour ma part, avec du lait minimum 2%, pas plus bas.

Elle repartit vers ce qu’elle croyait être le salon, n’ayant besoin que cela comme introduction. Elle eut un rire camouflé, elle aurait bien aimé voir sa tête. Elle ne craignait pas grand-chose, Alyss l’ayant bien entendu dire que l’autre devait se reposer. Entre temps, il n’était qu’un être humain bien banal, un peu fou mais pas inquiétant pour la mutante qu’elle était. Elle posa le matou sur ses jambes, le regardant, jouant distraitement avec son poil.

-Et toi, comment vas-t-on t’appeler… Plumeau?
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Aïtor Zuri
Message    Lun 16 Nov - 6:18

Aïtor poussa un soupir de soulagement, il avait enfin réussi à trouver quelque chose pour le chat. D’ailleurs, il commençait à se demander pourquoi il se souciait de cette boule de poils ? L’avait-il ne serait-ce que déjà vu ? Il tenta de chercher dans sa mémoire, mais aucune image ne lui apparut. Tant pis, de toute façon il n’avait pas envie de se poser d’autres questions aujourd’hui. Il était déjà assez fatigué comme cela, il allait donner à manger au chat, se faire un petit casse-croute et direction le lit. Il avait juste besoin de trouver ce qu’il fallait. Il devait avoir soif, donc un peu d’eau serait surement idéal, et il devait bien avoir une boite de thon qui trainait par là. Alors qu’il était en train de fouiller dans ses armoires pour trouver ce dont il avait besoin pour le chat, il entendit une voix féminine derrière lui.
 
- Une canne de poisson, du thon ou du saumon ferait bien pour un chat de cette taille. Sans arêtes, parce que c’est dangereux pour qu’ils s’étouffent avec. Un bol de céréales, le plus sucré possible, pour ma part, avec du lait minimum 2%, pas plus bas. 
 
- Merci, je pensais justement prendre du thon, voir un peu de lait, mais des céréales pour un chat ? Je ne pense pas …
 
Il s’interrompit en réalisant qu’une personne venait de lui parler, sans qu’il s’en rende compte il lui avait instantanément répondu. Après quelques instants il se demanda si quelqu’un s’était-il invité chez lui ? Il fit rapidement volteface, mais il n’y avait personne et après un bref coup d’œil aux alentours il réalisa que le chat avait également disparu. Son esprit lui jouerait-il encore des tours ? Il avait peut-être imaginé la présence de ce chat, d’ailleurs comment ce fait-il qu’un chat se retrouve chez lui ? Il n’en avait pas la moindre idée. Il n’y avait pas non plus la moindre raison d’être ici, mais il commençait déjà à bailler, signe qu’il était temps d’aller se coucher. Il y réfléchirait demain, une fois bien reposé, il aurait surement les idées plus claires pour démêler le vrai du faux, dans ces récents évènements pour le moins étranges.
 
Alors qu’il s’apprêtait à regagner sa chambre et se glisser tranquillement dans son lit. Il lui sembla entendre un léger rire en provenance du salon. Cette fois il en était sûr, il y avait bel et bien quelqu’un chez lui, visiblement il ne se rappelait pas avoir invité quelqu’un se soir. Donc ce n’était surement pas une connaissance ou un ami a lui, pour le peu qu’il en avait. Que voulait alors cette personne ? Le tuer ? Pour quelle raison ? Il serait surement déjà mort si telle était son intention. Le voler ? Stupide, quel voleur signalerait sa présence ? Quelle pouvait donc bien en être la raison ? Il n’arrivait pas à trouver la réponse à cette nouvelle question et cela le frustrait. Il hésita un instant à rentrer dans sa chambre à coucher et verrouiller la porte, mais finalement il décida d’aller tout de même voir qui avait bien pu pénétrer dans sa résidence, mais surtout pour quelle raison. La curiosité venait de l’emporter sur la raison et il se maudissait déjà de son propre choix. Rien de bon ne pouvait l’attendre dans son salon il en était persuadé.
 
Dire qu’il n’était pas serein en approchant de son salon serait un euphémisme, tellement il sentait tous les membres de son corps se raidir à mesure qu’il approchait de l’entrée. Alors qu’il ne lui restait que quelques mètres à parcourir. Il se rendit compte qu’il n’avait aucune arme sur lui, si son visiteur n’avait pas de bonnes intentions au final, comment se défendrait-il ? Il avait bien un stylo dans sa veste ou ses clefs dans sa poche. Il pourrait toujours au pire lancer ses lunettes sur l’inconnu. Mais il doutait de l’efficacité d’un tel stratagème. Parce qu’en y repensant qu’elle était la probabilité qu’un individu s’introduise chez vous, qui plus est la nuit animé de bonnes intentions ? Il n’avait ni l’envie, ni le temps de la calculer, mais était convaincu qu’elle était extrêmement faible, voire quasi nulle.
 
Aïtor commençait à avoir mal au ventre, sa main tremblait au fur et à mesure qu’il l’approchait de la poignée. Il imaginait son visiteur et la vision qu’il en avait ne lui donnait pas envie de pénétrer dans son salon, son salon.
 
Ce type était rentré chez lui, il ne pouvait pas laisser passer ça. Il allait montrer à cet individu qu’on ne s’introduit pas comme ça chez les gens. Il prit alors son courage à deux mains, et poussa la porte en affichant l’attitude la plus déterminée qui soit et à peine entré, il commença à débiter son speech qu’il avait préparé  dans sa tête le temps du trajet de sa chambre à ici, mais qu’il laissa en suspens seulement quelques secondes après l’avoir entamé.
 
-  Je ne sais pas qui vous êtes, mais sachez qu’il n’est …
 
Il réalisa au milieu de sa phrase que son inconnu était en réalité une inconnue, le fait était assez rare pour être relevé, il s’agissait d’une albinos et plutôt jolie, autant qu’il pouvait en juger. Aïtor était décontenancé, il s’était attendu à voir un homme, grand, costaud, baraqué avec une cagoule. Pour la cagoule il avait vu surement trop de films, mais pour le reste il en était persuadé. Au lieu de ça il se trouvait face à une jeune femme qui s’amusait avec le chat. Finalement, le chat était bien réel aussi ou alors les deux étaient des projections de son esprit, cette possibilité n’était pas à exclure. Mais il préférait que l’albinos accompagné de son chat soit bien réel et l’oublia aussitôt. Il remarqua également que la jeune femme était bien peu vêtue pour la saison ce qui renforçait son charme. Si elle était bien réelle comment avait-elle pu passer ne serait-ce la nuit sans mourir de froid ? Il y avait bien trop de choses inexplicables pour une seule nuit.
 
Aîtor eut envie de fermer les yeux et de les rouvrir pour s’assurer qu’il n’était pas dans un rêve, mais il aimait bien ce rêve, pour une fois qu’il n’y avait pas de Titans et autres divinités mythologiques à délivrer ou à combattre. Il préférait de loin la présence d’une albinos qui plus est attirante, bien que sa présence ici était pour le moins étrange. Il était intrigué ou attiré par elle, ou peut-être les deux à la fois. Qui était-elle ? Pourquoi était-elle chez lui ? Comment s’appelait-elle ? Il avait une multitude de questions à lui poser. Il ne savait pas par laquelle commencer. Sa présence le perturbait pour une raison qu’il n’arrivait pas à déterminer. Au final, il décida qu’il allait se contenter d’une seule pour commencer.
 
- Il est rare de croiser une albinos, pourrais-je savoir ce qui t’amène chez moi ?
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Katja Austerlitz
Message    Dim 10 Jan - 15:49

L'albinos entendit au loin l’homme répondre que des céréales pour un chat n’était peut-être pas une bonne idée, de manière un peu décalée, comme s'il se parlait à lui-même. La femme roula des yeux, regardant un instant le plafond, un plafond assez banal d’ailleurs, sans lampadaire extravaguant. Trop banal, elle reposa ses yeux sur la boule de poils qui semblait bien heureuse de cette balade dans les bras d’une parfaite inconnue. Bien sûr que ce n’était pas pour le chat, voyons, c’était pour faire taire le monstre qui criait entre ses entrailles. Elle s'était donc assise sur le sofa, soupirant doucement, se demandant s'il croyait vraiment être encore dans une discussion avec lui-même. Mais il s’interrompit, semblant venir de comprendre qu’il y avait un inconnu dans sa maison. Désormais bien installée, le chat sur elle, elle ne put s’empêcher de lui murmurer tout bas;

- En tout cas, si j’étais venue pour le tuer, il m’aurait rendu la tâche bien facile…

Le décor était banal, très passe-partout, démontrant avec finesse qu’aucune femme habitait ici. Rien de bien bien féminin, rien qui ne lui rappelait un endroit où elle avait habitée auparavant, quoiqu'elle avait souvent habitée avec des femmes -ou des hommes avec un peu plus de goût-. Le chat, désormais installé sur ses genoux, se roula en boule et ronronna, semblant prêt à faire la sieste. Ce n’était pas une idée si bête, dormir, mais la nourriture viendrait sans doute bientôt. Il devait bien avoir une cloche quelque part pour sonner l’homme, lui signifier qu’il prenait son temps, qu’il prenait trop de temps. Peut-être qu’il n’avait pas encore compris qu’il y avait une VRAIE personne chez lui? Peut-être qu’il croyait qu’elle venait de sa tête. Si c’était le cas, elle pourrait s’amuser encore un peu. Cependant, les pas se rapprochaient, d’un ton mi lent mi convaincu. Sans doute viendrait-il la confronter, ou peut-être lui apporterait-il à manger. Un lui semblait drôlement plus probable que l’autre, malheureusement. L’homme ouvrit la prote, commençant déjà à parler avant de s’arrêter à mi-chemin dans ce qui se voulait sans doute un discours héroïque, empli de vouvoiement et dépourvu de quoi que ce soit qui lui donnerait envie de quitter les lieux.

«- Je ne sais pas qui vous êtes, mais sachez qu’il n’est …»
- Pas difficile de rentrer ici? Pas très poli de ne pas offrir à manger et une couverture chaude? Toutes ces réponses?

Elle s’arrêta, n’aillant pas pu s’en empêcher. Au moins, elle ne l’avait pas dit très fort, un peu pour elle-même, une pointe de sarcasme dans la voix. Il la regardait, du même regard surpris et désorienté qui avait fini par la lasser au fil des années. Son physique surprenait toujours un peu, et pourtant elle avait vu plus impressionnant à l’institut de mutants. Mais bon, humain étant humain, un peu de blanc et les pupilles se dilatent d’incompréhension. Parfois gamine, elle s'en amusait, parfois lasse, elle avait envie de s'éviter la panoplie de commentaire à ce sujet. Aujourd'hui étant un de ces moments, mais bien entendu elle allait devoir y passer.

«- Il est rare de croiser une albinos, pourrais-je savoir ce qui t’amène chez moi ?»

Alyss fronça les sourcils. Rare? Ce n’est pas exactement le terme qu’elle aurait employé. Bon, au moins il avait employé un terme un peu plus précis que «tu as l’air d’un cadavre», c’était déjà ça. De plus, elle s'évitait une foule de questions auxquelles elle n'avait pas envie de répondre. Du genre «c'est de naissance?», «Est-ce que tu peux aller au soleil?», «Est-ce que tu peux avoir des coups de soleils?» et parfois certains commentaires déplacés sur sa pilosité qui serait blanche, mais on passera sur ça. Puisqu'il n'en avait posé aucune, elle serait un peu conciliante à son égard.

- Amusant, je crois avoir croisé davantage de gens blancs que de personnes se parlant à soi-même. Enfin, ça dépend des coins où l’on se tient, j’imagine.

La jeune femme eut un léger rire, comprenant propre sa blague et n’aillant nul besoin que l’homme la comprenne également. Elle se complaisait bien avec son humour décalé et empreint d'inside avec elle-même.

- Je viens seulement chercher nourriture, une douche et un coin pour dormir, moi et Plumeau quitterons demain. Ou après-demain. Ou la semaine prochaine. Notre agenda est très flexible.

Flexible et d’ailleurs très vide. Elle n’avait pas beaucoup d’idées sur l’endroit où elle se dirigeait par la suite, et cette petite maison était parfaite pour être envahie encore un moment, au minimum le temps de réorganiser son horaire en tenant désormais compte du facteur animal de compagnie. Elle pourrait sans doute lui acheter un collier, une petite laisse, et lui apprendre à suivre. Quoi que le chat semblait déjà suivre par lui-même… Et qu’elle était serré niveau argent.

-Et sinon, à part être un homme qui se parle à lui-même et qui a un chez-soi très ordinaire, elle s'empêcha de ne pas dire moche, tu es qui et tu fais quoi?

À part ne pas emporter à manger, paresseux? Elle l'invita même à s'assoir tout près, comme si elle avait quelconque droit d'inviter un homme qui est chez lui. Cependant, en prenant bien ses aises, il sera peut-être moins enclin à la jeter dehors à grands coups de pieds. O davantage. Hm, elle devrait peut-être faire attention, mais certaines mauvaises manies ont tendances à revenir dans les pires moments.

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Aïtor Zuri
Message    Jeu 14 Jan - 2:19

Aïtor ne savait que penser, la présence de la jeune femme le perturbait, ce n’était pas seulement son apparence qui le mettait mal à l’aise, mais également attitude. Il avait vu pourtant vu des choses bien pire dans sa vie, elle n’était pas repoussante, bien au contraire elle lui semblait même agréable à regarder malgré sa différence qui à y repenser l’intriguait plus qu’il ne voulait se l’avouer. Elle possédait ce petit quelque chose qui la rendait différente et l’attirait. La banalité le rebutait, et on peut dire que cette albinos n’avait rien d’ordinaire. Il ressentait donc une sorte d’attirance pour elle du fait de ça particularité sans qu’il ne puisse se l’expliquer. Son comportement paraissait également en parfait décalage avec celui d’un individu s’introduisant chez les gens sans en avoir demandé la permission. Elle se permit même de blaguer sur sa tendance à parler à haute voix. Il est vrai qu’il ne s’agissait pas d’un phénomène habituel dans la société et que la blancheur de peau était plus commune, même s’il doutait qu’il existe énormément d’individus atteignant un état de blancheur pouvant les classifier en tant qu’albinos. En revanche, elle marqua en point qu’en tant qu’hôte il manquait à tous ses devoirs en ne lui ayant rien proposé à manger.
 
- Je m’excuse de ne pas vous avoir offert quelque chose à manger avant, mais il faut dire que je ne m’attendais pas à de la visite se soir et que votre présence m’a quelque peu pris au dépourvu.
 
L’inconnue dont il ne connaissait toujours pas le nom lui apprit qu’elle était venue chez lui pour trouver un endroit où dormir, se doucher et un peu de nourriture. La chose lui paraissait assez surprenante pour retenir son attention. Pourquoi chez lui en particulier ? Etait-ce un choix délibéré ou une action totalement fortuite ? Il nota également qu’elle ne transportait aucun bagage sur elle et ne portait que des vêtements légers et non adaptés pour la saison. Elle était surement partie précipitamment de chez elle et cherchait peut-être même à fuir quelque chose. Pourtant, il ne pouvait lire aucun sentiment de peur sur son visage, elle paraissait sereine et légèrement fatiguée. Il ne ressentait également aucune menace ou danger se dégageant d’elle. Elle demeurait en cet instant précis une véritable énigme pour lui, qui était-elle et que cherchait-elle vraiment ? Quel pouvait être son véritable but ? Il balaya rapidement ses questions de son esprit pour continuer la discussion sur l’essentiel, lui proposer un repas, car lui non plus n’avait pas mangé et il commençait doucement, mais surement à avoir faim.
 
- Je n’ai malheureusement pas grand-chose à vous proposer, mais je vais bien trouver quelque chose ne vous en faites pas.
 
Il voulut lui poser des questions sur son identité, mais elle le devança en s’asseyant dans son canapé et même en se payant le luxe  de l’inviter à s’installer près d’elle, il se faisait inviter à s’asseoir chez lui, c’était un véritable comble. Il n’avait pas de véritable raison de refuser son offre et accepta sa proposition, même s’il n’apprécia guère la description en tant que banale  de son intérieur. Il nota la petite pique, mais ne la releva pas. Il était vrai qu’il ne s’était jamais attardé sur sa décoration intérieure et qu’en soi elle pouvait aisément être décrite comme très quelconque. Il s’était contenté d’installer le minimum syndical et cela lui convenait parfaitement.
 
Aïtor réfléchit un instant à ce qu’il allait lui répondre, ne voyant aucune raison de lui cacher la vérité il déclina son identité.
 
- Je me nomme Aïtor Zuri, historien spécialisé dans la Grèce antique à la faculté de Paris IV Sorbonne et écrivain pour diverses revues littéraires et culturelles.  Il prit  une pause et se souvient qu’il ne connaissait toujours pas le nom de la jeune femme assise à ses côtés et lui retourna donc la question. Et vous, jeune demoiselle à part vous inviter chez les gens, quel est votre prénom ? Il lui répondit avec le même humour qu’elle venait d’utiliser pour poser sa question et il ne put s’empêcher d’y associer une remarque sur sa propre attitude, tout comme elle venait de procéder en lui posant la même question.
 
Il n’avait pas prévu d’héberger qui que ce soit chez lui, d’ailleurs, les visiteurs se faisaient rares et ne se bousculaient pas au portillon. Mais un chat et une jeune ne devraient surement pas entraver son travail. Il était également curieux d’apprendre qui elle était vraiment, et puis une présence féminine, même temporaire le changerait un peu, en y repensant. Il se demandait même quand il avait reçu une femme chez lui pour la dernière fois, il n’arrivait pas à s’en souvenir. À vrai dire, il ne savait même pas à quand remontait la dernière fois où il avait invité quelqu’un dans son appartement.
 
Aîtor était quelqu’un de solitaire et c’était peu de le dire et sa tendance à parler à son alter ego divin n’arrangeait rien à sa situation et suffisait également souvent à faire fuir les rares audacieux tentant de temps à autres de l’approcher, mais bizarrement, cette jeune femme, contrairement à toutes les personnes qu’il avait pu rencontrer auparavant était pourtant restée. Elle n’avait pas pris peur, bien au contraire, elle avait pris ses aises et s’était installée chez lui comme s’il s’agissait de sa propre habitation. Sans ressentir la moindre gêne. Il n’arrivait pas à comprendre comment cela puisse être possible. Il s’agissait donc forcément de quelqu’un de spécial, sans qu’il puisse déterminer précisément en quoi elle était spéciale. Bien sûr, sa constitution en tant qu’albinos la rendait particulière, mais il ne parlait pas de caractéristique physique, mais bien d’autre chose qu’il ne pouvait définir. Si elle restait chez lui, il était certain d’arriver à le découvrir. Il fallait donc qu’elle reste, au moins le temps qu’il découvre ce qu’elle cachait. Il prit donc sur air le plus avenant et ajouta quelques mots avant qu’elle ne puisse formuler une réponse à sa question précédente.
 
- Mon horaire est également assez flexible en ce moment, et je ne vois pas d’inconvénient à ce que vous restiez ici quelque temps. Il serait de plus ingrat de ma part de vous mettre à la porte avec le froid qu’il fait dehors, surtout au vu de la tenue que vous portez en ce moment, vous risqueriez d’attraper froid. Je ne voudrais pas en être responsable, ce ne serait pas très gentleman de ma part, tout en prononçant ces paroles il jeta un regard sur ses vêtements en se demandant depuis combien de temps elle se trouvait à la rue, mais surtout comment elle avait survécu ainsi habillée. C’était un nouveau mystère dont il n’avait pas non plus la réponse.
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