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 L'Agence - Désert du Névada

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Solo
MESSAGES : 7
Asel
Message    Dim 7 Juil - 21:27



♫ Musique d'ambiance ♫



Désert du Névada
L'Agence





Je suis seul...
Recroquevillé dans une cellule beaucoup trop petite pour moi, je ne peux même pas étendre mes bras sans heurter les murs capitonnés de mon obscure cellule. Il fait tellement sombre que même mes yeux ne peuvent percer cette noirceur si ce n’est pour à peine distinguer la forme de mes mains.. Je ne me souvient pas comment je suis arriver là et surtout, je ne sait pas comment en sortir.
En quelques secondes, cette pensée s’impose a moi. Je deviens de plus en plus sourd a toutes autres pensées et je n’entend plus que le son de mon cœur qui tambourine au creux de mes tympans. Malgré tout mes efforts, je suis en train de paniquer, de me contorsionner, j’essaye frénétiquement de repousser les murs, tout en ayant conscience de la futilité de mes tentatives. J'ai beau essayer de crier de toute mes forces, aucun son ne semble pouvoir sortir de ma cage thoracique. J’ai l’impression d’étouffer dans ce cercueil de béton.. Un cercueil dont personne n’ouvrira jamais le couvercle. Je cède alors au désespoir le plus complet et essaye de toutes mes forces de repousser ces murs...


Je me réveil, dans ma chambre. Je suis sur mon lit, je me rend compte rapidement que ce n'était qu'un rêve et que c’est le spasme de ma jambe qui m’a sortie du sommeil.. J'en suis bien content, c’était un de mes pires cauchemars, et il était temps qu'il s'arrête.
Même debout et lumière allumé, le simple fait de repenser a ce rêve me donne encore des frisson dans tout le corps..

"Cette saleté de rêve m’as même fatigué, j’ai les jambes en coton..
Je repousse le peu de couverture qui restait encore sur mes jambes, et m’assoie au bord du lit
Bon allez, faut que je me dégourdisse les jambes et que je pense à autre chose"

En me levant, je regarde l’horloge digitale intégré au mur de ma chambre, il est 6h28 et ma journée commence..Déjà. En marchant dans ma chambre après ce cauchemars, je réalise l’ironie de la situation, le fait est que je trouve cette pièce et tout ce qu'il s'y trouve rassurante.. C'est une chose que je n’aurais jamais pu imaginé il y a 15 ans.
C’est pourtant pas grand chose, une pièce rectangulaire uniformément blanche, une douche, un lit, une armoire on sont rangés mes tenues -toutes identiques-, un bureau avec quelques livres que j’ai réussis a obtenir au fur et a mesure de mon séjours ici et enfin la télé !

Ben a demandé aux gardes qu’on m’autorise plus régulièrement a la regarder (dans les limites du couvre-feu évidemment) en leur disant :
Asel a besoin de ça pour maintenir une relation stable avec la réalité et ses repères du monde extérieur. Et ainsi prévenir des troubles du mentaux pouvant allez jusqu’a un comportement psychotique et délirant. Alors si vous avez envie d'allez la voir pour lui dire qu'on a perdu un de nos sujet a cause de ça, libre a vous !
Ainsi, depuis plusieurs année j’ai pu voir un peu du monde extérieur, du moins ce qu’il en reste après que l’agence ai censuré la moitié des programmes, surtout l’actualité. Pour résumer, tout ce que j’ai pu voir depuis que je suis ici c’est grâce a Ben. C’est la seule personnes que j’apprécie vraiment ici et une des rares a qui je pense pouvoir vraiment faire confiance. Il a rendu ma vie ici plus agréable, en me fournissant la télé, ou des livres, et en de rares occasion quelques bribes de discussions.
Mais Ben c'est aussi et surtout un scientifiques aux cheveux grisonnants, et aux rides marqués qui s’occupe de mon suivi, en tant que référent il est présent a tout mes examens, tests et entraînements depuis que je suis arrivé a l’agence.
Et ce jour-ci ne fera pas exception. Pourtant comme chaque matins je croise les doigts pour que Ben soit le seul responsable à assister aux tests d'aujourd'hui. Les jours où on impose la présence d’autres scientifiques sont toujours pénibles, voir douloureux. Car ceux-la sont loin de me ménager, bien au contraire.. *A croire que Ben est le seul a avoir un minimum de respect pour ses “sujets”.*

*Enfin bon, je dois arrêter de penser et commencer a me préparer.. J’ai encore un peu de temps avant l’entraînement mais je préfère être en avance.*
Après avoir pris une douche bouillante pendant quelques minutes, je me prépare rapidement, j’enfile l’uniforme blanc auquel je suis habituer. Et comme a chaque fois que je m’apprête a sortir, je touche machinalement les deux bracelets en métal polis que je porte a chacun de mes poignets. Ces deux-là me suivent ou que j’aille et, comme cette pièce, ils font partie de moi désormais.

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X-Men
MESSAGES : 132
Ryo Suzuka
Message    Lun 8 Juil - 15:40


♫ Musique d'ambiance ♫
Mad World by Gary Jules on Grooveshark


Désert du Névada
Complexe de Détention Delta 9 – 6 mois plus tard
09 h 10


Haletant, le corps en sueur, je n'avais qu'une faible perception du monde qui m'entourait tant mes sens se trouvaient encore piégés par la chute brutale d'adrénaline. Je pouvais sentir les muscles de mes cuisses trembler à mesure que mon cortex cérébral leur imposait de maintenir la posture. En appui contre un imposant mur vitré, dont le revêtement sans teint renvoyait le reflet d'un visage qui m'était presque inconnu,  je tentais de reprendre mon souffle. * Inspire lentement par le nez … expire par la bouche … Voilà … comme ça … c'est parfait mon amour … * L'écho de la voix de Sam se faisait de plus en plus lointain à mesure que le temps passait, et pourtant, à chaque fois, il parvenait à me ramener, m'offrant l'illusion que mon cœur pouvait encore battre pour quelqu'un.

* T'as vraiment une sale gueule mon vieux* L'image de mon propre reflet n'était pas belle à voir. Mon crane luisait à la lumière des puissants projecteurs qui illuminaient la pièce. Ici et là, des écorchures barraient mon cuir chevelu … plus bas, de larges hématomes étaient visibles de part et d'autre de mon torse dénudé. Nul doute qu'aujourd'hui encore mon chemin croiserait celui de Mégane. Il était évident que la jeune infirmière serait ravie de me voir. Elle essaierait une fois encore de me faire sourire, évoquant des épisodes de sa vie personnelle pour épicer nos discussions. Ses mains effleureront mon corps meurtri, réveillant en moi des pulsions malsaines. Nos deux corps s’étreindront dans un ébat fougueux - mais sans amour - puis nous nous sépareront sans un mot avant de reprendre le cours de nos vies.

Un léger rictus étira mes lèvres. La captivité avait eu ça de bon. En arrivant ici, je n'étais qu'un petit animal fragile, écorché par la perte d'êtres chers. Aujourd'hui, je n'étais que la part d'ombre d'Allan Spark – vestige primitif d'un pur produit de la civilisation moderne – animé par des besoins animals et des pulsions sauvages.

«  - Briiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing ! »

Le signal sonore brisa le silence ambiant. Plusieurs minutes s'étaient écoulées et je commençais à me sentir mieux. Basculant la tête en arrière, je fermai les yeux un dernière fois, captant les rayons factices des projecteurs UV.  * Depuis combien de temps n'ai-je pas senti les rayons du soleil sur ma peau ? * J'avais perdu la notion du temps durant mes premières semaines de captivité. Depuis, je survivais au jour le jour, ayant tiré définitivement un trait sur toute notion de calendrier.

La paroi du mur opposée s'ouvrit dans un puissant chuintement pneumatique. Je détachai mes deux mains du contact rassurant de la paroi avant de me retourner. Le sol collait à mes pieds nus et chacun de mes pas s'accompagnait d'un bruit de sussions désagréable. Je fis quelques pas en direction de la sortie puis me stoppa net à mi-chemin. Je connaissais les protocoles et je n'avais pas envie de me retrouver au trou – pas aujourd'hui en tout cas – Levant les bras en l'air en signe de soumission, j'attendis que deux hommes armés et cagoulés pénètrent dans la salle. Je pouvais sentir leur peur et j'échappai un bref ricanement lorsque l'un d'eux eu un haut le cœur et manqua de vomir dans sa cagoule.

«  - Qu'est ce qui t'fait rire Spark ? Hein ? Dis moi ? » Il était clair que ces mercenaires n'attendaient que ça … un bonne raison de me passer à tabac. Éventualité qui, bien qu'attrayante, ne convenait pas à un jour comme aujourd'hui. Acceptant le rapport de force totalement déséquilibré, je ravalai ma fierté avant de m'adresser à celui des deux qui venait de me parler. «  - Non officier. Je m'inquiétais simplement de la santé de votre partenaire. Il me semble un peu indisposé. Désolé de m'être mal fait comprendre. »
«  - T'es un putain de monstre Spark, tu le sais ça ? Y a qu'un monstre pour faire des trucs comme ça ... »
Cette fois ci c'était le second qui venait de parler. Il avait toujours ce poing fermé tenu contre sa bouche – comme pour le rassurer.
*Un monstre … oui … c'est ce que je suis … c'est pour ça que ma petite fille a été sauvagement assassinée … c'est pour ça que ma femme n'a pu compter sur moi dans les derniers instants de sa vie … Ohh oui … je suis un putain de monstre … et tu n'as pas idée de combien ? … *

Quelques pas de plus et bientôt je franchirais le sas.

Je détournai pourtant ma progression vers la sortie pour un dernier détails. Posant un genou au sol, je dégrafai délicatement les derniers boutons d'une chemise imbibée d'un liquide cramoisi. Me concentrant sur ma main, cinq griffes jaillirent, me déchirant les phalanges dans un craquement sinistre. Mon geste fut précis, presque chirurgical. Ma main plongea dans son torse, fouillant dans les viscères, écartant les organes nobles encore chauds de la vie qui s'écoulait en eux. Les muscles de mon bras se bandèrent lorsque, dans un bruit de bois brisé, j’arrachai la plus grosse des côtes pour la retirer du cadavre de son propriétaire. Il n'en fut pas plus à l'autre mercenaire pour qu'il ne dégueule dans un coin les restes de son petit déjeuner.

«  - Merde … t'es vraiment dégueu Spark ... » La voix de l'officier raisonnait encore lorsque je quittais la salle d'entrainement pour rejoindre ma cellule. Toujours sous escorte, je croisai le docteur Zimmerman qui sortait de la salle de contrôle et dont le sourire trahissait sa satisfaction. Son accent à consonance allemande le rendait totalement antipathique.
« - Mag – gnifique … fou étiez tout simplement mag – gnifique Herr Spark. 12 minutes pour vaincre un Titan … Continuez comme ça et fous et moi aurons de cholies projets pour l'afenir. » Je voulais couper court à la conversation. Je n'avais qu'une seule envie … me laver de tout ce sang et la revoir. Elle avait du encore changer depuis le mois dernier.
«  - Qu'en est t'il de votre promesse Professeur ? »
«  - Ma promèsse ? Quelle promèsse ? Ach ya … la promenade avec les autres détenus. Ya ya ya ya … et bien je pense que fous l'afez mérité Herr Spark. »
 Une vague de soulagement balaya toute fatigue. «  - Ach mais afant … comment ça se passe avec fotre noufeau inhibiteur cardiaque ? Pas de rechet ? Je pense que cela doit être moins douloureux que le collier hypodermique. »
«  - Ça … ça se passe. Vous gardez le contrôle sur la bête. »
«  - Ya ya ya … tout à fait Herr Spark et ne l'oubliez pas … Je suis celui qui garde le contrôle. Ya ya ya … Allez, GARDE ! Emmenez le dans ces quartiers puis assurez fous qu'il monte en promenade afec les autres détenus. »


Plus tard, alors que l'ascenseur me conduisait vers les étages supérieurs, je me surpris à sourire à l'idée de la retrouver. Me passant la main sur mon crâne, je me demandai si elle allait aimer ma nouvelle coupe. * Kennedy ...*
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Solo
MESSAGES : 34
Léo Ornwell
Message    Lun 8 Juil - 20:04



♫ Musique d'ambiance ♫



Desert du Nevada
Complexe





Epanchant d’un geste sec la sueur qui coulait sur son front, le jeune homme se reconcentra sur son exercice. A combien en était-il déjà ? Ah oui, deux cent trente-cinq.  Il reprit ainsi sa longue série de traction, le souffle court.
L’homme qu’était devenu Léo depuis ces six derniers mois n’avait rien à voir avec son homologue du passé. Son corps, jadis faible, avait été remplacé par un enchevêtrement de muscles saillants, fruit des longues heures d’entrainement que le jeune homme c’était imposé. Pour survivre ici, il n’avait pas eut le choix. Entre les multiples séances «  d’entrainement » ou ces maudits scientifiques inventait des tests toujours plus dangereux et épuisant pour tester leurs capacités, et les brimades régulières des gardes, les conditions de vie dans le secteur 4 étaient des plus difficiles. A côté, la prison de Metropolis ressemblait à un centre de vacance.  Mais tout ceci aurait été supportable si il n’y avait pas eut cette « spécificité » infligé aux détenus du secteur 4 …
Comme en réponse à ces pensées, une sonnerie stridente retentit trois fois à l’oreille du jeune homme. C’était l’heure… Dans un souffle, il lâcha sa barre d’exercice et se réceptionna souplement sur le sol bétonné. Attrapant sa serviette, il s’essuya rapidement, puis la jeta négligemment sur son lit  avant de se diriger vers la porte de sa cellule. Il se souvint de la première fois qu'il avait fait cette route , six mois plus tôt.
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Péniblement, Léo ouvrit les yeux. Il ne put discerner qu’une lumière blafarde  qui lui vrillait son système nerveux. Le jeune homme était mal en point, et cet afflue lumineux si soudain lui déchira la tête. Il avait l’impression qu’un martelier fou s’amusait à battre son cerveau à un rythme effréné. Il réussi, au prix d’un effort surhumain, à s’assoir.
Après quelques secondes, son champ de vision s’éclaircit, diminuant ainsi la tension dans son crâne.
Le jeune homme se trouvait sur une couchette dans une petite pièce qui ressemblait à un dortoir de prison. Cinq autres couchettes semblables à la sienne et un lavabo complétaient le matériel spartiate de la pièce, le tout éclairait par un néon suspendu au plafond. En baissant la tête, il s’aperçut qu’il avait été déshabillé et porter désormais une tenue d’un bleu délavé. Une  étiquette était  placardée sur sa poitrine, l’encre noire ressortant sur le blanc du papier. Numéro 95504.
- Bienvenue en enfer mon garçon retentit une voix grave au dessus de lui.
Léo bondit hors de son lit, tel un chat à qui on aurait lancé un verre d’eau glacé. Mais à peine debout, la terre sous ses pieds se mit à tourner à toute vitesse. Léo bascula en avant, et ne dut son salut qu’en s’agrippant au lavabo. Ce petit exercice fut de trop pour son pauvre estomac, et Léo vomit tripe et boyaux.
- Tu as de la chance. Leurs drogues n’a pas l’air de t’affecter plus que sa. Molly à passée trois jours inconsciente, et le même temps à se vider.   continua le mystérieux interlocuteur d’une voix calme.
Son estomac finissant enfin par se calmer, Léo réussit à ouvrir le robinet pour boire abondamment. L’eau fraiche dans sa gorge irritée lui fit le plus grand bien, et bien qu’haletant, Léo réussit à articuler :
- Mais bordel… qui êtes vous ? Ou on est ?
D’une voix toujours aussi calme, l’autre répondit :
- Ca ne se voit pas ? On est à Disney, et je suis Mickey. J’espère que tu as apprécié ton tour de Space Montain , car les autres attractions sont nettement moins amusantes.

Le peu de patience que gardait encore Léo s’évanouit à ce moment la. Il se retourna, découvrant un homme d’une cinquantaine d’année qui se tenait allongé sur sa couchette, plongé dans la lecture du livre qu’il tenait négligemment en main. Le jeune homme attrapa l’homme par le col de sa tenue et l’extirpa de son lit avant de le plaquer violemment contre le mur. Totalement chauve, le visage buriné par le temps, son regard couleur d’acier n’en était pas moins acéré.
- J’ai passé une très mauvaise journée, donc je te conseil de me répondre. Ou on est ? Qui est tu ? Qu’est ce qui nous veulent ? déclara Léo d’une voix dangereusement basse.

Pour toute réponse, l’homme lui sourit. Léo ne comprit pas comment ce dernier pouvait lui sourire dans une telle situation. Il leva son point pour se déchainer toute sa frustration sur le malheureux, quand il remarqua qu’il n’arrivait plus à respirer. Rien à faire, il n’arrivait plus à expirer l’air dans ses poumons. Dans un regard d’incompréhension à son interlocuteur qui souriait toujours, Léo tomba au sol en se convulsant.

- Ah la jeunesse … Vous ne supportez aucune frustration. Toujours à frapper avant, réfléchir ensuite. Sauf qu’ici l’impulsivité ici ne te servira qu’à une chose : te faire tuer.
déclara t-il en enjambant le corps de Léo qui frétillait au sol pour ramasser nonchalamment son livre. Puis il s’accroupit au côté du jeune homme, continuant comme si de rien n’était :
- Alors, on a du mal à respirer ? Pourtant ce n’est pas compliqué, il suffit d’inspirer puis d’expirer. Enfin, c’est simple quand quelqu’un ne bloque pas l’air dans tes poumons.

L’homme s’assit sur la couchette de Léo. La pression dans la poitrine reflua instantanément, et Léo put de nouveau retrouver son souffle en toussotant.
- Tu vois que respirer un bon coup fait passer toutes les envies de violences. Tu as encore des envies de me frapper ? demanda nonchalamment l’homme.
- Je crois… urgh urgh … que sa ira. Comment avez-vous réussi à faire sa ? demanda Léo en tentant de calmer son corps choquer par cette expérience.
L’homme ne répondit pas tout de suite, jaugeant le nouveau venu du regard :
- Tu cherches trop à comprendre ce qu’il ce passe gamin. C’est un grave défaut. Viens , allons faire un tour.

Léo emboita le pas à son mystérieux compagnon, interloqué. Après avoir traversé un sombre corridor de pierre, les deux hommes débouchèrent dans une large pièce. Celle-ci devait faire a peu de chose prés la superficie d’un terrain de foot, soit environ 11 yard au bas mot. Sur tout son pourtour, tout un réseau de passerelles métallique couraient contre les murs, permettant d’accéder à des portes blindés telles que celles que le duo venait de franchir. Le centre de la pièce avait été emménagé en deux parties : la moitié de la pièce était de longue table qui devait servir pour manger, d’un réfectoire, d’une infirmerie, … bref, de tout le nécessaire vitale pour vivre.  

- Bienvenue dans le secteur 4 mon garçon. Notre cercle personnel de l’enfer.

Alors que Léo contemplait le tableau tout en nuance de gris à ses pieds , il fut intrigué par l’autre partie de la pièce. Séparé par un grillage métallique auxquelles on accéder par une petite porte en  son centre, il se tenait ce qui semblait être une arène. Des gradins était installés de par et d’autres d’un cercle de sable crasseux, ou des traces de sang étaient encore visible.
- C’est quoi sa la bas ? demanda Leo.
A la mention de la pièce,  toute ironie quitta le visage du mystérieux personnage.
- Sa mon gars , c’est la matérialisation du vice du nos hôtes. Nous autres, les élémentaires comme ils aiment nous appeler, ils ne peuvent nous contrôler totalement grâce au gadget que tu as autours du cou. Après tout, que peut bien faire un sédatif contre des gens dont le corps physique peut se consumer ? Donc ils ont mis en place un système de contrôle à leur manière,  en nous opposant dans des combats. C’est ingénieux, sa empêche le sentiment les détenus de trop se lier entre eux, tout  en leurs permettant d’éliminer les éléments les plus gênants. Et puis, sa les amusent. Ils prennent des paris, misant sur nous comme toi tu miseras sur une équipe de foot. Parfois ils font combattre des détenus d’autres secteurs , mais c’est rare , et dans ses cas la sa ressemble plus à une exécution déguisée.  
Léo acquiesça d’un hochement de tête.
- Quel sont les règles ?
- Deux combats ou tous les coups sont permis.Par tout les coups , j’entends que les colliers sont désactivé momentanément. Pour les combattants , leurs nombre varie selon l’humeur des maitre de lice. Mais le pire, c’est que les gardiens ont alors droit de vie ou de mort sur le perdant. Et je te laisse deviner qui doit procéder à l’exécution…
Une sirène retentit soudain, trois coups stridents qui déchirèrent le brouhaha de la pièce. Léo remarqua à quel point le visage de tout les détenus avaient soudain perdu leurs couleurs, lançant des regards apeurés devant le monstre glacé que représenté l’arène.  
- C’est l’heure, suis-moi , déclara sombrement le nouveau guide de Léo en prenant le fatal chemin vers sa destinée.

Un garde en uniforme les attendait à la porte, une feuille à la main. Le corps sec , le visage émacié et une moustache en croc , il semblait se régaler de la peur qui émanait de la foule des détenus de manière malsaine.
- Premier combat : Oliver Brody contre Léa Brown. Deuxième combat: Francis Leblanc contre Léo Ornwell.

Léo nota que la foule était désormais sujette à des émotions tout à fait contradictoires : soupir de soulagement pour la plupart, crispation pour d’autres et résignation pour les appelés.
- Et merde jura l’acolyte de Léo, mon gars, t’a pas de chance. Tu tombes contre le français dé ton premier jour. Et c’est dommage, parce que je commençais à t’apprécier .

Léo ne put avoir le loisir de se poser plus de question, les protagonistes entrant déjà en lice.  L’homme répondant au nom de Oliver Brody était sensiblement du même âge que Léo , un jeune homme bâtis d’un bloc  à la démarche assuré typique des militaires. Quand à Léa Brown , Léo se demanda si c’était une mauvaise blague. Ce n’était guère plus qu’une fillette de onze ans , à la tignasse rousse et à la moue malicieuse.
- Ils ne vont quand même pas faire combattre ces deux la ?! s’exclama le jeune homme , ulcéré. ce n’est qu’une gamine, elle n’a aucune chance !
- Ce n’est pas vraiment pour elle que je m’en fait … lui répondit énigmatiquement son compagnon.
Léo eut un regard interrogateur, mais un gong résonna, et il se concentra sur la scène qui se déroulait de l’autre côté du grillage.

Le combat ne dura en effet que peu de temps. Et fut difficile à soutenir. Le militaire, sur de sa supériorité, se rua sur la jeune fille. Il ne prit même pas la peine d’utiliser ses pouvoirs, certain de pouvoir mater une si frêle créature.
Ce fut sa dernière erreur. Car quand l’homme fut sur le point de toucher la fillette, son corps s’embrasa dans un déluge de flammes bleutées. Le pauvre bougre s’écroula au sol à moins d’un mètre de la fillette dans un hurlement horrifique. Il tenta tant bien que mal de se rouler au sol pour éteindre le feu, mais rien n’y fit, le feu le consumait toujours. L’odeur de chair brulé fit sourire les gardes et vomir certains détenus.
Puis tout fut fini. Il ne resta du dénommé Oliver Brody qu’un tas de cendre au milieu du sable vitrifié sous l’effet de la chaleur.

- Ce devait être un nouveau pour pouvoir espérer s’en prendre à cette petite peste aussi facilement… déclara dans un murmure une femme à la droite de Léo.

Les gardes échangèrent de grosses liasses de billet, tandis que la fillette revint se placer parmi ses pairs, son sourire malicieux devenus carnassier.
Le garde qui faisait office d’intermédiaire déclara que le second match pouvait commencer, et que les participants devaient avancer.
- Bon courage mon gars , tu va en avoir besoin  furent les seuls paroles d’encouragement que reçu le jeune homme. Léo ne comprit le sens de ces paroles qu’au moment ou il aperçut son adversaire au centre de l’arène.

Francis Leblanc était ce qu’on appelle communément un colosse. Mesurant dans les deux mètres dix pour un bon cent vingt kilos de muscles, son crane rasé aux traits dur était mangé par une fine barbe d’un noir d’encre. Ses yeux, du même noir abyssal que sa barbe, ne trahissait aucune émotion. Léo eut soudain une boule douloureuse au creux de la gorge.
 
Se plaçant au centre du cercle, la voix rauque du géant lui parvint comme un roulement de tonnerre.
- Désolé petit, ça n’a rien de personnel.
Avant qu’il ne puisse répliquer, le gong retentit derrière lui.

Léo adopta une posture défensive, garde haute, tournant autour du géant. De par son histoire tourmenté dans le domaine du crime, il savait ce battre. Mais s’il savait remettre en place des soulards agressifs, jamais il n’avait eut à affronter un monstre de cet envergure. Surtout quand le monstre en question était doté de pouvoirs surnaturels.
Voyant que le jeune homme n’allait pas l’attaquer, Francis poussa un soupir, et se dirigea vers son adversaire en marchant
Alors qu’il allait céder à la peur, un murmure familier lui parvint à l’oreille :
- Ils t’ont brisé. Ils t’ont humilié. Alors lève toi et bas-toi !
Malgré l’urgence de la situation, Léo jeta un regard dans les gradins. Il crut y apercevoir son double , celui qui c’était présenté à lui comme étant sa colère, nonchalamment assis entre deux gardes , son eternel sourire plaqué sur le visage.  
Sans crier gare , le poing du géant s’écrasa contre la mâchoire du mafieux , l’envoyant s’écraser au sol à plusieurs mètre de la dans une nuage de poussière.
De petite étoile bariolées dansèrent la guigue devant ses yeux avant que le jeune homme ne réussisse à rassembler ses esprits. Il avait l’impression d’avoir été percuté par un trente-six tonne de pleine face. Il se remit debout tant bien que mal, un peu désorienté. Un autre coup le saisit juste sous le sternum, et une fois encore il alla s’écraser dans le sable.
La lévre fendu, une côte cassé, Léo était en piteux états. Mais il ne ressentait aucune peur. Aucune douleur. Il avait la Haine. La haine contre ce géant qui le brisait sans émotion. Ses soldats qui lui infligeait cette torture. La haine contre son frère pour le meurtre de Penny. Il ne voulait plus subir , mais agir. Faire mal. Aussi mal qu’on lui avait fait.
Et il agit.
    Le colosse lança un nouveau direct du droit, qui n’arriva jamais. Léo s’esquiva sur le coté , puis utilisa un mouvement de ciseau avec ses bras ,  emprisonnant celui de son adversaire . Pivotant sur lui-même, il entraina Francis dans une chute qu’il ne pouvait éviter, du moins si il tenait à l’articulation de son bras. Le géant s’écroula dans le sable dans un fracas de tonnerre qui résonna longtemps. Prenant son adversaire pour sonner , Léo bondit sur son corps pour l’immobiliser . Cela aurait fonctionné avec n’importe quel autre combattant , mais pas avec le géant qui balança son point serré dans les abbdominos du jeune mafieux, profitant de son allonge. Le jeune homme fut propulsé en arrière avant de retombé lourdement sur le sol , le souffle coupé . Il n’eut pas le temps de se relever avant que Francis ne le coince dans ses bras , le serrant dans son étreinte afin de l’étouffer . Léo sentait ses os craquer sous la force du géant.
Sa colére grandit encore, réveillant les forces enfouis en lui. Le regard du jeune homme se nimba de lumière, surprenant son adversaire. Léo assena un cou de boule magistral dans le nez de Francis , qui surpris par la douleur le lâcha vivement pour porter machinalement ses main à son nez ensanglanté . Léo prit alors l’élan nécessaire et lança son poing droit dans le foie du géant.
Francis eut beau utiliser son pouvoir sur la pierre pour faire surgir une plaque de protection pour encaisser le choc, cela ne servit à rien. La force du coup fut tel que la pierre le ralentit à peine. Ce fut au tour du géant de s’envoler dans les airs , traversant tout la dimension de l’arène sans toucher sol , avant de s’encastrer dans le béton qui jouxtait les gradins.
Au travers du voile de la douleur, Francis se demanda quel était ce démon qui habitait le corps de son adversaire. Il n’avait jamais perdu un duel. Jamais ! Et la , le gringalet qu’il avait maltraiter l’avait littéralement broyer. Sans sa protection, il savait qu’il serait mort, le foie éclaté.  Utilisant le peu de souffle qu’il avait encore, il déclara le plus fort qu’il put :
- J’abandonne !

Un brouhaha d’indignation s’éleva chez les spectateurs. La voix des gardes s’éleva alors , scandant  à l’unisson :
- A mort ! A mort ! A mort !

Francis vit alors le démon aux yeux de lumière traverser l’aréne en l’espace d’un battement de cœur, se matérialisant au dessus de lui. L’ancien professeur d’histoire sut qu’il avait devant lui l’incarnation de sa propre mort.
Mais pas un instant, il ne détourna le regard. Il sursauta à peine quand la main du démon transperça sa chair pour se saisir de son cœur, ni quand ce dernier le broya entre ses doigt.

La foule des détenues retint son souffle alors que le corps du géant bascula au pied du nouveau venu dans un bruit sourd, tandis que les gardes les plus aventureux s’eclamait de joie devant le bénéfice qu’allait représenter ce combat. Mais tous réprimèrent le même frisson d’angoisse quand le démon les balaya de son regard incandescent. Ils surent alors que ce nouveau ferait couler encore beaucoup de sang avant que tout ceci ne soit finis.

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Avengers
MESSAGES : 259
Kelly Rogers
Message    Mar 9 Juil - 19:38




Désert du Névada
Complexe secret de l'Agence – 6 mois plus tôt
13 h 10



J'entend des voix. Loin. Très loin. Elles ne sont pas familière, ni même rassurante. Elle se rapprochent. Puis je jaillit de la surface, reprenant conscience de mon environnement, et la peur m'envahit. Malgré le brouillard de ma conscience naissante, j'arrive à faire les déductions élémentaire. Je suis allongée sur un fauteuil de dentiste, attachée très serré... donc toujours prisonnière. L'air sent l’hôpital avec son goût aseptisé, et l'espace me parait plutôt grand. Deux présences se sont tû et me fixe sans gène. Ma vision se précise. Le médecin en blouse blanche est un femme d'âge mûre, dans les soixante ans, dont les émotions ne laisse rien paraître. L'homme à ses cotés est habillé en civile décontracté, quarante ans bien tassé, plutôt bel homme, et dont le sourire illumine le visage... un sourire faux. Et sans perdre de temps, il se lance dans les présentations.

"Bienvenue mademoiselle Summers. Hier fut une journée hautement tragique pour vous, et sachez que mes pensées les plus sincère vous accompagne. Mon nom est Bill, je serai votre hôte pour les temps à venir." Il marque une pause, le temps de prendre un dossier en main et de poursuivre de manière un peu trop théâtral à mon goût.
"Votre bilan de santé effectué ce matin même n'annonce... disons, aucunes anomalies." Ok, je ne suis pas un monstre. Mais alors qu'est ce que je fout là ?
"Notre informateur à pourtant été très clair, mais il semblerai que vous soyez victime d'une regrettable erreur. Mais nous ne pouvons vous laisser libre après tous ce dont vous avez été témoin. Nous vous gardons vers nous en temps qu'invité, et étant donné que vous ne représentez aucun danger, vous logerez en section 1, avec le personnel technique et médical. Ne nous faites pas regretter cet indulgent privilège. Je suis sûr que vous vous en doutez, ceci est une prison très particulière, pour des pensionnaires très particuliers. Suivez les règles, soyez discrète, et tout se passera pour le mieux. Je vous laisse aux mains du Docteur Shackoiss qui sera votre thérapeute pour les temps à venir. Bon séjour chez nous Mademoiselle Summers."

Quand lui et son sourire hypocrite quitte la pièce, une sensation étrange de pesanteur disparaît. La sexagénaire approche de moi et entreprend de me détacher, tout en redressant le fauteuil électrique. Même libre je n'ose bouger de peur qu'on m'attache de nouveau. Elle s'assit en face de moi, le visage toujours indéchiffrable. Je me lance, j'ai besoin d'en savoir plus.
"Où suis je ? Où sont mes amis ? Est-ce que je pourrai les voir ?" Un léger sourire se dessine sur son visage, mon comportement sans doute hautement prévisible doit bien l'amuser. Néanmoins elle semble jouer franc jeu.
"Vous êtes dans la prison la plus secrète et la plus dangereuse de ce monde. Quand à vos amis, tous deux des spécimens de haute volée, ils doivent être enfermés dans les niveaux les plus profond. Et oui vous pourrez de nouveau les revoir, vous aurez accès à l'espace de promenade des prisonniers... à vos risques et périls bien entendu. Je sais être coopérative Kennedy, alors j'ose espérer que vous le serez également lors de nos futurs séances."
"J"imagine."
"Par contre ma jeune amie, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne c'est que votre pendentif à à été rendu, la mauvaise c'est le décès de votre mère. Elle s'est pendu avant hier dans la nuit... toutes mes condoléances." Je ne sais pas ce qu'il m'arrive, la nouvelle ne me fait rien, comme si mes émotions ce sont retranchés au plus profond de moi pour ne plus avoir à souffrir. Je n'est même pas envie de feindre une quelconque tristesse, cela m'est égale. Ma mère, Cassy, ma vie tranquille, ma moto, ma liberté... j'ai tout perdu. Seul le poids du pendentif autour de mon cou me rappel qu'il y'a quelque part un paternel qui ne semble pas m'avoir oublié.
"Je crois que je vais avoir grand besoin d'une psy si je veux pas devenir folle..."
"Et c'est tout  fait normal. N'importe qui aillant subit que que vous avez du endurer se remettrai en question de la manière la plus brutal qui soit. Mais il ne faut surtout pas lâcher prise. Nous nous verrons deux fois par semaine, mais les séances serons longues. Le reste du temps vous contribuerez au travaux généraux. L'avantage de votre situation c'est le petit studio qui vous sera attribué, et certain ici tuerai pour de tels privilèges. Allez je vous laisse partir, les gardes vont vous faire visiter les lieux, et vous amenerons à votre nouveau "chez vous". Prenez vos marques, nous nous reverrons d'ici deux jours. A bientôt... Kennedy."

Un léger signe de tête entendu pour clore la discussion, et me voilà embarqué par les gros bras hors du complexe médicale. Cette psy, Mme Shackoiss, est non seulement difficile à déchiffré, mais en plus elle dégage quelque chose de gênant... un sentiment bizarre et impossible à définir. Les gardes qui m'escortent ne sont pas hostile, comme si leur façon de me voir avait changé. Je ne sais pas pourquoi, alors qu'on continu de marcher dans les long couloirs fourmillant d'activités, une question sort toute seule de ma bouche.
"Heu... un soldat était en charge de mon cas, echo 12 je crois, est ce que vous savez si il est dans le complexe ?" Les deux gardes u peu surpris par la question hésite un peu, puis ne jugeant pas l'info dangereuse l'un deux me dit ce qu'il sait.
"L'équipe de Gibbs à finalement refusé la mission d'aide au complexe de détention. On en sait pas plus."
Ben la réponse est clair, je ne reverrai plus ce type. Est il possible que son animosité à mon égard est disparut ? J'espère que lui aussi arrivera à se reconstruire.
Soudain quelque chose me sort de mes pensées. La pierre bleue de mon talisman se met à briller d'une douce lueur. Je ne pense pas que les gardes ont vu mes yeux prendre cette même lueur, ni même mon incroyable voyage dans l'espace et le temps. Il est 14h25, cela fait officiellement vingt quatre heures que notre monde à changé dans une onde de terreur... et la vérité s'ouvre à moi.

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Désert du Névada
Complexe de Détention Alpha 1 – 6 mois plus tard
09 h 30




Sentir cette vague de chaleur humide caresser mon corps et toutes ses courbes fait monter crescendo mon excitation. La douche brûlante à souvent cet effet. Je continu de chasser la moindre trace de mousse, mais mes mains s'attardent sur les zone érogène, faisant monter la pression. Puis l'une d'elle glisse lentement au sud, dans les contrée perdues du plaisir, où mes doigts agiles entreprennent une délicate manipulation dont le plaisir empourpre mes joues. Ma main libre tente de se stabiliser contre le mur, mais la faïence humide mène le combat, rendant le plaisir plus difficile et pourtant encore meilleur. Ma gestuelle s’accélère suivis de près par mon rythme cardiaque qui s'affole lui aussi. Soudain cette boule d’énergie émerge de mon bas ventre... s'élève peu à peu... pour enfin exploser dans la moindre partie de mon corps tremblant. Je gémis. Le souffle court je lève la tête en direction du pommeau, continuant de verser sur moi ce plaisir accompagnateur en continu.

Levée depuis les six heure du mat, j'ai ensuite pris le travail au centre de maintenance. Mes connaissances en mécanique permettait de pouvoir me rendre utile, et apprécié. En vérité cela me permet de prendre un maximum d'information sur les réseaux de distributions des énergies, les accès, les personnes munis de passes, et autres subtilité me permettant un jour de m'échapper. Beaucoup pensent que je fait partie des leurs, mais je n'en reste pas moins une prisonnière... tout comme mes amis. Et bientôt nous tenterons une évasion, mais l'heure est encore à la préparation.

J'enfile un jean slim, des talons, et le t-shirt "obligatoire" des membres du personnel, ma seule contrainte vestimentaire vite atténué par ma veste fétiche jaune poussin. Je clipse également mon badge sur ma veste. Je secoue ma tignasse histoire de lui donner la forme je leur veux, puis satisfaite du résultat je sort de mon petit cocon.
"Salut Dom !"
"Hey Kennedy ! La forme ?"
"Ça va. Je file en promenade."
"Comme d'hab. Traine pas trop avec les monstres ma belle, ça va mal finir un jour."
Je conclu le petit échange par un clin d’œil histoire de lui faire comprendre que tout va bien se passer. Et je continu ma route. La jeune fille timide et gentille n'est bien entendu qu'une façade. Depuis que je connaissait la vérité je ne suis évidemment plus la même personne. Ma confiance s'est décuplé et je ne me suis jamais aussi bien senti dans ma peau. Le tout renforcé avec mes nouvelles dispositions physique du à mes origines, même si je suis encore loin de ce je pourrai devenir.

Les portes de l'ascenseur s'ouvre sur le niveau détente, et on a beau être habitué c'est toujours aussi impressionnant. Un espace de la taille d'un terrain de football et d'une hauteur d'une dizaine de mètres. Les hauteurs ornés de milliers de plantes suspendues, le tout accompagné de lumière s'approchant à s'y m'éprendre au soleil, le tout donnant le ton troublant d'une forêt maîtrisée. Niveau installation on trouve plusieurs terrain de sport collectif, des machines de musculation, une piste de course à pied ou encore des bancs et autres petits coins de détente.

C'est d'ailleurs sur un banc qu'il m'attend. Seul, rien d'étonnant quand on sait qu'il viens du secteur 9. Je suis même persuadé que je suis l'une des rare qui ose l'approcher. J'avance vers lui en ignorant les regards qui se pose sur moi. Je fait une petite moue et penche légèrement la tête d'étonnement.
"Coucou Allan ! Mais qu'est ce que t'as fait à tes cheveux ?"


Dernière édition par Kennedy Summers le Mer 10 Juil - 12:17, édité 1 fois
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Elisabeth Carter
Message    Mer 10 Juil - 6:16


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DESERT DU NEVADA
Complexe secret de l'Agence - Secteur 11
Nuit



Elisabeth relève la tête et ses cheveux se collent à son visage. Sa sueur coule abondamment sur ses seins et ses lèvres entre-ouvertes laissent échapper un gémissement. Ses mains agrippées fermement aux draps qui sont prêts à se déchirer tandis que le lit claque contre le mur en béton de la cellule. Un tohu-bohu incessant qui exacerbe les voisins du secteur 11. Six mois que ces bruits polluent leur sommeil chaque nuit ou presque. Les gémissements excitent les hommes et font jalouser les femmes. Six mois qu'Elisabeth entre dans cette transe où, les yeux levés vers le sommier du lit superposé, elle n'est plus elle-même.

En elle un courant chaud se propage et lui rappelle les fleuves qu'elle parcourrait plus jeune en rafting. Les caresses sur son corps ne sont que le rappel permanent du vent chaud en haut de la tour d'observation du désert du Grand Canyon. Les mouvements entre ses jambes : la course effrénée d'un cheval au galop. Elle pense à ces aventures avec sa sœur où elles courraient pendant des heures en forêt. Cette chaleur et cette fatigue lui rappellent ces moments de sport intensif. Se souvenir de tous ces moments la fait sourir. Les cheveux tirés en arrière, elle sourit béatement à sa vision.

C'est fini. Elle peut se reposer. Au creux de son épaule, elle chuchote et il lui répond en souriant. Elle se sent bien, protégée. Cela fait six mois qu'elle a quitté son niz douillet de Reeborn, mais elle ne le regrette pas. Liz n'est plus la petite fille à son papa, elle a changé. Contre son homme elle peut être qui elle veut. Elle a réussi à faire ce qu'elle avait toujours désiré. Il lui rend son amour au centuple, il l'adore, il la cajole. Elle est son soleil, il lui dit toujours. Il n'est jamais fatigué pour elle, il la comble de bonheur. Elle n'a qu'à se laisser guider, car il ne la rend que plus heureuse chaque jour. Elle ne comprend pas ses amis, ils ne l'apprécient pas trop. Ne voient-ils pas qu'elle est au paradis avec lui ?
Elle lui embrasse l'épaule. Il la serre un peu plus contre lui, il lui baise le front. Puis il descend et lui offre un long et passionné baiser. Elle l'aime tant ! Elle lui rend, il en profite pour lui mordiller sa lèvre. Le goût âcre du fer revient. Il descend et de ses mains habiles il la presse et elle apprécie. Ses bras puissants la soulève et la pose sur le dos. Il part à monts et vallées, il s'aventure en forêt inconnue, découvrir le fruit de Lilith. Il est un as. Elisabeth se raidit et ses yeux s'ouvrent à nouveau alors qu'elle gémit fébrilement. Elle est si bien, il la rend si pleine. Alors commence la danse du serpent et de la cigogne. Elle ferme les yeux d'extase...
Puis ce sont des sentiments plus forts encore qui se libèrent. Elle n'ouvre qu'un œil mais déjà elle le voit, son bel apollon, de toute sa splendeur au dessus d'elle. Ses mains sur ses seins, elle est cambrée pour être le plus apte à le recevoir. Il aime ça. Il en veut plus encore. Ses mains robustes s'agrippent à la poitrine de la belle blonde. Il les tient fermement. Elle exulte et leurs regards se croisant, elle murmure dans un souffle : "Laurent...". Il retire sa main de son sein pour lui caresser le visage. Et son autre main vient la gifler. Elle se remet bien malgré elle à le regarder en silence, et satisfait, il laisse apparaître son sourire brillant et intensifie ses vas et viens de tollard. Elle reprend peu à peu du plaisir, et ses gémissements recommencent. Il lui fait tellement du bien, il lui a toujours dit. Il se redresse après l'avoir embrassé, et lui colle une droite franche du poing. Elle crache du sang, et son œil au beurre noir s’obscurcit de nouveau. Elle lâche une larme puis se remet à sourire. "..Merchi..." Il se retire et elle va pour l'arrêter quand elle se sent ballotter. Son visage s'enfonce dans l'oreiller, et à genoux, Liz le sent en elle. Le fracas du lit contre le mur rythme à nouveau sa nuit.

Le soleil artificiel de leur nouvelle demeure se lève, et il quitte le lit, exténué. Elle le plaint. En marchant jusqu'au lavabo vétuste, du sang coule de ses phalanges. Elisabeth ne peut pas se lever pour le soigner, elle en pleure de tristesse. Il est sale par sa faute. Il se lave tranquillement les mains. Un garde passe devant la porte de la cellule, ses clefs font un petit cliquetis que les prisonniers affectionnent particulièrement; l'heure des repas approchent. Le soldat ouvre la grille du haut et regarde à l'intérieur de la cellule. Il salue d'un hochet de tête l'amant de la blonde. L'étalon se masse la main et se l'essuie avec une serviette. Le soldat sourit et lui tend le petit déjeuner grâce à une trappe. A l'intérieur, on lui prend et le garde referme tout, il part faire sa tournée. Le donneur de plaisir s'assoie en face du lit superposé. Il attrape un croissant et le mange goulûment, un grand sourire aux lèvres. Puis il se lève et s'avance vers blondie. Sortant du sac de nourriture une seringue au liquide jaunâtre, il fait pénétrer l'aiguille dans le bras de sa compagne. Le liquide se répand et il jette le reste dans la poubelle. Il lui chuchote tendrement à l'oreille : "Repose toi bien ce soir. A demain chérie."
Et le voila qui quitte la chambre. Sur le lit, une blonde désarticulée, un pantin sale et recouvert du pêché de l'homme. Un sourire aux lèvres, elle susurre : "..Merci..."

Puis la quête journalière de la blonde reprend, depuis six mois la même ritournelle. Elle quitte sa cellule après la sonnerie matinale, va aux douches, s'y assoie, attend que l'eau fasse son effet. Elle se lave, beaucoup, plusieurs fois. Puis elle prend les vêtements jaunes qui font l'apparat de son secteur, et part dans la cours. Elle marche lentement, brisée. Elle marche autour des terrains, seule.


Dernière édition par Elisabeth Carter le Lun 9 Sep - 0:08, édité 2 fois
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X-Men
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Ryo Suzuka
Message    Mer 10 Juil - 9:31






Désert du Névada - Complexe de Détention Delta 9
09H40



«  - Coucou Allan ! Mais qu'est ce que t'as fait à tes cheveux ? » Elle se tenait juste devant moi – petit bout de femme aux yeux pétillants – Sa seule présence suffisait à me faire oublier pendant un temps ma condition de captivité. Je passai une main sur mon crâne en esquissant un léger sourire gêné.
«  - Et bien disons que je commençais à ressembler à Tom Hanks dans Cast Away et que ça me faisait flipper. Tu n'aimes pas ? La scène était incongrue … nous nous trouvions tous les deux au sommet d'un gradin de béton surplombant une aire de promenade où des détenus erraient sans but particulier et nous parlions simplement de ma nouvelle coupe de cheveux. C'est en cela que nos rencontres avec la jeune femme m'étaient si chères. Elle avait cette magie en elle, magie qui nous faisait tout simplement oublier nos maux.Kennedy redonnait espoir dans la vie.

D'un geste vif, elle pivota sur ses talons et s'assit à côté de moi. Je me surprenais à aimer cette proximité, cette douceur. Mes sens sur-développés de prédateur accentuaient cette sensation. Je pouvais percevoir chacune des fragrances de son corps – l'odeur de son gel douche, les pigments de son déodorant, le léger goût épicé de son odeur corporelle – je percevais la moindre goutte de sueur  glisser le long de son cou pour s'engouffrer le long de ses courbes dans le décolleté de son T-shirt ainsi que les battements de son cœur, rythme régulier qui me rappelait que la vie n'était pas si sombre. Son bras frôla le mien et le contraste de nos températures corporelles déclencha chez moi une vague de frisson. Moi qui avoisinait les 41 degrés Celsius au quotidien, j'acceptai cette fraîcheur avec bonheur.

Je ne voulais pas que cet instant s'arrête. Je fixai donc l'horizon sans un mot, appréciant chaque minute, chaque seconde comme étant la dernière. Je la savais qui m'observait en silence. Elle attendait le bon moment, acceptant ma solitude – fardeau d'un pouvoir effrayant.

«  - Ah … »

Reprenant mes esprits, je fouillai dans ma poche pour en ressortir un petit objet aux reflets ivoires. Je la tendais à la jeune femme, gage de mon affection.
«  - Tiens, cadeau ! pour compléter ta collection. Il s'agit de Bastet, déesse bienveillante protectrice de l’humanité, des femmes et des enfants.  » Taillée dans l'os, la sculpture tenait dans la main. Elle serait facilement transportable en toute discrétion jusque dans ses quartiers. Détournant le regard, je plongeai mes yeux dans les siens et lui offrais un sourire las d'une captivité de plus en plus difficile à supporter.
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Avengers
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Kelly Rogers
Message    Mer 10 Juil - 15:51




Désert du Névada
Complexe de Détention Delta 9 – Niveau 5 "Zone Promenade"
09 h 40



Mon regard reste fixé sur le présent d'Allan. Bast, Déesse féline de l’Égypte antique, et dont le nom est souvent écorché à cause d'une erreur de traduction. Effectivement le deuxième T est muet, servant d'accent graphique au scribes pour insister sur la prononciation, car le langage à l'époque évoluait et certaine consones devenait muette. C'est un cadeau magnifique, et le geste me touche énormément. Il faut dire que le cadre est dur, même pour moi qui s'en est bien tirée. Les nerfs à fleur de peau, le sourire sincère mais fatigué d'Allan fait débordé le vase, et la goutte d'eau perle sur ma joue, avant de foncé à toute vitesse au suicide plus bas sur mon jean. D'un geste un peu gênée j’essuie ma joue d'un revers de ma manche, et lui rend le plus beau de mes sourire encore en réserve. Sa présence me rend vivante, et avec lui je n'est pas besoin de jouer la comédie, je reste moi même. Je pose ma tête sur son épaule en signe d'affection, et je continu d'observer Baste. Je lui souffle :
"Merci."

Quelle ironie. Ce chat appartenait surement à un de mes ancêtres, et je me tiens là fascinée par cet ouvrage comme les adorateurs de l'époque implorant la grâce au soleil. Je comprend pourquoi, si seulement je pouvais voir le soleil et sentir sa chaleur...
En parlant de chaleur, Allan irradie littéralement. Je ne sais pas à combien sa température corporelle plafonne, mais c'est impressionnant. Il est un peu mon propre soleil. Le temps passe et notre discussion suis son cours. Le manque d'élément concernant une probable évasion n'aidant pas, le grand jeu du "et si..." est lancé, et chacun raconte se qu'il ferai ou ce qu'il souhaiterai si nous pouvions quitter ce trou. J’apprécie le moment, je pourrai rester ici avec lui des heures et des heures si je le pouvais. Et je pense que c'est réciproque, pour preuve l'amélioration de comportement qui lui donne pour récompense le droit de venir ici.

Soudain quelque chose attire mon attention... ou plutôt quelqu'un. Je me redresse et regarde avec horreur ce qu'est devenu mon amie Elisabeth. Plus de deux mois que je ne l'avais pas vu, et son état ne fait qu'empirer.
"Mon dieu ! Liz..."
Je suis sous le choc. Mais c'est sans compter sur une bande de brutes, vu le rouge de leurs tenues ce sont des élémentaires, qui viennent lui chercher des problèmes. Surement leurs instincts primaire booster par le manque de sex. Je ne peux pas la laisser comme ça. Allan se met sur le qui-vive, un soutient sans faille qui me réchauffe le cœur. Je me lève avec détermination.
"Viens, on peut pas la laisser comme ça ! Ils vont la tuer."
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Léo Ornwell
Message    Jeu 11 Juil - 19:41



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Complexe de détention delta 9
Secteur 4
9h30





Léo prit la coursive sur sa droite. Jetant un rapide coup d’œil en contre bas , il remarqua que la foule au regard vide se dirigeait d’un même pas las vers le grillage de métal. Il en allait de même depuis six mois maintenant, les visages changeants régulièrement, mais le monstre que constituait le corps des élémentaires restait immuablement le même. D’anciens architectes, étudiants ou traders brisés par leurs nouvelles vie dans le secteur 4, n’aillant ni l’envie ni la force de se rebeller face aux caprices de leurs détracteurs. Léo n’avait pas plus d’estime pour eux qu’il n’en aurait eut pour un chien.  
Mais tous  ne partageaient pas la résignation collective. Le jeune homme reconnu de suite les silhouettes en marge du groupe, marchant en tête du plotons. Leurs physiques différaient, mais tous avaient ce même regard acérés. Le regard qu’ont les prédateurs.
Léo s’amusa de voir qu’un système rude, violent et injuste faisait inévitablement renouer l’être humain avec sa part de bestialité. Après tout, l’homme a parfois plus d’affinité avec le loup qu’avec le singe. Les plus forts dominent, tandis que les plus faibles subissent. Aucune conception de bien ou de mal, seulement la loi de la sélection naturelle.
Mais même si ces  hommes et femmes en contrebas étaient une meute de loup régnant sur le troupeau de brebis qu’était les détenus du secteur 4, il ne pouvait y avoir qu’un seul chef. Le plus fort. Le plus intelligent. Le plus froid. En somme, le plus dangereux.

Léo était cet homme.
Après le meurtre de Francis, il avait repris le prestige du géant. Sur les six derniers mois, il avait effectué prés de vingt-cinq combats. Il avait tué vingt cinq hommes, femme et enfant de sang froid.
Oh bien sur, pour les gardes, il était rapidement devenu un problème. Un détenu aussi fort représentait un grave problème pour les paris. Après tout , à quoi sert-il de parier quand on est certain de l’issu d’un match ?  Ne pouvant l’éliminer dans l’arène, ils avaient alors bien tenté de le faire disparaitre en dehors. Cela aurait surement fonctionné, si Léo n’avait pas réussit à s’imposer comme chef auprès des détenus les dangereux et à monter un système mafiosique qui le rendait difficilement atteignable sans se retrouver avec tout un secteur en émeute. Ils ne purent que se résoudre l’éloigner de l’arène.

D’un bon, Léo enjamba la barre de métal. Il atterrit souplement sur le sol, au milieu de ses hommes, et continua avec eux en silence. A sa gauche, il sentit le regard de Lea peser sur lui. Léo savait que la fillette, malgré son âge, convoitait sa place. Elle l’aurait tué si elle le pouvait. Elle avait même essayé trois plus tôt, dans l’arène. Malheureusement, la jeune fille avait été trop gourmande et était tombé sur un os. Depuis ce jour, elle portait sa marque sous la forme d’une oreille arrachée, qui lui rappelait douloureusement quelle était sa place.
Malgré cette mutilation, elle n’avait pourtant rien perdu de l’étincelle de ruse qui brillait dans ses yeux. Léo se demanda soudain si cette fillette n’arriverait pas un jour à ses fins.

Il arriva au grillage et les autres détenus s’écartèrent devant lui , par un respect mêlé de crainte. Les noms des combattants avaient déjà été annoncés, et deux hommes s’avançaient déjà dans l’arène. Deux nouveaux à ce que put en juger Léo. Le jeune homme s’appuya alors au grillage, prêt à savourer le spectacle, quand une voie nasillarde retentit tout proche :

- Démon, on a un problème.    

Léo braqua son regard d’acier sur celui qui osait le déranger. Il avait intérêt à avoir une bonne raison de le déranger, surtout en utilisant ce surnom.  Il le détestait ce surnom, le trouvant  ronflant au possible. Il lui rappelait douloureusement l’homme qui l’avait inventé, ce mystérieux personnage qui l’avait accueilli six mois plus tôt, cet ami qui l’avait tant aidé. John Lock. L’ami dont Léo avait encore le sang sur les mains.

- J’espère que c’est important Louis , sinon je m’arrangerai pour que tu finisse dans l’arène la semaine prochaine. Et tu sais que j’en ai le pouvoir. Alors maintenant parle. déclara d’une voix glacial le jeune mafieux.

Le jeune homme chétif à la crinière rousse indiscipliné baissa les yeux et continua :
- J'étais avec Walter , Bob et Jason dans la zone de promenade, quand on a recontré cette fille. Vous savez , la blondinette camée. Je sais pas ce qu'il leurs a prit , mais ils ont essayé de la violer. Mais elle a réussi à leurs échapper. Ils sont partis à sa recherche.

Léo avait entendu bien des rumeurs sur cette fille. On disait qu'elle redemandait des doses de sédatifs aux gardiens, comme si celles de son propre collier n'était pas suffisante. D'autre part, certains de ses hommes se vantaient même de l'avoir coincé dans un coin sombre de la zone de promenade pour la faire hurler de plaisir sous leurs assauts. Mais le jeune homme n'y voyait la guère plus qu'un fantasme sans fondement dut à l'égo et au manque sexuel de ces derniers.  Dans tout les cas ,il n’avait aucune compassion pour cette fille, la considérant comme l’un des déchets supplémentaires qu’avait produit cet endroit de malheur.
Les yeux de Léo s’étrécirent soudain dangereusement.
- Et en quoi sa me regarde ce que font ces trois lourdeaux de leurs bites ?

Le gringalet sembla se recroqueviller sur lui-même, et sa voix se fit moins assurée :
- Mais monsieur … la fille…elle est partie se réfugier auprès de Spark !  

Léo jura . De toutes les personnes auxquels cette fille pouvait trouver refuge, il avait fallu qu’elle le choisisse lui. Lui , dont les gardes se racontaient à voix basse les horreurs. Lui , dont la sinistre réputation égalait celle du Démon.
Pour une fois dans sa vie, Léo fut soulagé que les colliers sédatif fonctionne. Cela éviterait un massacre. Mais il se devait de rappeler ses hommes à l'ordre.  Et vite!

Sans un regard pour son informateur, le jeune homme se dirigea vers le poste de garde qui délivrait les laisser passer pour la zone de promenade. Un homme dont le visage était barré d'une vilaine cicatrice l'accueillis d'un sourire mauvais :
- Tiens, le démon veut prendre l'air. C'est pas banal sa dit donc.
- C'est bon Charlie. En six mois que je suis ici, le taux d'accident du secteur 4 c'est écroulé. Sa mérite bien une petite sortie non ?
Le garde se gratta la cicatrice d'un air songeur. Léo voyait bien qu'il se demandait ce qui pouvait bien pousser le démon à sortir de sa tanière. Mais devant la force évidente de l'argument , il ne put que céder.
- Trés bien , accordé. On t'accompagne.  
Ce fut ainsi que Léo se lança à la suite de son escorte dans l'escalier qui menait au chemin de promenade. Le temps qui s’écoula dans cet endroit sombre et obtus lui parut une éternité. Les gardes débouchèrent soudain sur une lourde porte , qu'il actionnèrent par le biais d'un sas. Léo , d'un hochement de tête , les remercia et entra dans la lumière.  

Il se rendit compte soudain à quel point la lumière lui avait manquer. Mais il ne s'attarda pas plus sur cette pensée , cherchant du regard les trois élémentaires. Quand il les aperçut enfin , il se dirigea vers eux d'un pas décidé.

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Elisabeth Carter
Message    Dim 14 Juil - 15:45



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Complexe de Détention Delta 9 – Niveau 5 "Zone Promenade"
Secteur 4
9h40





Dans sa lenteur, elle a parfois l'impression que tout autour d'elle passe trop vite. Elle en oublie des choses. Par exemple elle a oublié ses amis. Deux mois seulement après sa dernière visite de Kennedy. La motarde lui manque comme jamais. Même Allan qui l'effraie lui semble être comme une figure paternelle perdue. Elle espère qu'ils vont bien, qu'ils survivent dans cet univers dur et froid. Elle ne se fait pas de souci pour la Bête. Même sa Brune a l'air de s'être trouvé un espace de sécurité. Après les événements d'il y a six mois, ils méritent tous de s'en sortir.
Elle s'en rend compte, penser à tout ça lui fait réaliser qu'elle a toujours un espace en elle de liberté. Gagné au prix de dizaines d'heures d'entraînement auprès de quelqu'un qu'elle n'aurait jamais imaginer rencontrer. Sceptique au début, elle l'avait connu lors d'un échange quelconque à une pause sport quelconque d'un jeudi d'une semaine quelconque. Il ne sortait que rarement, toujours avec sa capuche rabattue. Elle ne se souvient même plus de quelle couleur. Ici les couleurs sont importantes. Clans, pouvoirs, secteurs, ils sont tous caractérisés par une couleur. Cet homme, elle ne se souvient plus d'où il venait, mais elle sait qu'il est allé avec elle. L'aider, la soutenir, l'entraîner. C'était un bel homme, du moins elle croit. Elle ne se souvient déjà plus de son visage. Était-il brun ? Jeune ?

Asel ! A travers les méandres de la drogue, elle se souvient de son prénom. Il lui apprit à résister au liquide jaune, du moins au début. Le collier ayant de faibles doses rechargées plusieurs fois par jour par des docteurs, s'entraîner à certaines heures permettait de combattre le fléau de la peur. Asel méditait avec elle de longues heures où la drogue faisait effet, puis dès que ça s'amenuisait, ils passaient à une phase active de l'entraînement. La musculature de la blonde avait ainsi grandi pendant deux mois. Jusqu'à ce qu'elle ne vienne plus d'un coup, aux entraînements. Elle n'avait pas vu Asel depuis deux mois maintenant, à la même date que Kennedy.
Elle ne savait pas grand chose sur cet homme, sinon qu'il avait vécu très longtemps à la prison. Il en était même l'un des plus vieux occupants, malgré un age qu'elle ne savait pas très éloigné du sien tout de même. Elle aimerait le revoir, apprendre à ses côtés encore. Elle aimerait avoir ses amis près d'elle. Mais elle est toute seule.
Deux mois qu'elle n'était pas sortie du secteur 11, deux mois sans prendre le faux soleil.

Fatalement, sa vie nocturne n'avait rien à voir avec celle diurne. Elle s'était peu à peu habituée à se retirer de sa conscience la nuit tombée, pour ne pas subir milles et un sévices. La voix qui lui avait longtemps parlé à son arrivée six mois avant avait disparu, mais sa force et sa volonté étaient restées. Très loin, profondément enfouies sous la Liz esclave de cet autre homme. Cet homme unique qui était réapparu dans sa vie après des années.
D'habitude, elle passait ses journées assise face à un tableau représentant des hommes combattant des dieux. Un très vieux tableau d'une taille incroyable, six mètres de haut pour tout autant de largeur. On les obligeait à contempler cette oeuvre, car le secteur 11 était catalogué comme les être se prenant pour ce qu'ils n'étaient pas. Au regard des autres, ce n'était que des déchets se prenant pour des dieux. Aux yeux d'Elisabeth, les habitants aux vestes jaunes étaient seulement des incompris, animaux blessés cherchant à rentrer chez eux.

Et la voilà dehors, bien loin de cette fresque épique et Humaine. Marcher lui fait le plus grand bien, elle garde ça comme trace de son entraînement physique passé. Et elle essaie d'oublier qu'après le jour vient la nuit, indéfiniment.
Et voilà qu'on l'apostrophe. Son regard vide ne se tourne même pas. Tout se passe très vite. On l'attrape par l'épaule et on la force à se retourner. Trois êtres rougeoyants. Ils rient de leur bouche béante et ce chant guttural pénètre la tête et l'esprit de Liz. Souvenirs. Elle se prend la tête à deux mains. L'un des êtres lui crie d'arrêter et qu'elle est une folle. Il la frappe au visage. Plusieurs fois. Elle s'assome à moitié contre le mur en béton derrière elle. S'affalant à terre, les hommes s'approchent et s'accroupissent. Un homme va pour lui mettre un coup de pied dans le visage. Quelques fractions de seconde, ses yeux s'ouvrent à nouveaux, des yeux emplis d'une lumière verte éblouissante, puis la botte s'écrase sur sa joue et l'assome définitivement. Alors Liz perd conscience, après avoir entendu la voix d'une femme qu'elle connaît.
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Avengers
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Kelly Rogers
Message    Mer 24 Juil - 22:24




Désert du Névada
Complexe de Détention Delta 9 – Niveau 5 "Zone Promenade"
09 h 45




Tout s'est passé si vite.
Alors que Allan et moi nous nous dirigeons vers Liz et ses agresseurs, elle gît au sol inconsciente. Vu le peu de réflexe et la facilité avec laquelle elle s'est écroulée, je suppose que son régime à base de drogue est encore en cours. IL m'avait promis... Il faut vraiment qu'on se tire d'ici. Mais le temps n'est pas encore venu, nous ne sommes pas prêt. Pour l'heure, trois crapules doivent payer.

Nous continuons à marcher, tout le monde nous regarde, il faut dire qu'une civile et l'un des type les plus flippant du complexe se dirigent le poing serré en direction des crapules du gang du secteur 4... les redoutés élémentalistes. Je lance un regard sur mon compagnon, toujours concentré fixant l'ennemis avec fureur. J'en fait autant, je me sens en forme et ils ne m'impressionne pas.
L'excès de confiance me boost, et sans prévenir je fonce. Les regards surpris des agresseurs mue aussitôt en sourire sadique. Arrivée à cinq mètres d'eux mes épaules deviennent lourdes, puis m'attire inexorablement vers le sol. Ma poitrine s’écrase violemment contre le sol et me comprime. Une sensation qui éveil de violent souvenir. Mon souffle se coupe, et je commence à être prise de panique, puis soudain la délivrance. L'air rentre de nouveau dans mes poumons et je me sens plus légère... beaucoup trop légère. Je comprend soudain. "Tu contrôle la gravité en fluctuant sur la pression atmosphérique... ouais, j'ai lu ton dossier. Impressionnant !" Son sourire disparaît à l'évocation d'information stocké sur sa personne, se qui me fait sourire. Mais je me fait de plus en plus légère, au point que je ne touche le sol que depuis le bout de ma chaussure. Puis retrouvant le sourire il déclare. "Alors on va s'occuper de toi, puis ce sera au tour du monstre qui te sers de plan cul !" Le deuxième type s'approche et son bras se recouvre petit à petit en roche. Je regarde Allan, qui est resté cinq mètres en arrière, l'air grave. Il n'ose surement pas intervenir de peur que je ne soit tué, mais le bras en granite du malfrat tuerai n'importe qui normalement constitué. Et merde ma couverture.
Il arme et balance son poing avec lourdeur, mais le choc est efficace. J'ai juste eu le temps de mettre mes bras en protection devant mon visage, ce qui n'a pas empêché de me faire un vole plané. Je suis réceptionnée avec fracas... Allan. Je baisse ma garde et lui fait un clin d’œil sous son air stupéfait. Désolé Allan tu ne sais pas tout... et surement d'autre vont le comprendre. Allan m'aide à me relever et je rajuste ma veste en fixant les balourds bouche bée. "A nous de jouer !"

Je repart à l'assaut, cette fois ci Allan me colle, et nos adversaires n'ont plus le sourire. La pression augmente et le sol m'attire de nouveau, mais je résiste de toutes mes forces, à genoux un poing à terre je supporte mon poids décuplé. Je relève la tête avec difficulté sous son regard médusé, et je lui sourit. Je me lève avec difficulté, alors qu'il tente encore de mettre plus de pression, je marche vers lui, lentement. J'arme un revers, et sans retenu je lui envoie le dos de mon poing dans le plexus. Le monde s'est arrêté de respirer, et toute la zone regardait scotché, l'élémentaire faire un vole d'une dizaine de mètres avant de s'écraser contre un banc. Je ne préoccupe pas du malabar de pierre, Allan doit déjà s'en charger, j'attrape le troisième par le cou, celui qui à tabassé Liz, et je le soulève à bout de bras. Je ne sais pas quelle est sa faculté, mais il ne doit pas être en position idéal pour l'utilisée... tant mieux.
"Plus jamais tu ne touchera à mes amis."
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