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 Oiseaux de Nuit [RP Privé : Ibram & Marcus]

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Ibram Harper
Message    Lun 27 Mai - 20:27





Reeborn
Centre ville
16h30







Baisser la tête , sentir les fléchir les jambes, à genoux devant ces terres enchantées qui disparaissent et révèlent celles dont les auteurs aimaient nous dessiner au sein de la préface d'un nouveau départ. Accepter un jour que le temps prenne place et décide de mettre fin à votre voyage, écrit à la plume, le mot « fin » résonne au fil des pages que la mémoire se plait à parcourir, un soupir frôlant l'extrémité de ses doigts.
Je suis tombé, la chute d'un piédestal beaucoup trop haut à sonné le glas de mon abandon. Lorsque vous êtes né pour aimer et que l'être n'est plus, un fantôme vous devenez, errant et traquant l'insomnie à chaque nuit... Un hibou vagabond dont les idées voyagent plus loin sans ailes, ou les yeux fermés, le monde s'éclaire.



C'est de cette abysse que je renaît.

Je suis empli d'un grand espoir, l'espoir de pouvoir agir. Au cour de ces derniers mois, je me suis vu changer... Quand du jour au lendemain vous passez d'une sentiment de paresse concernant la simple évocation d'un footing à une envie de semi-marathon, il est plausible qu'un certain changement vous ai touché. Tel un néo Darwiniste utopiste, je m'adapte à la disparition de corps frêle, symbole du passé.
Arrêtons les songes et les souvenirs, j'aurais tout le temps de penser à une autobiographie un autre jour.


Ce matin je me suis levé plus riche qu'hier, je gère des investissements afin d'entretenir un certains pécule me mettant définitivement à l'abri. Le trading est un jeu d'enfant...spécialement lorsque vous le comparez au calcul de coefficient de frottement des navettes spatiales. Cependant cette richesse m'importait peu, ce n'était aucunement la raison qui me faisait me lever tôt.

Ce jour là je roulais en direction de la Crystal Tower et je comptais bien retrouver mon homme...

Il est vrai que la recherche fût longue, heureusement ce fût convaincant.
Marcus Blake, ex marine, plutôt talentueux d'après ces ex-collègues. Un as des as, le genre de cow-boy qui mange moins de repas chauds qu'il ne loge de balle entre les deux yeux.
Ma première rencontre se déroula à Gotham. Un contact à Wayne enterprise m'informa de plusieurs accidents troublants, des hommes retrouvés sans vie à différents endroits de la ville. Les forces de l'ordre étant débordés, ces crimes passent facilement inaperçues malgré leurs flagrantes ressemblances.... Qui irait enquêter? Leur casier judiciaire était très loin du bon gendre idéal, ce n'était pas le genre de bonhomme auquel on confît les clés de la maison familiale pour s'occuper du chat.
Ces hommes se sont faits tués, d'autres diraient punir... on ne brise pas un genoux pour immobiliser une personne déjà plaquée au sol. Proxénètes, mafieux, dealers ou encore voleurs collectionnant les circonstances aggravantes... aucun tueur à gage ne prendrai le temps de briser une jambe à ces gens là, une cartouche suffit amplement pour récupérer les fruits d'un contrat florissant.

Ce même contact me permit d'obtenir les vidéos de surveillance, les rapports d'autopsie, dossier des victimes... bref, mon petit jeu d'« ou est Charlie ? » s'est terminé dans un dojo ou je pu enfin admirer la violence de cet homme. Certains se battent sauvagement, le coté « sauvage » que je voyais ici me faisait le craindre et l'admirer. Ce n'était aucunement la volonté de détruire qui le guider, ces yeux brillaient d'une volonté de fer et me rappeler les contes et légendes D'Arès, Dieu de l'art de la guerre, car ceci était bien un art, la force brute dans sa plus grande beauté.

Je voulais en savoir le plus...Sois proche de tes ennemis comme de tes alliés Ibram. Si je dois lutter pour faire vivre les idées d'une personne à qui j'ai tout donné, je commencerai par Gotham, ville éprouvette, véritable concentré de toute la décadence humaine. Justice, égalité et équité ont quittés cette ville, si je dois servir ces valeurs, Gotham est l'endroit ou aller, un maelström passionnel. Dans la poursuite de ma quête, cet homme me sera utile ... Je deviendrai l'oiseau de bonne augure, obscure et sage.

C'est pour cela que je suis en route, il se rend ainsi a la Crystal Tower et je comptais bien en être, sans avoir prévu qu'une explosion aurait eu lieu, causant la débâcle totale... J'aime particulièrement conduire mais l'idée des embouteillages, de la bousculade totale entre particuliers, ambulanciers et flics avait de quoi m'irriter... Surtout la splendide coïncidence de la présence de mon client et de ces accidents.
Le regard sombre, une pensée se répète en cadence :

" Qu'est ce que vous avez foutu Monsieur Blake?!"

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Marcus Blake
Message    Dim 9 Juin - 8:36





REEBORN
Site de la Cristal Tower
16h40





« On va vous sauver tous les deux ». Ces mots résonnaient dans la tête de Marcus Blake. Cet ex marines n’avait pas eu froid aux yeux en sautant en parachute du 94ème étage. L’altitude permettait un tel saut avec un parachute adapté certes, mais pour une seule personne, or Marcus Blake emporta avec lui une certaine Thea Queen.

Tout le peuple avait assisté à cette scène sortie tout droit d’un film d’action. Une scène qui n’avait duré que quelques secondes mais qui la chute avait semblé si longue pour tout le monde. La foule avait retenu son souffle tout du long, passant par l’effroi en voyant que le parachute ne s’ouvrait pas, puis par la réjouissance quand celui-ci fut ouvert. L’horreur avait de nouveau prit place en voyant l’atterrissage violent des deux survivants. Celui qui était aux commandes du parachute avait visiblement reçu tout le choc de l’impact. Les secours se sont précipités vers le lieu à la vitesse de la lumière pour prendre en charge ces survivants.

Thea Queen n’avait subit que quelques blessures superficielles, le bras droit était cassé, le poignet du bras gauche aussi. Des égratignures ici et là ainsi que des ecchymoses étaient présent sur son corps. Thea fut emmenée par l’équipe soignant sur un brancard, un masque d’oxygène sur le visage et des atèles étaient mises en place pour immobiliser ses membres blessés. Marcus quand à lui était dans un état plus critique : vertèbres déplacées, jambes droite cassée, fracture ouverte au niveau du genou gauche, abdomen dur et douloureuse traduisant une hémorragie interne, commotion cérébrale avec un score de Glasgow à 10 (L'échelle de Glasgow, ou score de Glasgow (Glasgow coma scale, GCS), est un indicateur de l'état de conscience. Dans un contexte d'urgence, elle permet au médecin de choisir une stratégie dans l'optique du maintien des fonctions vitales. C'est une échelle allant de 3 (coma profond) à 15 (personne parfaitement consciente), et qui s'évalue sur trois critères : ouverture des yeux, réponse verbale, réponse motrice.)
Marcus était conscient mais son état s’aggravait. Les réponses pupillaires étaient tardives ainsi que la motricité. Il répondait néanmoins aux infirmiers et médecins sur place.
Les constantes vitales du soldat était assez alarmantes avec une températures a 39,7, des pulsations à 130 traduisant une tachycardie en corrélation avec la température, une tension artérielle à 8/7 indiquant une perte de sang et de volume. La saturation en oxygène était à 84% au lieu des 94% minimum.
Le médecin urgentiste diagnostiqua rapidement un choc hypovolémique associé à un choc septique. L’infirmier mit en place un cathéter dans le pli du coude gauche et mit en route une perfusion de voluven, médicament de remplissage qui a pour but de remonter la tension du patient. Egalement une seringue auto-pulsée d’hypnovel (médicament morphinique) pour la douleur ainsi que du Sufantanyl (morphinique 1000 x plus puissant que la morphine) pour sédater Marcus afin de pouvoir l’intuber et le ventiler. Des antibiotiques étaient aussi prescrits afin de traiter le choc septique dû à la fracture ouverte.
« Docteur, il tachycarde à 140 et sa tension baisse encore ! » s’écria l’infirmier.
« Aller on bouge, faut l’emmener au bloc le plus vite possible ! » répondit le docteur Sloan.
Le brancardier fila à toute vitesse vers l’ambulance. Sorti du site des décombres, il fut assaillit par les journalistes qui cherchaient à avoir une réaction des survivants. La police empêchait ces derniers de passer afin que l’équipe soignante puisse facilement rejoindre l’ambulance.
Marcus et Thea furent installés rapidement dans le véhicule et celui-ci partit à toute allure. Les sirènes retentissaient et s’ajoutaient à l’écho de celles qui résonnaient déjà dans Reeborn.

Le docteur Sloan était resté sur place, il devait s’occuper des autres survivants et blessés. Les journalistes insistaient pour avoir une réaction de sa part.
« Docteur que pouvez vous nous dire sur ces deux survivants ? Vont-ils s’en sortir ? Quel est leur état ? Quel hôpital va les prendre en charge sachant que tous sont débordés ? » Demanda une femme en pointant le micro vers le docteur Sloan. Celui-ci réajusta sa blouse et passa une main dans les cheveux comme pour se rendre présentable devant les caméras qui le fixaient.
«Il est difficile de savoir à l’heure qu’il est comment l’état de ces deux survivants va évoluer. Ce que je peux vous dire c’est que l’un des deux est dans un état critique et …», un autre journaliste interrompit le docteur, « Est-ce celui qui dirigeait le parachute ? Qui est-il ? C’est un vrai héros, la population à le droit d’avoir le nom de cet individu qui démontre ce qu’est l’instinct de survie ».
Dérouté, Dr Sloan était tiraillé et ne savait comment répondre à toutes ces questions :
« Je ne peux vous dire le nom de cet homme, je suis tenu au secret médical. Néanmoins, selon la fille qui l’accompagnait, il serait un ex-marines, cela peut expliquer ce geste auquel toute l’Amérique a pu assister. »
« Vers quel hôpital … » s’empressa de demander un autre journaliste. Mais le docteur Sloan était entrain de partir. Il se retourna et ajouta : « Je ne répondrai pas à d’autres questions, je suis attendu et j’ai des vies à sauver. Merci. »
Il s’éloignait des journalistes, ne faisant pas attention à leurs protestations. Dr Sloan connaissait leur détermination pour avoir l’exclusivité d’un nouveau sujet. Mais il ne voulait pas que son patient soit dérangé alors que son état était critique. Dr Sloan était un bon médecin. Mais il en avait déjà trop dit.

Au même moment :

A quelques kilomètres de la Cristal Tower, des paroles résonnaient dans une pièce sombre :
« … il serait un ex-marines, cela peut expliquer ce geste auquel toute l’Amérique a pu assister. » dit un homme en blouse blanche.
L’image provenait d’une télé qui était la seule source de lumière de la pièce. Face à elle, dans un fauteuil en cuir noir, le visage d’un homme était visible à chaque bouffé de fumée de cigarette qu’il prenait. Il avait un visage dur et froid et son crâne rasé accentuait ces deux caractéristiques. Une sonnerie retentit et l’homme mystérieux décrocha illico.
« J’écoute. » dit-il en décrochant.
« Je suppose que vous avez eu l’infos ? » répondit une voix au bout du téléphone.
« Oui à l’instant ».
« L’ex marines c’est Marcus Blake, ça a été confirmé. »
« Bien. Je suppose que vous ne connaissez pas la destination de l’ambulance n°404 ? »
« Non, mais selon la logique, elle se dirigerait vers Mercy West. Leur service d’urgence de niveau 1 et leurs nombreux blocs de chirurgie disponibles en font la destination idéale… »
« Je pencherai plutôt pour Centre Hospitalier de Reeborn… Le Mercy West sera blindé et le CHR possède plus de places niveau soins intensifs. » Répondit l’homme qui fumait encore dans son fauteuil.
« Tant que le boulot soit fait. Vous avez 24H. Le paiement sera effectué comme d’habitude via Ravenwood. »
« Reçu. Terminé.»
L’homme se leva de son fauteuil et écrasa sa cigarette. Il se dirigea vers une armoire de laquelle il sortit une blouse blanche. Dans une boite il prit un badge sur lequel les lettres « CHR », suivit de la mention « DOCTOR » étaient écrites.
Le nom « HUNT » après le titre de docteur n’était évidemment pas le vrai nom du mystérieux individu. Lui n’avait pas de nom, juste un chiffre comme nom de code, 23. Il était l’agent 23, chargé d’éliminer une cible. Sa spécialité : l’élimination par moyens naturels.
L’agent 23 mit dans sa blouse plusieurs ampoules de potassium ainsi qu’une seringue. Une injection en intraveineux direct produirait l’arrêt cardiaque de sa cible en moins de deux minutes, et tout cela était indictable. Le meurtre parfait.

Centre hospitalier de Reeborn 20h00.

Dans e service de soins intensifs, Marcus Blake occupait le chambre 12. Il revenait de bloc et venait de subir une opération. Celle-ci, menée par une équipe polyvalente de chirurgie, incluant le neurochirurgien, le cardio, le gastro et le traumato, par le Docteur Montgomery, avait fait des miracles. Thea Queen se tenait au chevet de Marcus Blake. Elle lui devait la vie et c’est en faisant appel à ses contacts qu’elle a pu réunir une telle équipe pour sauver son sauveur.
Elle le regardait, sa main serrait celle de Marcus. Elle priait pour qu’il survive.
Un Docteur entra dans la chambre :
« Bonsoir, je suis le Docteur Hunt, je suis le médecin de garde et je viens voir si tout va bien. » dit il.
Thea surprise répondit d’une voix faible :
« Oui il a l’air d’aller mieux, d’après les infirmières il est stable, on attend qu’il sorte du coma. »
Le docteur au crâne rasé s’approcha du lit, il observa avec attention Marcus Blake.
*Tu es si vulnérable… Si impuissant … Personne ne pourra te sauver. Une fois ta copine sortie d’ici, ça sera rapide, tu ne sentiras rien…*
« Les visites sont terminées madame, je pense que vous devriez retourner en chambre. »
« Euh d’accord Docteur… »
Thea se leva et prit appui sur son pied à perfusion. Elle se dirigea vers la sortie, jetta un dernier regard sur Marcus.
« Prenez soin de lui Docteur. Bonne nuit. »

Thea rejoignait doucement sa chambre qui était à l’étage supérieur en service de convalescence. Les infirmières l’aidèrent à atteindre l’ascenseur. Elles attendaient que celui arrive.
« Ca va aller Madame ? » demanda l’une d’elle.
« Oui, ne vous en faites pas, allez plutôt prendre soin de Monsieur Blake, je sais que le docteur est entrain de l’examiner mais faites en sorte qu’il passe la nuit … » répondit Thea.
« Mais madame, quel docteur ? » demande l’infirmière, elle semblait vraiment étonnée.
« Bah le docteur Hunt … »
« Il n’y a pas de Docteur Hunt madame, vous devez confondre… » dit l'infirmière de plus en plus surprise.
« Oh mon dieu … » finit Thea dans un souffle. Elle venait de comprendre, les assassins de la tour n'avaient pas fini leur oeuvre. Marcus avait été une cible aussi, pas celle des soldats du 94 ème étage mais il était une cible. Thea n'était qu'un civile, au mauvais endroit au mauvais moment. Impuissante, elle voulait crier mais aucun son ne sortit de sa bouche, elle voulait courir mais ses jambes étaient comme tétanisées. L'infirmière comprenait peu à peu que quelque chose n'allait pas. A ce moment la, les portes d’ascenseurs s’ouvrirent et un homme en sortit, il était pressé, il bouscula l’infirmière et Thea et se dirigea vers la chambre n°12.
« Monsieur vous ne pouvez pas ! » s’écria l’infirmière. Mais l’homme ne faisait guère attention à ce qu’elle disait.

Dans la chambre, le dénommé Docteur Hunt avait finit de préparer sa seringue de 4 mg de potassium. Il la dirigea vers le bras des marines comateux, à ce moment là la porte de la chambre s’ouvrit à la volée. L’homme de l’ascenseur se tenait devant le faux-docteur.

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Ibram Harper
Message    Lun 10 Juin - 21:00



♫ Musique d'ambiance ♫



Reeborn
Crystal Tower
16h40






Des millions de gens ont vu tomber une pomme, pourtant Newton est le seul qui se soit demandé pourquoi. Aujourd'hui l'histoire se répète, des milliers d'applaudissements pour un sauvetage réussi, des policiers et professionnels de santé héroïques sauvant la veuve et l'orphelin mais aucune question et donc...aucune réponse.
Marcus Blake est tombé luttant pour défier la dure loi de la gravité, entouré rapidement par les équipes soignantes, je n'ai pu l'approcher. Bousculant discrètement une à une les personnes me barrant la route menant à lui, je savais que je ne pourrai l'approcher de si tôt, les équipes soignantes se précipitaient déjà autour de ce dernier. Je pris alors la décision de suivre la voie du malin et du patient, m'abstenant d'intervenir, je me suis mis à écouter le compte rendu du médecin Sloan espérant de manière utopique que le nom de l'hôpital lui échapperait, malheureusement ce ne fût pas le cas. Une fois les ambulances enfuies ne laissant derrière elles qu'un cri strident, il était l'heure de s'approcher de plus près.

Je me suis ainsi dirigé vers l'un des ambulanciers, celui -ci me glissa l'information recherchée...

« Bonjour, puis je me permettre de vous demander la direction que prennent vos patients? Voyez vous je suis journaliste et je souhaiterais obtenir l'exclusivité dans cette marre de requin... Là juste derrière moi», tout en désignant du pouce la meute de journaliste présente pour le spectacle.

Devant l'air intéressé de mon client,arborant un sourire narquois, je lui glissais alors :
« Bien entendu... votre prix est le mien »

C'est ainsi que pour la première fois de ma vie, j'eus la sensation de corrompre... Un simple billet de 100 dollars avait suffi, faisant ainsi tomber de son piédestal l'utopie du secret médical. A vrai dire cette situation me redonnait le sourire, un ambulancier si mal payé qu'il ne peut s'offrir la totalité d'une couverture maladie...Quelle ironie... comment pourrait on lui reprocher cette mauvaise action, surtout quand celle-ci m'arrange au plus haut point.

Après m'être adonné au pot de vin, je fonçais en direction de ma voiture afin de suivre de près le défilé policier venu escorter toutes les ambulances mobilisées. Sur la route de l'hôpital, je me trouvais derrière une ligne de véhicules de secours omniprésentes de leurs lumières éclatantes et par ce hurlement tonnant comme un écho des événements du passé. L'espoir chavirait, oscillant du tout au rien, les yeux noirs, une seule crainte raisonnait... et si je ne poursuivais pas une ambulance mais un corbillard... Toute cette filature pour me faire couper l'herbe sous le pied à moins d'une heure de ma rencontre, cela aurait de quoi vous ruiner vos envies les plus nobles.
Mais bientôt je m'arrêtais face à l'hôpital central de Reeborn, me garant à la hâte, positionné en standby au coin de la rue, je m'accordais un instant de repos me détournant de ma cible. Après un passage au starbucks local, je me retrouvais sur le trottoir faisant face à l'entrée principal du centre hospitalier.
Certains diraient que ce bâtiment est une belle bâtisse, j'aurais le culot de prononcer le mot chef d'œuvre. Une pierre brute similaire à l'Empire state Building venant s'imposer à l'horizon urbaine tel un temple, fruit historique du passé, marquant le contraste avec la flagrante modernité de la Crystal Tower, monstre de verre. Cette vue me réconfortait, vous avez beau être un scientifique de renom, l'idée qu'une bombe explose au sein de la Crystal Tower est inquiétante... Ici, les murs anciens s'apparente à du béton armé de 3 mètres d'épaisseur... idéal pour que votre subconscient se sent à l'abri. Réflexion similaire à celle réalisée par les personnes phobiques de l'avion pour qui seul le battement des ailes rend plausible la capacité de voler.

Centre hospitalier de Reeborn ; 19h00

C'est à cette instant, perdu dans mes pensées, que la princesse Théa Queen fît son arrivée, acclamée par une foule de journaliste.

* Pourquoi avoir sauvé Théa Queen Monsieur Blake?*

Je n'ai pas la réputation d'être une personne médisante ou malveillante et jamais je ne l'ai eu durant le passé, cependant je ne pouvais répondre à cette question. Un homme qui brise les jambes de voleurs à la tire et risque sa vie pour une personne comme celle-ci... Mes seuls souvenirs de notre célébrité se cantonnent à des images d'archives, des breakings news retransmettant les actions héroïques d'une jeune femme bien trop ivre pour prendre le volant... Elle ne ressemble pas réellement au prototype de la victime prioritaire.

*Patience Ibram, tu auras ta réponse...*


Mademoiselle Queen s'avança donc vers la tribune regroupant les dizaines de micro et microphones des stations radio et autres chaînes de télévision. D'un air hésitant celle-ci se mit en place, elle semblait perturbée plus que jamais, lisant des fiches préparées à l'avance d'un œil inconnu comme si cette lecture était la première découverte des mots inscrits.

« Bonjour...je devrais dire Bonsoir plutôt... Je souhaitais venir devant vous afin d'éclaircir vos interrogations et me permettre après cet entretient de pouvoir me reposer et soigner mes blessures dans le calme et la tranquillité. Je vous remercie de l'attention que vous me portez mais je ne répondrai à aucunes questions. Aujourd'hui la ville de Reeborn à été la cible d'un drame sans précédent, la Crystal Tower fût attaquée par un groupement de terroriste. Je ne dispose d'aucunes informations mais je tiens à dire que ces individus étaient extrêmement violents et ne semblaient pas être là pour un objectif particulier mais bel et bien répandre la terreur... »

Derrière les reporters, je relevais alors la tête et dans un murmure, une pensée retenue m'échappa :

« Mensonge...Qui t'empêche de parler Théa...Qui? »

Le visage grave et sévère je décidais d'échapper à ce tissu de calomnie en me rendant à la voiture qui me servait de QG malgré moi, vu l'état de ses blessures Blake devait être mort ou sur la table d'opération à l'heure qu'il est, j'attendais... repensant et repensant encore aux événements de ce jour.
Je ne peux croire à une attaque terroriste... en tant que concepteur d'innovation, l'arsenal réuni cette après midi n'est pas à la portée de plus de 5 pays sur notre planète, pas besoin d'être au sein de l'immeuble pour deviner qu'un missile envoyé de l'extérieur vers l'intérieur du bâtiment n'avait pas pour but la destruction...sinon ce bâtiment serait en ruine à l'heure qu'il est... réfléchis, réfléchis Ibram.... Les missiles fabriqués de ce type ont pour but de détruire une zone particulière à l'intérieur d'un bâtiment, le bunker à l'intérieur du bunker... Un trésor? Un objet particulier? Quelque chose d'imprévu les a attaqué? Comment expliquer l'utilisation de cette pièce d'artillerie si ce n'est l'imprévu... Je ne prend pas le risque de faire feu sur une zone ou des troupes alliés sont présentes... Blake... Il va falloir que l'on est une très longue conversation tout les deux...

C'est à cette instant qu'un médecin passa près de moi, celui-ci était rasé et présentait un physique particulièrement entretenu, plutôt banal à premier vu. Néanmoins une chose me troublait... je ne savais pas quoi, je ne pouvais mettre de mot dessus, un certain danger se dégageait de sa stature. Je décidais alors de suivre cette instinct qui me poussait à agir, de sortir de la voiture et de me payer une dernière virée. Après avoir vérifié la présence d'une seringue ainsi qu'un flacon, celui-ci glissa son matériel dans sa grande blouse blanche estampillée d'un badge réglementaire. Ce dernière acte ne me laisser pas indifférent, les questions sans réponses s’enchaînaient, se cramponnaient à ma personne et la simple idée de me laisser aller à une autre activité m'était totalement chimérique. Je me devais de le suivre...

Centre hospitalier de Reeborn 20h00.

Arrivé au sein de l'énorme Hall d'entrée de l'hôpital, les personnes présentes à l'accueil m'arrêtèrent et me rejetèrent immédiatement d'un méprisant :
« Interdiction de passer monsieur, seul le personnel est autorisé.»


Me rappelant soudain à la réalité de la situation, j'étais témoin de la fuite de l'homme à la blouse blanche, me retournant hâtivement vers l'accueil, je me tente à l'improvisation dans l'espoir de poursuivre l'individu :
« Ce n'est pas « Monsieur » mais Docteur... au lieu de me faire perdre mon temps, donnez moi l'étage des personnes reçues récemment du fait de l'attentat. Je suis le docteur particulier de Monsieur Blake, je viens de la clinique Jefferson et je ne permettrait à quiconque d'entreprendre quelques opérations sur mon client sans mon avis préalable... La chambre s'il vous plait! » lui dis-je d'un air froid.
« Mais je ne peux pas, seul le personnel peu.. »

« passer, oui j'ai bien compris ma chère! Cependant vous voyez Monsieur Blake est une personne fragile atteint d'hémophilie... je ne voudrais pas qu'une lame innocente vienne le priver de son existence du fait de cette méconnaissance... Alors la Chambre tout de suite! »
Mes deux mains claquèrent contre le bureau d'accueil faisant sursauter de panique l'assistante, mes yeux noirs la foudroyants d'un regard de colère. Celle-ci fît l'effort de me regarder malgré son air manifestement terrifié :
« Chambre 12... Étage 24 » dit-elle d'une voix fragile.


La rage me tenait de ses deux poings serrés, cette femme fût la goutte de trop qui déclenche toute la crispation que vous gardez au plus profond de vous même. L'ascenseur plein, plusieurs minutes me séparées de la Chambre 12. A ma sortie de celui-ci, bousculant Théa Queen revenue au sein de l'hôpital peu après son interview, une infirmière me poursuit clamant l'impossibilité d'être présent au sein de cette aile. Ne voulant dire mot, je continu ma route et arrive enfin à la chambre tandis qu'un médecin s'occupe de mon client hémophile...

La porte s'ouvre et les regards se croisent :
« Bonsoir, je suis le docteur Reacher, médecin personnel de Monsieur Blake, puis je connaître votre nom, grade au sein de cet hôpital, votre spécialité et la teneur de ce traitement? »

Notre homme se retourna dans ma direction me présentant un visage ampli d'exaspération. Je n'avais jamais eu connaissance de son existence mais une part au plus profond de mon être était tourmentée du risque que présentait sa simple présence.

« Docteur Hunt, je viens administrer un traitement à monsieur Blake. Je n'ai à vous donner quelques informations que ce soit...sortez d'ici »

Son allure grave me menaçait ouvertement, d'un geste discret il déplaça sa seringue, la prenant en main comme l'on serre un poignard.
Face à cela mon intuition fût confortée, mais cela ne me permettait pas pour autant d'être réjoui, à moins que l'idée de se trouver devant un bourreau vous apporte un quelconque réconfort.
« Poses ça et rentres chez toi mon ami ou cette triste expérience se finira dans les larmes»


Je n'ai pu profiter une seconde de cette répartie que la seringue tenue par le médecin factice se logea dans mon bras gauche. Ibram... après avoir suivi cette homme sur une simple intuition, tu n'arrive pas à assurer tes arrières face à une aiguille...
Me tenant à la gorge, Hunt temporisait, attendant la réaction inéluctable du produit... Ce qui a son grand regret et à ma grande aubaine, n'arriva jamais. A la vue de sa stupéfaction, je me détachais de sa prise frappant du plus fort que mon cœur meurtri le permettait. Mes veines brûlaient de la présence de cette substance, passant outre, je saisi Hunt à la gorge. Usant de cette initiative, j'exerçais alors une pression sur sa glotte par le moyen de mon bras droit, son dos plaqué contre mon torse, je patientais là jusqu'à la suffocation.

« Docteur Hunt? Sérieusement? Tu es un tueur à gage et tu prends « Hunt » comme pseudonyme...très ingénieux... »

Je desserrais l'étreinte lorsque mon partenaire perdit connaissance. Me débarrassant de lui, je me relevais, face à Marcus Blake allongé et paisible, rien ne l'aurait apparemment éveillé.

« Bonjour Monsieur Blake, heureux de pouvoir enfin faire votre connaissance... »

Sur ces derniers mots, je m'affalais alors dans le fauteuil situé au chevet du lit, toutes parties de mon corps étaient douloureuses. Me tenant la poitrine d'un sourire crispé, je me laissais aller à l'ironie :

« Oh mais ce n'est rien, pas besoin de me remercier Monsieur Blake... Comme le dise certains, pour tomber on se débrouille très bien seul, mais pour se relever la main d'un ami est nécessaire. »





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Marcus Blake
Message    Jeu 27 Juin - 15:02





REEBORN
Centre Hospitalier de Reeborn, service de Réanimation/Salle de réveil.
20h05







Beaucoup de soignants en service de réanimation, devant des patients qui ne peuvent leur répondre car plongés dans les méandres de l’inconscience la plus profonde, disent qu’il est important de parler à ces patients. Les infirmiers accordent une grande importance à cette théorie car selon eux, les patients perçoivent ce qui est dit, ils s’en souviennent et peuvent, une fois réveillés, rapporter les mots qu’ils ont entendus. Souvent, ces derniers sortent de leur contexte. C’est ainsi que Jane, infirmière en réanimation dans le General Gotham Hospital, m’a raconté un jour qu’une patiente qui s’était réveillé lui avait demandé quelle couleur de rideau elle avait choisi au final pour notre salon. Je ne l’avais pas cru, jusqu’à ce jour.

Cela faisait un moment que je luttais pour ouvrir les yeux mais en vain. Quand on est dans le coma, on ne dort pas vraiment. Cette stase dans laquelle on est plongé varie. Parfois je voyageais de rêve en rêve, me remémorais mes souvenirs passés, j’assistais de nouveaux à mes combats du temps où je servais en tant que marine et parfois j’étais la, dans cette chambre de service de réanimation n°12 qu’une infirmière avait mentionné en venant prendre mes constantes vitales.
J’entendais le médecin donner ses directives  ou encore les infirmières qui venaient dans la chambres pour changer telle ou telle perfusion. J’avais l’impression d’être prisonnier de mon inconscient depuis des lustres. Je ne savais pas combien de temps j’étais dans cet état, des jours ? Des semaines ? Des mois ? Des années ?
L’idée me rendait fou surtout que je me souvenais de tout, de l’attentat, des équipes d’interventions qui tiraient sur tout ce qui bougeait, de mon ex-frère Davon et de son équipe qui m’avait flingué l’épaule, de ce monstre sorti de nulle part et de Thea Queen qui, je ne sais par quel miracle, avait foutu ses mains dans ce beau merdier ! En parlant de ça, elle me doit un resto. Après tout, j’ai sacrifié tout mon corps pour qu’elle ne subisse aucun choc, si être un héros incluait de faire toutes ces choses, fallait me le dire avant, j’aurai préféré prendre une retraite tranquille, aller faire des choses super cool comme de l’escalade dans le grand canyon ou aller faire des courses illicites à bord d’une Dodge Charger. Non Marcus, tu as choisi la voie du héros, tu as choisi de sauver des innocents et punir les vilains ! Parfois je devrais réfléchir avant de me lancer dans de telles quêtes.

En ce moment j’étais dans ma phase : je-perçois-ce-qui-se-passe-autour-de-moi. Cette fois ci, je pouvais tout entendre, pas juste des bribes de phrases entremêlées à des rêves ou des souvenirs. Non j’entendais tout, je ressentais tout. Les draps qui me couvraient étaient doux, l’odeur de l’hôpital était présente, cette odeur particulière, un mélange des produits pharmaceutique et autres substances. J’entendais la voix de Thea Queen, parler à un homme, un certain Docteur Hunt. Puis une autre voix masculines parlait à présent. S’en suivit comme une agitation, je sentais que mon lit avait bougé de quelques centimètres, une vibration dans les barrières de sécurités me confirmait que mon lit était sollicité. Puis un bruit sourd m’indiquait que quelqu’un ou quelque chose était tombé à terre. Je me doutais que quelque chose de pas normal étai en train de se passer.
Le silence était revenu mais il ne dura pas longtemps :
« Bonjour Monsieur Blake, heureux de pouvoir enfin faire votre connaissance… »
Mais t’es qui toi ? Un homme me parlait visiblement.
« Oh mais ce n’est rien, pas besoin de me remercier Monsieur Blake… Comme le dise certains, pour tomber on se débrouille très bien seul, mais pour se relever la main d’un ami est nécessaire. »
Super, un gars qui parle par utilisation de dictons, chose qui a tendance à m’énerver, viens squatter ma chambre ! Attends que je me réveille toi j’en ai plus pour longtemps.
Mes yeux se décollent doucement et j’aperçois l’environnement de manière floue. Pas loin de moi, je peux distinguer une silhouette assise dans le fauteuil. Surement l’homme aux dictons.
La porte de ma chambre s’ouvre, j’entends la voix stridentes de Théa Queen :
« Oh mon dieu, mais qui êtes vous, qui est cet homme et que voulez vous à Marcus Blake !? »
L’infirmière qui suivait de près ma protectrice annonce qu’elle va chercher la sécurité.
« Non … », ce mot sort de ma bouche et ramène toutes les attentions sur moi. L’infirmière s’est arrêtée, Théa reste figée, quant à l’invitée mystère, je remarque un léger mouvement de tête vers ma personne.
Avec difficulté, je répète ce mot, cet ordre. L’infirmière s’approche à grande vitesse de mon lit, elle soulève mes paupières et une lumière m’aveugle.
« Ses pupilles réagissent, Monsieur Blake est entrain de se réveiller ! »
Comme pour amplifier ce phénomène, je sens une aiguille percer ma peau au niveau du pli du coude, quelques secondes passent, la substance fait effet, j’ouvre enfin les yeux. L’adrénaline fait effet.
« Bonjour… » dis-je à l’égard de tout le monde. Je regarde tour à tour les trois personnes présentes dans la pièce. Théa paraissait inquiète mais soulagée. L’inconnu dans le fauteuil me souriait de manière polie, tandis que l’infirmière se pressait déjà vers la salle de soin. Je n’avais pas encore vu l’homme inconscient qui jonchait à même le sol, c’est donc ainsi que cet inconnu m’avait sauvé ?
« Que s’est-il passé ? Pourquoi y a un cadavre dans ma chambre d’hôpital ? » lançai-je à Théa et l’homme mystère.
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