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 Allan Spark's Origins [Episode Terminé]

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Ryo Suzuka
Message    Ven 26 Avr - 7:58





Reeborn
Cristal Tower - 97 ème étage - Salle de conférence
14h18



Allan Spark



[ ..... ] " La vraie question, mes chers confrères ... est de savoir si l'ascension de la troisième dynastie est la cause réelle de la chute du Pharaon Natomanek." Léger silence maitrisé. Un regard pétillant qui embrasse l'assemblée à la recherche d'une quelconque attention particulière " - Car il ne fait aucun doute, au regard des expertises de datation au carbone 14, qu'il existe un lien entre les connaissances acquises dans [ .... ] et des artefacts à l'origine tout aussi mystérieuse que leur utilité propre [ ....]"


Cela faisait maintenant trois quart d'heures que j'essayais de convaincre un collège de scientifiques tout aussi chevronés que moi du bienfondé de ma théorie. Chevronnés ... pour ça, je n'avais aucun doute vu la qualité du gratin présent dans l'amphitéâtre situé au 97 ème étage de la tour Cristal ... mais aussi sceptique ? Je reconnais avoir assez mal évaluée ma popularité dans le milieu ... rien qu'à voir le nombre impressionnant de regards noirs lancés de biais comme autant de flèches destinées à me faire définitivement taire. Toujours est-il que mon argumentation était suffisament étoffée pour garder un semblant d'intérêt aux yeux de mes critiques. Il faut reconnaitre également que sans l'aide inatendue de Carter* et de sa cargaison arrivée par surprise trois jours auparavant, je n'aurais jamais pu présenter le dernier fragment de ninth connu à ce jour.


Il s'agissait d'un éclat aussi pointu qu'une tête de flèche. Conditionné dans un cylindre de verre, il lévitait, comme animé d'une vie propre. Je n'avais que peu de doute sur le réel impact de mes propos tant l'envie se lisait sur le visage des trois premiers rangs. Le métal Ninth restait pour beaucoup une légende ... symbole des plus folles théories débatant de l'origine des civilations mayas, égyptienne et atlante. Certains des scientifiques présents à la conférance auraient vendu pères et mères pour pouvoir s'en procurer un échantillon, et je dois avoué que l'absence d'un service de sécurité conséquent jouait de manière insidieuse sur mon transit intestinal.


Tandis que je continuais d'exposer ma thèse, appuyée par des extraits de notes griffonées au crayon - propriétées du Professeur Hall - et usant de ma main droite, prolongée d'un pointeur laser pour animer l'imposant écran blanc sur lequel était diffusé mon powerpoint, je tentais de dissimuler à la vue et au su de tous la douleur qui pulsait dans le creu de mon autre main. Bandée amoureusement par ma douce au soir de ma blessure, trois jours auparavant, je n'avais toujours pas trouver le temps de consulter un médecin. 20 dollards que ce clou rouillé m'avait refilé le tétanos. 10 dollards de plus que Sam' ne pourra s'empêcher de venir se trémousser devant moi, arguant du nombre de fois où elle m'avait dit de porter des gants de manutention durant les inventaires.

Mon regard finit enfin par la trouver ... toujours aussi belle, rayonnante comme une déesse grecque. Nos regards se croisent. Elle me sourit avant de se rendre compte de ma douleur. Ses yeux se plissent, formant de fines ridules sur son front. Elle me fait signe discrètement ... manifestant son inquiétude. Je tente de la rassurer d'un léger mouvement de tête et d'un clin d'oeil malicieux. Echec, elle me connait que trop bien.


Regardant sa montre, elle m'intime l'ordre d'en terminer d'ici dix minutes. Je connais cette tête ... et n'ai que peu de chance de la convaincre du contraire. De toute manière, une pause m'apparait comme salvatrice. Un mouvement de jupe, de nouveau un sourire, un rapide pas de côté et voilà ma petite princesse qui m'apparait au fond de la salle. Ses boucles dorées lui tombent sur les épaules. Ses grands yeux bleus brillent de malice. Je la vois qui s'amuse à faire rouler le petit pendantif que je lui ai offert hier matin. Je devrais être gagné par la honte d'avoir détourner un trésor du passé ... mais étrangement, Carter n'en faisait pas mention dans son inventaire. Ne dit on pas ... pas de trace, pas de vol ?


La douleur se fait plus intense encore. Coulant un regard sur le cadran numérique de l'horloge murale, je consulte mes notes et en déduis qu'il me faudra un peu plus de cinq minutes pour annoncer ma transition. Tout en continuant de parler, je fais signe à Sam' et Amy: trois fois cinq doigts, soit approximativement quinze minutes avant de les rejoindre. Sam' lève les yeux au ciel. Je la vois s'accroupir et chuchotter à l'oreille de notre fille. Vu la joie qui illumine alors son visage, j'en déduis qu'une virée dans la boutique Disney vient d'être promise. Située trois étages plus bas, cela lui permettra de patienter plus facilement.
Se relevant , nos regards s'accrochent de nouveau. Elle m'envoie un baiser avant de s'engouffrer dans l'halo lumineux du sas de sortie de la salle de conférence.En y repensant ... ce fut notre dernier baiser échangé ...


14H23 ... Cristal Tower.







HRP



Carter* : Il s'agit de Carter Hall également connu sous le nom de Hawkman (je vous invite à consulter Google pour plus d'info ^^


Dernière édition par Allan Spark le Mar 30 Avr - 23:24, édité 1 fois
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Aïtor Zuri
Message    Lun 29 Avr - 13:47





REEBORN
Quartier FINANCIER - CRISTAL CORP
11H40





Jack Anderson arrivait tout juste au pied de la tour Cristal Corp, lunette sur le nez, mallette dans la main, dans un costume impeccable au possible. Il devait une nouvelle fois donner une conférence sur l'avancement de ses recherches en occultant une grande partie de la vérité afin de cacher ses véritables intentions vis-à-vis du projet. Il s'agissait d'une véritable perte de temps que de parler à tous ses ignares et jouer de faux semblants en leur souriant et feignant la sympathie. Mais cette conférence recelait tout de même un intérêt vitale, permettre d'obtenir de nouveaux fonds pour ses recherches. Il lui faudra tout de même lâcher quelques informations qui soulèveront des questions pour manifester l’intérêt des investisseurs et justifier les fonds utilisés jusqu'à présent.

Il était encore une fois partie pour une après-midi insipide et ennuyeuse à discuter avec ces personnes qu'on nommaient collaborateurs et qui devaient être censés l'assister dans ses recherches, mais au final ce n'était qu'une équipe d'incompétents qui le ralentissait plus qu'autre chose et l’empêchait de travailler sereinement. Plus vite il en aurait fini ici, plus vite il pourrait se remettre au travail et quitter cette stupide identité qu'il avait dû se créer en tant que doctorant en recherches archéologiques pour obtenir ce poste. Ces crétins avaient été plus facile à duper qu'il ne l'aurait imaginé, mais il avait besoin de leur argent et en attendant il devait se plier à leurs désires et présider cette maudite et inutile conférence.

Une fois sortis de l'ascenseur, Jack remarqua que la presse était présente, encore une idée du directeur pensa-t-il, pour montrer à tous que sa société était à la pointe de la technologie et se faire bien voir de l'opinion publique. Leur présence compliquait la tâche et la rendait encore un peu plus insupportable, mais comme toujours il devait s'en accommoder, Le plus ennuyeux était qu'il devait annoncer quelque chose pour qu'on le laisse tranquille. Mais ces journalistes mettent toujours leur nez partout et auront sûrement des questions à poser auxquelles il n'avait aucunement envie de répondre. Il ne devait pas compter sur eux pour avoir la paix, loin de là.


* Je sens que je vais encore bien m'amuser aujourd'hui ... *






HRP



Je poste après bien que cela ce passe avant, mais au même endroit quelques heures auparavant, JL tu me dis si tu veux que je le poste autre part ^^
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Ryo Suzuka
Message    Mar 30 Avr - 21:59





Reeborn
Cristal Tower - 97 ème étage - Salle de conférence
14h34



Allan Spark


"- [..] ainsi … avant d'en terminer et vous laisser vous avancer plus en avant vers les trésors archéologiques disposés tout autour de moi, je tenais à remercier la fondation "Arkanet" de m'avoir permis de partager avec vous le travail du Professeur Hall. Sa disparition fut une réelle tragédie … pour nous tous ... ainsi qu'une grande perte pour l’Égyptologie. » Léger silence, comme pour marquer le deuil qui me touche personnellement."- Et croyez moi lorsque je vous dis que l'Histoire de demain n'aura jamais la même saveur que celle rapportée par Carter dans ses travaux personnels. Carter Hall était un visionnaire ... et il nous manquera indéniablement ... " Du coin de l'oeil, j'observe les diodes lumineuses battre le tempo, à mesure que les secondes s'égrainent sur le disque infini de LED qui constituent l’imposante horloge murale. D'ici quelques minutes je pourrais enfin rejoindre Sam et Amy trois étages plus bas.

Et il ne fait aucun doute que ma petite princesse aura réussi à convaincre sa mère de lui acheter une poupée à l'effigie de Rayponce - héroïne Disney que notre petit ange n'avait de cesse d'admirer sur l'écran HD du salon à toute heure de la journée.

Amy - 4 ans et demi - rêvait en effet d'avoir des cheveux aussi beaux et longs que son idole … et l'idée qu'elle puisse trouver un beau prince charmant - aussi beau que son papa selon ses propres termes - l'enchantait au quotidien … et me donnait des nausées par la même occasion.


"- [..] Et puisque une fondation n'est rien sans ses mécènes, je tenais à saluer personnellement l'engagement de Monsieur Anderson et son initiative de nous réunir tous en cette magnifique journée » Nos regards se croisèrent alors. Il était assis à quelques mètres de moi, en contrebas, et me fixait de ses petits yeux pétillants cachés derrière les verres de ses lunettes. C'est alors qu'il se leva pour monter à son tour à mes côtés* Mon Dieu qu'il ressemble à Daniel* Absolument tout dans cet homme me rappelait mon vieux Dany. Même Sam s'était laissée prendre au piège de la ressemblance. Aurait il eu un frère jumeau dont il m'aurait caché l'existence ? Rien ne me semblait logique à cet instant et plus le temps passait, plus je me sentais mal à l'aise à proximité de cet inconnu au visage si familier. Cela ne pouvait plus durer. C'en était même tellement troublant que ….


La détonation aurait pu presque passer pour un chasseur franchissant le mur du son s'il n'y avait eu le blast quelques centièmes de secondes plus tard. Les vitres volèrent en éclats comme autant de projectiles létaux. En l'espace d'un battement de cœur, ce qui fut une réunion d'intellectuels devint le théâtre d'un chaos innommable. L'onde de choc fut tellement violent qu'elle souffla les doubles portes vers l'intérieur de la pièce. L'énergie cinétique ainsi développée n'eut aucun mal à trancher les corps de deux malheureux professeurs qui se trouvaient sur la trajectoire des lourds panneaux de bois. Les fixations des strapontins cédèrent sous la pression de l'air, transformant l’amphithéâtre en un maelstrom de chair et d'acier, scellant la vie de bons nombres d'invités.

Plongé dans une blancheur presque rassurante, je n'avais plus aucune notion de mon environnement. Mes sens étaient comme inhibés par la douleur. Son – odeur – goût … autant de sensation qui n'avaient plus aucun sens en cet instant. La balance des couleurs s'était réduite aux nuances de gris et de cramoisi. Mes tympans s'étaient littéralement déchirés et un fin filet rouge s'écoulait le long de mon cou. J'avais le goût du sang qui saturait mes papilles sans pour autant déterminer s'il s'agissait du mien ou celui de mes camarades. Mes chairs hurlaient à chacun des spasmes qui m'agitait

Et pourtant … au mur … le cadran circulaire n'avait allumé que deux petites LED rouges …


la troisième s'éclaira en même temps que s’engouffrait le souffle thermique et les flammes de l'enfer. Tout ne fut alors que blancheur.



Reeborn
Cristal Tower
12h00



"- Hey mais c'était quoi ça ? » Le coup avait été direct – comme à son habitude. La claque résonnait encore dans mon crâne lorsque je me tournais vers ma moitié, les yeux pétillants de larmes qui ne pouvaient raisonnablement sortir sans mettre à bas des années de sexisme familiale. J'avais beau faire le plus beau de mes sourires, rien n'y faisait et je me devais de trouver dans la journée le plus joli des bouquets de fleurs à offrir à la plus belle des femmes.

"- Oué c'est ça ! Fais moi croire que c'est pas son postérieur – taille fillette - que tu matais ? Espèce de vieux pervers ... j'te rappelle qu'il y a ta fille juste à côté !!" Le son de sa voix était cinglant. Je me sentais comme un petit garçon qu'on aurait attrapé la main dans le pot de confiture. Je tentais de recouvrer un semblant de contenance, le cortex cérébral chargé des mensonges masculin en ébullition ...
" - Mais non ... Arrête Sam, j'te jure que c'est sur la moto que j'avais maté ... Tu n'imagines pas combien c'est rare de croiser une ... Non! Non ! Non! pas la tête !!! Merde Sam ... arrête, on nous regarde ... j'suis célèbre ici ... tu peux pas [...]"
"- Maman ?" Une petite voix émerge des pans de la robe de la jeune femme. Une petite tête blonde, les yeux pétillants tente de se faire entendre en levant un doigt comme sa maitresse de maternelle le lui a appris. "- Pourquoi tu mets la fessée à papa ?"
" - Et voilà ... t'es contente ? Belle image que tu donnes de moi à notre fille.
Me tournant vers son visage potelé. " - Ne t'inquiète pas ma chérie, maman et papa s'amusent à [ ...]" "- Non mon ange, c'est juste que papa est un gros cochon" " - Raaaaaa Sam !!! Je ... Me retournant vers elle, je la vois enfin sourire. Elle est si belle. Quand à Amy, la voilà partie pour 10 minutes de folie. Chantonnant au milieu de la foule dans le grand hall de la Tour Cristal. "- Papa est un cochon ! Papa est un cochon ... spider cochon, spider cochon, il peut marcher au plafond ... est ce qu'il peut faire une toile ... biensur que non ... c'est un cochon!!!

Alors que j'observe sa mère peiner à étouffer un fou-rire, mon attention est attirée vers un homme que je n'avais plus revu depuis trois années. A une vingtaine de mètres plus en avant, il traversait d'un pas assuré le hall en direction des ascenseurs. Je ne pouvais me tromper, c'était bien son visage ... Malgré quelques années de plus, il avait été le témoin de mon mariage et le parrain de ma petite Amy.

Entrainant Sam et Amy dans mon sillage, je tentais de le rattraper avant qu'il ne s'engouffre dans l'ascenseur. Il se trouvait de dos lorsque ma main bandée se posa sur son épaule. D'un geste sec, je le forçais à se retourner. C'est alors que je vis son visage et que mes doutes s'envolèrent. La joie de le revoir fut plus forte que la bienscéance appropriée au lieu.

"- Hey Dany!!! Merde alors! Qui m'aurait dit qu'il me fallait quitter Boston pour revoir ta tête de sceau!" Me tournant vers Sam et Amy. " - Les filles, regardez qui voilà. Regarde Amy, c'est tonton Dany"

A cet instant, je n'avais pas remarqué le masque d'indifférence que portait mon meilleur ami. A cet instant, j'étais litéralement incapable de sentir le danger ... de protéger ceux que j'aimais ... comme maintenant ...



Reeborn
Cristal Tower - 97 ème étage - Salle de conférence
14H45




Battement de coeur ... j'étouffe ... j'ai l'impression que mes poumons sont devenus incapables de fonctionner ... comme obstrués par le mélange de sang, de poussière, de fumée. Battement de coeur ... tout mon corps hurle de douleur et pourtant je n'ai qu'une envie ... celle de me lever. J'ignore ce qu'il vient de se passer ... mais je sais une chose ... là bas ... à trois étages de moi ... les deux seuls amours de ma vie doivent avoir très peur. Battement de coeur ... j'entends encore des gémissements, des cris, des râles de mourants ... Ce ne peut être moi ... Sam !!! Amy !!! J'arrive !!! Dans un hurlement, je parviens à me relever sur un côté. Je suis en enfer.
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Ryo Suzuka
Message    Mer 1 Mai - 22:39





Reeborn
Cristal Tower - 97 ème étage - Salle de conférence
14h50



Allongé sur le flanc, la chemise ensanglantée tailladée par de multiples shrapnels, je n'étais qu'une petite créature blessée - insignifiante petite chose perdue au milieu des sept enfers de Dante. Je tentais de me raccrocher à n'importe quoi pourvu que cela m'empêche de sombrer dans la folie.

En appui sur mon coude gauche, je laisse ma main droite errer sur le sol à tatons. Le monde autour de moi n'a plus aucune couleur. Il s'agit juste d'une mélasse compacte et opaque capable de capter chaque particule de lumière et l'enfermer dans dans un prisme invisible.

Mes poumons hurlent de douleur à chaque inspiration, astreignant ma cage thoracique à d'infimes mouvements. Je peux sentir les flammes non loin de moi.

Sentir ... je n'imaginais pas combien la chair humaine carbonisée pouvait avoir une odeur si infâme. Pris de spasmes, évoluant rapidement en nausée, je vomis si fort que j'en hurle de douleur.

Après quelques secondes interminables, ma main finit par rencontrer quelques choses de solide. Je peux sentir la douceur d'un tissu – je peux en sentir ses fibres, ses coutures ... poursuivant mon tâtonnement, je perçois une certaine moiteur, quelque chose d'humide – avant de parcourir mes doigts sur les anfractuosités d'un membre aussi raide qu'un bout de bois. * Oh mon Dieu !!!* Je retire ma main du corps sans vie comme s'il s'agissait d'une brûlure. De nouveau pris de nausées, je sens que je perds le contrôle. L'esprit humain n'est pas fait pour endurer tout ça ...

Des larmes inondent mes joues. J'arrive presque à percevoir leur gout salé malgré l'âpreté de l'air ambiant. Mes tympans sont si blessés que les sirènes anti-incendie paraissent insignifiantes au regard des acouphènes qui me perforent le crâne. Dans un ultime effort, je parviens à saisir une moulure d'un des piliers sur lesquels j'avais été projeté. Me hissant de toute mes forces, je finis par me redresser.

Balayant mes mains sur mon corps à la recherche de blessures plus importantes, je finis par lâcher un soupir de soulagement lorsque je me rends compte que j'ai encore mes deux mains et mes deux jambes. Certes, j'ai une sale blessure au niveau de l'aine, certainement un éclat de verre qui s'est enfoui plus profondément que les autres, mais cela ne m’empêchera pas de marcher et de rejoindre les étages inférieurs. * Ces putains de terroristes ! Ça ne leur a pas suffit de massacrer des innocents à Boston, il leur fallait nous faire subir un 11 septembre-bis ... *

Piétinant comme une personne âgée, je tente de m'approcher lentement, les bras en avant, vers ce que j'identifie comme étant la sortie. Il s'agissait d'un puissant halo de lumière, un arche contrastant avec l'opacité de la fumée. Je faillis trébucher une bonne dizaine de fois sur des morceaux de chairs difficilement identifiables. Tremblant de tout mes membres, il me fallu une bonne dizaine de minutes avant de m'engouffrer dans cette brèche.

L'air devint si pure en quelques secondes que je faillis perdre connaissance. Le choc thermique fut si intense que des frissons animèrent le duvet de mes bras. Je venais de passer d'une chaleur étouffante à une fraîcheur presque glaciale. Ce n'est qu'une fois que mes yeux se furent habitués à la luminosité excessivement forte qu'une vague de folie me submergea. Coupés de toute énergie, mes membres inférieures lâchèrent. De puissants sanglots s'emparèrent de moi alors que je me trouvais à quatre pattes. A cet instant, il me semblait que mes hurlements étaient couverts par les puissantes bourrasques de vent qui virevoltaient autour de moi. Je me trouvais au bord de ce qui fut autrefois la cage centrale du bâtiment. Il n'en restait plus qu'une grossière balafre - comme sectionnée à l'aide d'un scalpel gigantesque.

" - Amyyyyyyyyyyyyyyy !!!!!! Nonnnnnnnnnn !!!! Oh mon dieu mon bébé .... "
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Ryo Suzuka
Message    Mar 7 Mai - 14:35





Reeborn
Cristal Tower - 97 ème étage - Ruine du hall central
15h07

















Plusieurs minutes s'étaient déjà écoulées sans qu'Allan n'ait bougé d'un iota. Comme tétanisé, il se tenait au bord d'un gigantesque précipice, fait de bric et de broc, de débris et de vestiges de structures métalliques brisées. En appui sur ses deux mains, farouchement ancrées dans le béton, il ressemblait à une de ces gargouilles visibles depuis le parvis de la cathédrale de Notre Dame de Paris. Les yeux vides de toute substance, les joues noircies par la suie, inondées de larmes salées, les lèvres entrouvertes sur lesquelles s'écoulait un filet de bave qui venait s'échouer sur le sol morcelé, il ne donnait l'impression d'être encore en vie que par les infimes mouvements de sa cage thoracique qui venaient animer son corps meurtri.

Face à lui, aussi loin que son regard puisse porter, il n'y avait que désolation et souffrance. Le bâtiment gisait comme une bête éventrée se vidant de son précieux liquide, offrant une vue inédite sur la baie de Reeborn et ses bateaux entrant au port … car oui, la vie continuait de suivre son cours … et à quelques dizaines de pâtés de maison, nul n'avait conscience du drame qui venait de frapper la ville en son sein. Des familles entières venaient d'être brisées par la folie de fanatiques et personne n'en avait encore conscience.

Spark n'était pas un soldat. Son esprit n'avait pas été forgé au fil des entraînements et des combats à supporter de telles épreuves – à assimiler la mort sous la forme la plus brutale … la plus pure. Partout autour de lui gisaient des corps déchiquetées – hommes, femmes, enfants, vieux, jeunes, blancs, noirs … cela ne faisait aucune différence car la couleur de leur sang ne formait qu'une même entité et … au fond … ce n'était plus un problème pour personne.

Perdu dans les limbes de la folie, Allan tentait de se raccrocher à la réalité par tout moyen. Rien de tout cela n'avait de sens. Il y a seulement quelques minutes, il souriait à sa moitié, frustré de ne pouvoir prendre son enfant dans ses bras et maintenant … maintenant il ne restait rien … Fffffffffffffff – à moins d'un mètre de lui un corps fila vers les étages inférieurs, rebondissant comme une vulgaire poupée de chiffon, se brisant dans d'atroces bruits de craquement sur chaque paroi qu'il croisait, avant de disparaître dans un abyme confus. A cet instant, il eut la certitude d'avoir eu le temps de croiser son regard … et d'y avoir lu la sérénité sur fond de larmes. * Mon Dieu, ces gens sont des survivants … et ils ont pourtant choisi de se suicider ? *

Cette idée eut l'effet d'un déclic. Il restait donc des survivants. * Mais espèce d'idiot, bien sûr qu'il reste des survivants !!! Et s'il reste le moindre espoir que Sam ou Amy soient encore en vie – mon Dieu Amy … tu dois être terrorisée ma chérie … je ne peux rester là.* Dans un dernier spasme – vestige des sanglots qui l'avaient parcouru jusqu'alors - Allan se releva avec difficultés, engourdi par les bourrasques glaciales qui semblaient avoir trouvé, dans les ruines de la face nord du bâtiment, un terrain de jeu idéal.

Un pas … puis un autre …. puis un autre … ma destination … le 94 ème étage … mon objectif … le magasin de jouet.
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Ryo Suzuka
Message    Dim 12 Mai - 9:29



♫ Musique d'ambiance ♫



Reeborn
Cristal Tower - 97 ème étage - Ruine du hall central
15h11

















Perché à plus de sept mètres de hauteur, au sommet de ce qui semblait être le vestige d'un escalator hors d'usage, Allan dominait du regard ce qui restait de l'étage inférieur. Un petit panonceau – dont les néons brisés grésillaient au contact de la poussière – indiquait « 94rd Floor »

En sueur, le visage noirci par la poussière et la suie, il cherchait une solution pour franchir les derniers mètres qui le séparait de la dalle principale. Les pans de sa chemise blanche virevoltaient au gré du vent contrastant avec la tâche écarlate visible sur son flanc droit et qui, imbibait de sang, s'était collée à sa peau. Il avait perdu beaucoup de sang mais l'hémorragie avait cessé depuis quelques minutes maintenant. Il semblait épuisé. Ses traits tirés lui donnaient facilement quinze années de plus.

S'autorisant quelques secondes pour reprendre son souffle, son visage se barra d'une moue de dégoût lorsque ses yeux se portèrent à hauteur de ses mains. Sa descente vers les étages inférieurs avait été rendue aisée en partie grâce à l'affaissement d'une partie de la dalle du 96 étage. Allan l'avait découvert par hasard alors qu'il cherchait un peu d'eau pour étancher sa soif et laver sa plaie en passant par un petit salon situé à quelques mètres de la salle de conférence. L'angle de la structure brisée devait avoisiner les 75° sur un dénivelé de cinq à six mètres. Il n'avait eu qu'à se laisser glisser lentement en jouant de ses ongles pour freiner sa vitesse, gagnant ainsi son sésame vers le 95 ème étage.

L'obstacle suivant serait beaucoup moins facile à franchir. Il avait beau faire le compte des possibilités qui s'offraient à lui … s'il écartait d'office la descente par la face nord de la structure, il ne lui restait que la partie d’accrobranche qui l'attendait sur sa droite. Sur le papier, il n'y avait rien d'extraordinaire : trois poutres métalliques déchiquetées par l'explosion et dont les extrémités se croisaient dans un schémas complexe au centre de ce qui fut autrefois le grand hall du bâtiment.

La traversée se comptait sur une dizaine de mètres maximum et se terminait sur la partie supérieure d'un faux plafond à demi effondré d'un magasin de sport. Rien de bien compliqué à priori … mais c'était sans compter sur les trois cents mètres de chute libre qui l'attendaient s'il venait à perdre l'équilibre une fois la balustrade centrale franchie.

Allan se forçait à ne pas regarder en bas. De grosses gouttes de sueur s’éclipsaient depuis sa nuque s'engouffrant plus bas en jouant de ses muscles le long de son dos. Il s'essaya une première fois avant de faire rapidement marche arrière pris de nausée. Il n'avait pas pris conscience de la violence des courants aériens au centre de la structure et ce premier échec après quelques pas seulement entama lourdement sa détermination. Il en arriva également à la conclusion que sa chemise déchirée lui poserait problème face aux bourrasques, tout comme ses mocassins hors de prix dont les semelles collées de sang et de matières organiques n'offraient plus aucune adhérence.

Le contact entre ses plantes de pieds et la balustrade métallique était glacial. Il sentit poindre un commencement de crampe lui tordre le pied, crampe qu'il chassa aussitôt par de rapides mouvements de la cheville. Sa chair était parcourue de frissons à mesure qu'il progressait plus en avant au centre du gouffre. Allan savait qu'il s'était avancé trop loin pour pouvoir faire demi-tour. Non seulement le risque de chute était élevé, mais il pouvait sentir la poutre s’affaisser un peu plus à chaque pas. Il pouvait entendre le crépitement du béton qui s'effrite et le craquement de ce qu'il restait des fondations céder sous son poids.

Il était presque au centre du bâtiment lorsqu'il atteignit l'extrémité de la seconde poutre. Les courants d'air étaient d'autant plus violents que l'explosion avait manifestement soufflée tout un angle complet du building. Les gouttes de sueur s'étaient littéralement évaporées au contact de l'air et Allan grelottait, brisant le silence tout relatif, par des claquements de dents. La troisième poutre n'était qu'à 60 cm de lui, en contrebas, un petit saut d'enfant, rien de bien compliqué ... mais à trois cents mètres de hauteur cela laissait un goût métallique dans la bouche. Il savait qu'il n'avait plus le choix. Il devait rejoindre l'autre côté, non pas pour lui … il le devait pour sa petite fille qu'il imaginait tremblant de terreur, cachée dans un recoin du bâtiment, collée contre sa mère qui tentait de la rassurer en lui disant que son papa serait bientôt là. Allan s'était raccroché à cet espoir, dernier moteur justifiant la succession de battements de cœur qui le maintenaient en vie.

S’essuyant les yeux d'un revers de main, coupant sa respiration, il s'élança dans le vide, visant l'autre plate-forme du mieux qu'il pouvait.

La réception fut parfaite. Allan retomba sur ses deux pieds, cherchant son équilibre à la manière des champions de houla-hop. S'il avait eu quelques secondes de plus il se serait autorisé un cri de joie … mais seul un cri de peur s'échappa lorsque la barre céda en partie sous l'amplification du poids par le saut. Il glissa alors inexorablement dans le vide ... destiné à une mort certaine trois cents mètres plus bas ...

… puis s'accrocha d'une main à une tige métallique tenue à la structure par un gros boulon. Allan hurla de douleur, les ligaments de son épaule menaçant de se déchirer. Son corps entier pendait dans le vide, vulgaire poupée de chiffon balancée au grè du vent. Ses doigts le faisaient souffrir, les échardes métalliques s'enfonçant profondément. Désespéré, il tentait de raccrocher sa seconde main, se dandinant comme un ver au bout d'un hameçon. En dessous de lui il n'y avait qu'un gouffre fumant d'où jaillissait par moment des langues de feu à la manière d'un fouet. Si J.R.R TOLKIEN avait été là, il aurait pu se satisfaire d'une vision du Balrog au fond de la Moria.

C'est à cette instant qu'un rayon vert émeraude perça la fumée. C'était magique, hypnotique. Les fines particules de poussières s'illuminèrent tels des perséides au milieu du néant. Allan avait entendu parler à la télévision d'expérience de la mort mais il s'était imaginé voir un tunnel … pas un effet spécial tiré d'un des films de Star Wars.

Complètement absorbé par la lumière et la magie du moment, il en oublia ses maux, ses doutes et son désespoir. Ses pupilles brillaient de cette couleur verte. Il se résigna à lâcher la barre pour rejoindre ce havre de paix couleur émeraude.

Son salue ne résida que dans un murmure féminin qui venait de l'autre côté de la plate-forme :
- Pitié monsieur, il faut tenir. Aidez moi je vous en supplie. Je ne veux pas mourir.
La lumière se coupa aussi soudainement. Cela n'avait duré que quelques secondes. Allan avait perdu sa chance. Le passage s'était refermé. Mais il n'avait pas rêvé, il avait bien entendu une femme l'appeler au secours. Toujours prisonnier de sa folie, il grogna :
- Sam ? C'est toi Sam ? J'arrive ma chérie. Ne t'inquiètes pas


Nouveau grognement – une seconde main qui s'accroche – un cri de douleur – une traction – cinq mètres franchis en rampant – un soulagement – presque un sanglot d'enfant – cette voix ? - Sam ?

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Ryo Suzuka
Message    Mar 14 Mai - 10:00





Reeborn
Cristal Tower - 94 ème étage - Magasin de sport




Tandis qu'il se laissait glisser du haut des derniers mètres qui le séparaient de la dalle principale du 94ème étage, Allan semblait habité par l'esprit d'un fou. Les yeux hagards, les cheveux hirsutes, il avançait par petit pas, pieds nus, tâtonnant presque du bout de ses doigts ensanglantés le décors autour de lui comme s'ils pouvaient le renseigner sur sa destination.

Son corps meurtri par sa condition de survivant luisait sous la lumière blafarde de néons fatigués. Son épaule le faisait souffrir. Il n'était plus qu'un morceau de chair ensanglanté – véhicule de douleur et de peine – errant dans un décors de désolation. L'Armageddon s'était abattu sur sa petite vie et il y avait survécu. Il avait fait la nique à la grande faucheuse et maintenant cette pute cherchait à récupérer le coup … cette idée l’entraîna dans un fou rire teinté d'une douce folie.

- Pitié monsieur, je vous en prie !! Ne me laissez pas. Je ne veux pas mourir ainsi !

* Encore cette voix ? Suis encore en train de rêver ?*

Stoppé net au centre de ce qu'il restait du rayon fitness, il chercha du regard d'où pouvait provenir l'origine de ce murmure. Il la trouva allongé sur le ventre, le visage tuméfié, les jambes coincées sous un rayonnage soufflé par l'explosion. Elle le regardait de ses grands yeux mouillés de larmes, l'implorant de l'aider.

Allan l'observait, une lueur étrange au fond des yeux. Son rythme cardiaque s’accéléra, son souffle se faisant plus fort, des spasmes l'agitèrent à nouveau avant que ses jambes ne se défaussent sous son poids. Il chuta à genoux, observant toujours la jeune femme dont les larmes s'étaient transformée en sanglots.
- Pitié monsieur. Ne me laissez pas comme ça. Je ne veux pas mourir ici. Je vous en prie !!! Sa voix n'était plus qu'un gargouillis de détresse et de larmes. Elle était piégée comme un petit animal et avait bien compris que son agonie serait longue et douloureuse.
- Tu … Tu … Il arrivait à peine à parler. Derrière lui, le bâtiment continuait de s’effriter sous les explosions secondaires de conduite de gaz. A quelques dizaines de mètres de lui, un puissant projecteur éclaira l'entrée du magasin avant de dévier plus à gauche sur un restaurant Mc donald. Les pales de l'hélicoptère de secours frappaient l'air dans un bruit assourdissant soulevant de gros nuages de poussières. Le projecteur fouilla les débris quelques secondes de plus, cherchant d'éventuels signes de survie puis il disparu vers les étages inférieurs. Tu … Tu …. Tu n'es pas Sam. S'en fut trop. Allan frappa le sol dans un cri de colère. Tu n'es pas Sam !!
- Pitié Monsieur, aidez moi. Je m'appelle Théa. Je peux vous aider moi aussi. Je peux vous aider à retrouver Sam. Ne me laissez pas comme ça !! je vous en prie !!
Allan releva la tête. Il ne pouvait pas la laisser là. Il le savait. Il s'était toujours efforcé d'être un gars réglo et un bon père. La laisser là signait sans aucun doute son arrêt de mort …
… Mais il y avait Sam et Amy qui l'attendaient quelque part … et chaque minute perdue risquait de leur manquer.

Serrant les poings, il se résigna. Se relevant difficilement, il fit demi-tour murmurant dans un souffle un « je vais revenir » à l'attention de la jeune femme. Théa se mit à hurler de terreur :
- Non !!! Ne me laissez pas !!! Pitié !!! mais l'homme était déjà hors de son champ de vision. Elle tenta de s'extraire de son piège métallique en gigotant comme un petit asticot. Sa tentative se solda pas un nouvel échec et elle sanglota durant de longues minutes avant de tomber dans les pommes, épuisée comme un petit animal qu'elle était.

L'écho de ses cris se répercuta durant de longues minutes dans les rayons du magasin. Allan pleurait. Il aurait voulu prendre le temps de la rassurer, il aurait voulu lui expliquer ses intentions … mais chaque seconde perdue risquait de coûter la vie à sa femme ou à sa fille. Il se devait donc de faire vite. Il avait déjà réussi à trouver le rayon randonnée/chasse et pêche d'où il avait tiré deux sac à dos, une paire de rangers et un semblant de treillis militaire propre. Il n'avait pas voulu perdre du temps à se faire un bandage autour de la plaie qui lui barrait l'aine. Une bombe d'antiseptique et un pansement handsaplast avaient donc fait l'affaire.

La blessure le cuisait encore alors qu'il enfilait un sweat shirt à capuche. Continuant sa progression au milieu des cadavres et des décombres, il s'arrêta prendre des boissons énergétiques et des barres de protéines avant de revenir vers la jeune femme. Il la trouva inconsciente, un large tâche de poussière imbibée de larmes autour de son visage. Il s'accroupit, lui caressant une mèche de ses cheveux – comme il aimait le faire à sa petite Amy – Puis approchant son visage du sien, il lui murmra :
- Théa ? Théa, réveilles toi. Je vais avoir besoin de toi. Je ne pourrais pas y arriver seul. Elle marmonna quelque chose alors que ses paupières s'animaient. Vous êtes … vous êtes revenu ? Allan décrocha un sourire las. Bien-sur que je suis revenu. Tu croyais quoi ? Il fallait juste que je me change pour notre premier rendez vous. Ce fut alors à Théa de lui rendre son sourire.
Utilisant une barre de développé-coucher pour faire levier, Allan réussit sans trop de mal à libérer les jambes de la jeune femme. Théa parvint alors à s'échapper et elle s'effondra dans les bras de l'homme qui venait de la sauver.
- Merci. Merci pour tout. Sans vous je serais morte. Tout en parlant, elle se jeta sur un bidon tendu par Allan ainsi que sur une barre chocolatée ultraprotéinée. Je ne sais même pas comment vous vous appelez ? Allan l'observa quelques instants avant de lâcher à demi mots : Allan, je m'appelle Allan. Et je ne peux rester plus longtemps avec toi. Je dois retrouver ma femme et ma petite fille qui doivent se trouver au magasin Disney, de l'autre côté du niveau. Je t'ai laissé un sac à dos rempli. Ca devrait pouvoir suffire pour redescendre vers les étages inférieurs. L'embrassant sur le front à la manière d'un père, il fit demi-tour, se saisit de son propre sac à dos et s'engouffra en direction de la sortie du magasin.


Une petite voix perça le silence. - Allan ? Attendez moi. Vous m'avez sauvé la vie. Je vous en dois une moi aussi … et puis … pour tout vous dire … je ne saurez sortir d'ici en vie toute seule.
Sans se retourné, Allan sourit une nouvelle fois. Il avait espéré en silence que Théa prenne cette décision. Il avait bien compris que s'il devait continuer tout seul, la folie qu'il commençait à sentir poindre au fond de lui pourrait prendre le dessus. C'est donc à deux qu'ils franchirent le sas de sortie du magasin, retrouvant la vision de chaos du gouffre qui s'étendait devant leur yeux. Allan sentit la main de la jeune Théa se refermer sur la sienne. C'était encore une petite fille et elle était terrorisée. Il répondit à son tour, tentant de la rassurer du mieux qu'il pouvait.
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Ryo Suzuka
Message    Mer 15 Mai - 15:36




Reeborn
Cristal Tower - 48 ème étage
15h20



A chaque impact, la cage d'ascenseur renvoyait un puissant écho métallique dans toute la structure. Les deux hommes en tenue d'intervention s’efforçaient de venir à bout des doubles portes donnant accès au trémie principal. Leurs ordres étaient clairs : Infiltration – progression jusqu'au 96ème étage – puis capture de la cible. Sur le papier, rien de bien compliqués, ils avaient été entraîné pour ce genre de mission, mais la réalité du terrain s'imposait d'elle même. Leur bélier était sur le point de briser les dernières défenses des lourds panneaux d'acier.

Ils avaient quitté « Echo 2 » dans les niveaux inférieurs. Eux aussi avaient leurs ordres et leurs cibles.L'opération avait été soigneusement compartimentée par l'Agence, de sorte que personne ne sache réellement combien d'équipes avaient été déployées sur le terrain et combien de cibles étaient réellement recherchées. Progresser jusqu'au 48 ème étage n'avait pas poser de problèmes particuliers mais l'explosion avait rendu totalement inaccessible l'ascension par les escaliers leur imposant ce mode de franchissement.

Davon Sampton les observait d'un œil amusé tandis que son radio tentait d'établir une connexion avec le QG. Il portait l'uniforme des officiers d'élite de l'agence, une combinaison ignifugée de couleur noir, renforcée de kevlar et de plaques de céramique. Son visage était masqué par une cagoule noire et crème qui ne montrait que ses yeux. Il commençait à afficher son impatience, le tapotement de ses doigts sur la cross de son Colt M4 se faisant de plus en plus fort.

- Hey Miguelito ? Tu t'fous d'moi ou quoi ? Tu veux une permission pour m'ouvrir cette putain de connexion sécurisée avec Chekmate ? Sa voix restait neutre mais l'on pouvait y déceler une pointe de colère froide. Son radio était un ami dans la vie civile – Miguel Rodrigez, marié et père de deux beaux adolescents, amateurs de baseball. Ils étaient d'ailleurs chez lui, tentant de réparer sa moto lorsqu'ils reçurent le top action sur leur bipper. Ils embrassèrent leurs femmes qui papotaient dans la cuisine au moment de partir, leur promettant de sortir au restaurant dès le retour de leur réunion non prévue. - Tu imagines bien qui si on se pointe là haut pour le chercher et qu'elle est encore là, on peut tous signer notre arrêt de mort ?- Désolé capitaine, un soucis de relais avec le fourgon stationné en bas. J'imagine que les fréquences de secours prennent le dessus. Ah … voilà, qui est fait. Tu peux parler boss. Chekmate online.
L'officier grogna alors qu'il basculait son commutateur sur la fréquence cryptée.
- Chekmate ici Echo 3.
- Transmettez Echo 3 – Ici Chekmate. Ca se passe comment pour vous ?
La voix était féminine, presque sexy

- Ca s'passe. On a pu s'infiltrer avant l'arrivée des secours. Pas trop de mal avec les flics. Pour l'instant nous sommes bloqués au 48 ème … un craquement métallique rapidement suivi d'un cri de joie et du crissement des portes qui chutaient vers les étages inférieurs le firent mentir … - Rectification Chekmate, nous étions bloqués au 48ème étage. Nous allons pouvoir reprendre notre progression. Des nouvelles de Freelancer ?
- Ne quittez pas Echo 3
… de longues secondes de silence … - Contact avec Freelancer confirmée. Extraction en cours vers Lima Echo. Vous pouvez poursuivre la mission Echo 3
- Chekmate d'Echo 3 .. Vous me confirmez que Freelancer a quitté le bâtiment ?
- Correct Echo 3.
Cette fois ci, c'est une voix d'homme qui prit la parole. Éraillée par les âges, elle n'en restait pas moins ferme et pleine d'autorité. - Autorisation de poursuivre la mission. La cible est toute à vous. Bonne chasse et n'oubliez pas. Vous devez nous la ramener vivante. Vous avez bien compris Echo 3.
- Bien reçu Chekmate. Echo 3 Terminé.
Alors qu'il coupait la communication, Davon laissa échapper un juron qui aurait fait rougir une none – et accessoirement qui décrocha un franc sourire à son pote Miguel. - Bon les gars, visiblement ils ont fait évacuer Season. On peut y aller. La cible est toute à nous. Hex ? Tu estimes à combien l'ascension ? L'ex marines terminait d'assembler les cordes et les systèmes automatisés d'escalade. Il se pencha dans la cage d'escalier et reçu une bourrasque mêlée de poussière et de débris en plein visage. Reprenant position, pris d'une violente quinte de toux, il s'ébouriffa les cheveux avant de lâcher dans un raclement de gorge. - Si on se démerde bien, je pense que d'ici 15 minutes on aura gravi la trentaine d'étages restant.
- Ok les gars vous avez entendu ? Dans 15 minutes on sera livré à nous même. Je sais pas ce qu'on chasse mais si on nous a envoyé nous, c'est que ça doit puer un max. J'veux qu'on rentre tous à la maison ce soir. Donc vous faites gaffe à vos fesses et pas de pitié avec les témoins gênants. On est pas là pour faire la une des infos. Vous êtes des pros. Vous saurez quoi faire. Go les gars. Go go go !!


Grisés par l'adrénaline, les soldats confirmèrent leurs chargeurs, vérifièrent de manière presque automatique l'équipement de leur frère d'arme et s'engouffrèrent dans la trémie. Ils accrochèrent leur dispositif d'ascension aux mousquetons mis en place par Hex et commencèrent leur ascension.



Reeborn
Cristal Tower - 94 ème étage – Magasin Disney
15h25



Théa avait perdu toute force. Effondrée, à genoux, elle n'arrivait plus à trouver suffisamment d'air tellement ses sanglots étaient puissants. Les larmes inondaient ses joues depuis plusieurs minutes maintenant. Elle ne savait pas quoi dire … elle ne savait pas quoi faire … mais y avait il quelque chose à dire ? Ou à faire ? Elle aurait dû s'y attendre … s'y préparer … mais peut on réellement se préparer à cela ?

A quelques mètres d'elle, un homme sombrait délicieusement dans la folie. Il hurlait son désespoir à la face du monde, maudissant son Dieu et tous les autres. Il ressemblait à un ange déchu, être de lumière sombrant peu à peu dans les ténèbres.
Les os de ses doigts se brisaient à chacun des coups désespérés qu'il portait sur le morceau de dalle de l'étage supérieur qui écrasait le corps de sa petite fille. Amy se trouvait là – juste à ses côtés. Il avait tant espéré pouvoir lui porter secours. La retrouver dans les bras de sa mère … *Ohhhh Sam, je n'ai pas pu le faire … je n'ai pas pu vous protéger … Pardonne moi mon amour … j'ai failli … * Il avait collé son visage contre celui de sa fille, la couvrant de baisers, cherchant encore l'espoir de sentir un pouls. - Mon bébé, tout va bien, papa est là. Je te l'avais promis. Papa est venu te chercher. Maintenant tout va rentrer dans l'ordre. On va retrouver maman et nous allons tous rentrer à la maison, à notre vrai maison, à Boston. On ira chercher un happy meal et on regardera un DVD de Rayponce, hein ma chérie ? Tu vas voir … tout va rentrer dans l'ordre. Tout ça n'est qu'un mauvais rêve. On va tous se réveiller et tout rentrera dans l'ordre …

Mais personne ne se réveilla et Théa su à ce moment là que son ami venait de perdre la raison. Elle rampa à quatre pattes jusqu'à lui et tenta de le prendre dans ses bras. - Je suis désolée Allan. Je suis vraiment désolée. L'homme détourna quelques secondes son regard de son enfant. Ses yeux n'étaient plus ceux que celui qui lui avait sauvé la vie. Ils étaient totalement vides. Ses pupilles étaient éteintes. Celui qui se faisait appeler Allan était mort. - Qui êtes vous ? Je ne vous connais pas ! Sa voix tremblait de rage et de tristesse. - Allan, c'est moi, Théa ? Tu m'as sauvé la vie dans le magasin de sport, tu ne t'en rappelles pas ? On dit des yeux qu'ils sont le miroir de l'âme. A cet instant, Théa ne voyait rien d'autre que le néant. Allan reprit – Oh Théa. Oui je me souviens. Amy, dis bonjour à Théa. C'est une amie. Théa, je te présente ma petite princesse, Amy.
- Mon Dieu Allan, Amy est … Amy n'est plus là … La jeune femme avait la voix qui tremblait
- Mais qu'est ce que tu racontes. Amy est là, juste à côté. Amy ? Ne l'écoute pas. Elle dit ça pour plaisanter, hein Théa.
- Allan, arrête, tu me fais peur. Amy n'est plus là. Elle est … elle est MORTE Allan, tu m'entends, ta fille et ta femme sont mortes !!! et tu vas suivre le même chemin si tu restes ici.
- Dégage !!!! Allan avait hurlé, rejetant violemment l'enlacement des bras de la jeune femme. - Dégage de là !! Casse toi Théa … Casse toi et laisse moi seul. Qu'est ce que tu crois ? Tu crois que tu peux m'apprendre la vie ? Tu es qui ? Laisse moi seul !!!

Bouleversée par ses émotions, Théa recula pour aller s'asseoir à l'angle du magasin. Depuis sa position, elle dominait le paysage de désolation qui s'offrait à elle tout en gardant un œil sur Allan. Le pauvre homme caressait le visage de l'enfant tout en continuant de lui parler. La jeune femme nota mentalement que la petite fille était particulièrement belle. La mort l'avait frappé certes, mais son corps était parfaitement conservé. Elle ne présentait aucune autre blessure que celle de l'effondrement. Elle resta ainsi plusieurs minutes à observer Allan s'endormir à ses côtés. Cet homme avait franchi plus d'obstacles qu'aucun autre pour retrouver ses deux amours. Se dire qu'il avait fait tout cela en vain était tout bonnement injuste.* Oliver … tu me manques * Au bout d'un moment, elle décida de retenter sa chance avec Allan. Elle s'approcha de lui et se pencha sur le corps d'Amy. Allan avait décroché un petit pendentif égyptien du cou de son enfant et il le serrait dans sa main durant son sommeil. Il semblait agité – contrastant avant le calme apparent du cadavre de l'enfant. Théa lui caressa le visage et retira sa main tout aussi rapidement. L'enfant était gelée. La jeune femme n'avait jamais vu de corps sans vie auparavant mais cela ne ressemblait en rien avec les rigidités cadavériques … c'était autre chose.

Alors qu'elle posait ses mains sur les épaules d'Allan pour le réveiller, son attention fut attirée par un mouvement à l'entrée du magasin. Elle se releva et s'approcha des caisses. Elle reçut alors un violent coup de cross derrière les rotules. Elle hurla de douleur tout en tombant à genoux sur le sol. Tournant la tête elle se retrouva face à 5 hommes armés jusqu'aux dents … dents qui n'étaient pas visibles derrière leur cagoule. L'un d'entre eux lui braqua son canon au niveau du visage. Coulant un regard vers celui qui portait une cagoule bicolor, sa voix brisa le silence :
- Qu'est ce qu'on fait d'elle boss ?



Reeborn
Espace aérien au dessus des eaux territoriales
15h15





Le front collé à la vitre latérale du cockpit, la jeune femme observait la baie de Reeborn s'éloigner tandis que l'appareil s'enfonçait plus en avant en direction de l'océan atlantique. Bercée par le bruit assourdissant des pales en rotation, elle jouait de ses doigts sur le casque posé sur ses genoux, comme autant de moyen d'évacuer ce qu'il venait de se passer. Au loin, il était encore possible de distinguer l'imposante colonne de fumée s'élever de la Cristal Tower.

Les deux hommes assis à côté d'elle avaient bien compris que ce n'était pas le moment de déconner. Le menton posé sur la crosse de leur fusil d'assaut, ils se regardaient mutuellement, jouant de mimiques dans sa direction, arrivant à communiquer sans un mot. Ces gars là avaient beau être des soldats, il n'en restait pas moins pour la plupart des pères de famille … et ils savaient plus que quiconque combien la perte d'un être cher était difficile – encore plus s'il s'agissait de son sang et de ses tripes. S'ils en avaient eu le cran, ils se seraient levés et l'auraient prise dans leur bras pour la réconforter. Mais il s'agissait de Season et tout le monde savait que dans ces moments là il valait mieux passer la main dans un hachoir mécanique … on avait plus de chance d'en réchapper vivant.

Un mèche de ses cheveux bleus vint s'abattre sur ses yeux rougis par les larmes. Elle arrivait à maîtriser ses sanglots mais elle se refusait à retenir ses larmes. Elle savait ce qu'il fallait faire, quelques secondes et tout irait mieux. Mais elle s'y refusait pour l'instant. Elle avait le droit d'être triste, elle avait le droit de pleurer, elle avait même le droit d'hurler sa peine si elle le souhaitait. Un sentiment de colère, mêlé d'une infinie tristesse, s'empara d'elle. Quelqu'un devait payer … cela ne devait pas se passer comme ça … ce n'était pas ce qui avait été convenu … les ordres avaient été modifiés en cours de mission sans qu'elle n'en ait été informée. Cela avait failli lui coûter la vie au moment de l'explosion – détail manifestement insignifiant pour son employeur – mais surtout, cela l'avait empêcher de mettre à exécution son plan B … et cela avait coûté la vie à Amy.

La peur anima le visage des deux soldats. Ils étaient facile de voir les changements d'humeur de Season et lorsque qu'un certain nombre de ses mèches virèrent au rouge vif, ils comprirent que quelque chose n'allait pas. Le plus proche d'elle mima une violente quinte de toux, prétextant avoir besoin d'un peu d'air pour s'éloigner d'elle tandis que le second frappa sur l'épaule du co-pilote. L'homme portait un masque barré de noir et crème, comme tous les officiers d'élite de l'agence. Il pivota sur son siège, coulant un regard dans la direction pointée par son frère d'arme et il aperçut les ondulation chromatiques sur le crâne de la jeune femme. Il porta deux doigts à sa bouche, sifflant assez fort pour que le son lui parvienne. La jeune femme releva des yeux interrogateur dans sa direction. Ses iris passaient du bleu ou rouge puis du rouge au bleu – fragile pulsations – L'officier lui fit signe de remettre son casque. Elle obtempéra sans mal :
- Hey Season ? Un soucis ma belle ? La voix de l'officier raisonnait dans les HP du réseau interne du cockpit. Il se voulait rassurant, presque paternel.

- Lâche moi Piercy, tu veux. J'ai pas envie de parler … tu peux comprendre ça ? La réponse fut glaciale – détails comique au regard de celui qui connaît réellement Season – L'homme activa sa pédale d’alternat et repris. - Pas de soucis ma belle, j'comprends. C'est juste qu'on survole actuellement l'océan et qu'on aimerait tous rentrer chez nous, tu saisis? C'est pas le moment d'avoir un accident si tu vois ce que je veux dire ….Season comprit alors où son Chef de groupe voulait en venir. Et pivota ensuite vers ses deux passagers, cherchant à accrocher leur regard. Mal à l'aise, ces derniers préféraient regarder leurs rangers salies par trop de poussières.

Coupant sa transmission, elle renifla, s'essuya la morve qui lui coulait du nez d'un revers de main, et s'adressa à eux d'une voix plus douce. - Désolé les gars. C'est juste que c'est un peu plus compliqué que ce que j'avais prévu. - On comprend Season, tu sais. C'est juste que … voilà quoi … on veut pas paraître égoïstes, vu ce que tu traverses … mais on aimerait bien rentrer chez nous et … tu vois … on sait que quand tu es comme ça … bin … ça peut vite mal tourner. L'homme cherchait ses mots. Il ne connaissait que trop bien la réputation de la jeune femme. - Je comprends Billy, désolé. Je vais me calmer à l'arrière. Vous n'avez rien à craindre.

Faisant écho à ce qu'elle venait de dire, elle se leva de son strapontin et s'engouffra à l'arrière de l'appareil. Elle s'assit sur une caisse de munition, coupa le réseau de communication de son casque et fouilla dans une large poche de sa chasuble de combat. Elle en retira une petite poupée au long cheveux blonds tâchés de sang. Elle la porta à hauteur de son visage et s'y enfoui pour étouffer un violent sanglot. Nul dans le cockpit ne put entendre ses cris de désespoir.

Elle s'était préparée à perdre Allan. Ses recherches sur les travaux de Carter Hall étaient devenues trop gênantes pour l'Agence. Mis sous surveillance il y a huit ans, il avait été une mission assez sympathique pour Season … mais il restait une mission et comme toute mission, il devait bien prendre fin un jour. Mais Amy n'était pour rien là dedans … sa naissance résultait d'une erreur de parcours … un accident … elle ne représentait aucun danger pour les plans de l'Agence. Elle n'avait pas à mourir. Elle avait toute la vie devant elle. Cette injustice était insupportable pour Season.



Reeborn
Hotel SOFITEL - Chambre 312
10H00



- Chéri ?? La voix d'Allan trouvait écho sur les murs recouverts de faillance de la salle de bain du SOFITEL de Reeborn.- Oui cœur ? Qu'est ce que tu as perdu encore ? Sam terminait de coiffer Amy, pendant que celle ci coiffer sa propre poupée. La scène avait quelque chose de touchant. Deux générations de femmes Spark. L'avenir et le futur … - Ah ah ah, très drôle ma chérie. Non en fait, à ton avis, je mets la chemise blanche ou la chemise bleu ? C'est une conférence importante, je veux pas faire tâche. Tu sais qu'on sera reçu par Moéra Queen en personne pour le brunch. Ce sera la première fois que je rencontre sa famille et je ne veux pas faire banlieusard de Boston. Allan terminait de se passer du déo sous les aisselles. Puis tapotant ses joues fraîchement rasées, il se caressa les pectoraux et les abdos, fier d'avoir obtenu de si beau résultat.

C'est à cet instant que le téléphone de Sam sonna. Reposant la brosse à cheveux, elle s'en saisit et s'éloigna en direction de la fenêtre. - Allo ? Sa voix était douce et chaude. En retour se fut une voix robotisée qui répondit – Voix Identifiée – Accés autorisé – Cryptage en cours – Season ? La voix était masculine, neutre, froide.- Season … c'est pour aujourd'hui … 15 heures 00. Tiens toi prête. Et assures toi qu'il n'en réchappe pas vivant. Terminé. De nouveau la voix robotisée – Communication terminée. Merci.
- Maman ? Comment tu fais ça ? La petite Amy tirait sur le chemisier de sa maman comme pour attirer son attention. Sam déglutit avant de se retourner vers elle. - Comment je fais quoi ma chérie ?
- Bin tes cheveux ? Comment tu les fais changer de couleur ? Cette petite fille était réellement exceptionnelle. Sam s'étonnait chaque jour de voir combien elle pouvait la surprendre. - Oh ça .. et bien c'est un secret de ta maman. Tu voudras que je te l'apprennes ?
- Ohhhh oui maman, j'aimerais trop. Montre moi, s'il te plait, alléééééééééééé...
- Et bien ma chérie, maman te promets de t'apprendre ce tour de magie. Mais pour ça tu devras rien dire à ton papa. Ce sera notre secret de filles. Promis.
- D'accord maman, comme tu veux … promis.
- Tu es une adorable petite fille. - Chériiiiiiiiiiiiiiiiiie !!!! Et ma chemise ? Sam sourit d'un sourire las. Elle savait que son amour pour Allan n'était qu'un détails de sa mission. Mais c'était un homme bon, un bon père et un bon amant. Le tuer ne lui poserait pas de problème. Mais rien ne pouvait l’empêcher de penser que c'était du gachi.
- La blanche mon cœur. Prends la blanche.
- Okayyy ! Merci princesse. Il réaparut quelques secondes plus tard, refermant les boutons de manchettes de sa chemise blanche. - C'était qui au téléphone ? Sam adressa un petit clein d'oeil à sa fille qui lui sourit de toutes ses dents. - Oh, c'était personne. Une simple erreur de numéro mon chéri.


Espace aérien au dessus des eaux internationales
Coordonnées inconnues
16H00




Lorsqu'elle réapparut à l'avant du cockpit, Season ne pleurait plus. Ses cheveux étaient rouge vifs. Sa peau avait repris un teint normal. Elle s'approcha du co-pilote, lui posa la main sur l'épaule et lui chuchota à l'oreille d'une voix suave. - On arrive bientôt Chef ? L'Officier scilla à peine. Il connaissait que trop bien Season et sa capacité à occulter ses sentiments. Observant ses indicateurs de vols. - 35 minutes ma belle. 35 minutes. Plus tard, au moment du déchargement de la soute de l'hélicoptère, l'un des mécaniciens découvrit une splendide statuette de glace à l’effigie de Rayponce. Il n'en dit rien, la cachant dans son sac. Cela ferait un magnifique cadeau pour sa fille.


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Ryo Suzuka
Message    Ven 17 Mai - 20:04





Egypte
Région de Saqqarah – Nécropole dédiée au culte d'Anubis
- 2630 avant J.C







Les cris et les râles raisonnaient encore dans la vaste salle des sacrifices tandis que les hauts prêtres du Roi Djéser terminaient leur œuvre morbide. Le corps d'un homme blessé gisait sur un large autel de pierre taillée, encadré par les imposants pieds d'une statue du Dieu chacal qui s'élevait à plusieurs dizaines de mètres de hauteur.

Le bruit sourds des tambours ne parvenaient pas à étouffer les sanglots du malheureux, condamné à garder les paupières ouvertes par de fines lignes de couture faites à vif quelques heures auparavant. Les tendons d’Achille sectionnés il ne pouvait se mouvoir plus en avant pour s'approcher du cadavre encore chaud de sa fille unique, assassinée devant ses yeux, totalement impuissants. Il ne s'agissait que d'une enfant. Elle n'avait rien fait pour offenser les Dieux, si ce n'est avoir pour père un opposant au Pharaon. Trahi par son épouse, l'homme avait été arrêté pour haute trahison et jugé en secret par le cercle de Saqqarah. Ces fanatiques l'avait condamné sans procès à la pire des malédictions, celle du Hom Dai.


Torturé jusqu'au porte de la mort, il avait été contraint d'assister à l'évicération de son seul et unique enfant avant d'être inhumé vivant dans un sarcophage et enterré dans les profondeurs de la nécropole.
Lorsque le couvercle de son sarcophage fut verrouillé dans une obscurité la plus totale, l'homme plongea dans une folie telle qu'il s'écorcha les mains jusqu'aux os en grattant les parois comme un animal. Ne pouvant refermer les yeux, il ne trouva jamais le sommeil et passa plusieurs jours à psalmodier des prières destinés aux Dieux Égyptiens.

Mais la mort ne vint jamais le chercher car les Dieux voyaient en lui une toute autre destiné. Son châtiment ayant été jugé injuste, il fut autorisé à revenir dans le monde des humains dans un but bien précis. Il serait un Ser Djajat, un gardien, chargé par Anubis de juger les âmes salies par le pêché … à la fois juge et bourreau. Il ne se satisferait jamais de la justice des Hommes.

Ce qu’ignorait l'égyptien, c'est que les Dieux n'offraient rien sans contrepartie et ce don s'accompagnait d'une malédiction pire que la mort. Le Ser Djajat ne serait plus humain. Mi homme – mi fauve, il fut décrit au cours des âges comme homme-chacal, homme-chat, homme-panthère autant de qualificatifs décrivant cette particularité qui le rendait si étrangers aux mondes dans lequel il évoluait. Car le Ser Djajat ne connaîtrait jamais la mort, sa malédiction se transmettant de véhicules en véhicules par le biais d'un artefact ancien gravé par le sang du premier sacrifice – celui des membres du cercle de Saqqarah – dans un morceau du crâne de leur haut-prêtre.

Cet honneur reviendra aux élus des Dieux, qui seront à leur tour condamnés à revivre en partie les sacrifices du premier Ser Djajat consenti pour accéder aux pouvoirs de la créature.


Reeborn
Ruines du magasin de jouet
15H40



*Des coups de feu ... des cris ... la douleur ... la terrible douleur ... Oh mon dieu mais ... mais que m'arrive t'il ? Arrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrghhhhhhhh !!!!!*
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Solo
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Aïtor Zuri
Message    Dim 19 Mai - 4:09





REEBORN
Quartier FINANCIER - CRISTAL CORP
14H30





La salle de conférence était bondée, il pouvait presque dénombrer autant de journalistes que de chercheurs ayant participé au projet. On ne pouvait pas non plus manquer la présence de tous ces business man dans leurs costumes à 10 000 $ Ils n'étaient que des profiteurs venu pour prendre une part du gâteau. Ils se présentaient comme des investisseurs généreux, mais la réalité était tout autre. Si les bénéfices ne se faisaient pas rapidement sentir vous vous retrouviez dans le meilleur des cas sans emploi, Bon nombre de collègues avaient disparus de façons mystérieuses, officiellement muter à un autre projet, mais ces soit-disent bienfaiteurs trempaient dans des opérations bien louches et n'étaient pas des enfants de cœur. C'est bien pour cette raison qu'il se trouvait ici, il devait prouver le bien fondé et l'intérêt que pouvaient procurer ses recherches. Le plus important, les bénéfices qu'elle engendrerait à court et long terme. Heureusement il avait bien préparé son coup et la moitié de son dossier n'était que du vent et des annonces optimistes, mais ils n'y verront que du feu. Ces imbéciles ne s’intéressent qu'à l'argent et quand il leurs annoncera les bénéfices qu'il pense tirer à la fin de l’année ils accoueront tel une meute de chiens affamée. Ils ne sont riens de plus qu'un ramassis d'abrutis guidés par la fièvre de l'argent. Lorsqu'ils se rendront compte qu'il les a dupés il sera déjà trop tard pour eux.

Autre chose le préoccupait, quelque chose de bien plus grave, un homme est venu l'accosté plus tôt dans la journée avant son speech. Il disait le connaître sous le prénom de Dany. Cet homme se prénommait comment déjà … Alan … Allan Spark, oui c'est ça. Serait-il possible qu'il connaisse sa véritable identité ? Bien qu'il avait nié le connaître l'homme avait insisté en lui expliquant qu'il faisait parti de famille en tant qu'oncle de sa petite fille. Cet homme représentait donc un danger et il se devait de l'éliminer au plus vite avant d'être grillé. Il ne pouvait se permettre d'échouer.

Le fameux Allan Spark pris alors la parole et commença son discours, une sorte d'homme à un certain Carter Hall, il finit même par un remerciement à son attention. Les deux hommes se dévisagèrent d'un côté on assistait à l'indifférence d'un Jack Anderson, mais de l'autre Allan semblait reconnaître son ami Dany. Le Docteur Anderson monta ensuite au côté du docteur Spark pour annoncer à son tour quelques remerciements. Mais le destin en décida autrement

En l'espace de quelques instants la salle qui se trouvait plongé dans une tranquillité d'élèves attentifs buvant les paroles de leur professeur laissa la place au chaos le plus absolu possible. Jack n’eut pas le temps d'esquisser le moindre geste qu'il fut balayé par le souffle d'une explosion qui l’assomma sur le coup. Lorsqu'il repri ses esprits il avait perdu notion des réalités. Il tenta de se remémorer la scène, il se rappelait une détonation puis plus rien. Combien de temps avait bien pu s'écouler ? Il n'en n'avait aucune idée. Le spectacle qui s'offrait à lui représentait une vision d'horreur digne d'un champs de bataille, des corps sans vies amputés de leurs membres gisaient un peu partout. Des restes humains se retrouvaient baignant dans une marre de sang. L'estrade sur laquelle il se trouvait avait littéralement explosé et des débris jonchaient le sol ici et là. Il eu soudai un frisson en se demandant si lui aussi était blessé. Une rapide vérification le rassura tous ses membres étaient bien à leur place. Ils ne souffrait que de légères contusions, écorchures et d'un violent mal de tête résiduel du choc dont il venait d'être victime. Des tambours frappaient ses tempes à n'en plus finir. Il ne percevait plus aucun son et sa vision était devenue floue. Il tenta de se lever mes ses jambes ne supportèrent pas son poids et il tituba avant de retomber. Allongé sur le sol il ne pouvait esquisser le moindre geste, ses membres étaient trop engourdis. Il releva la tête dans un effort qui lui paru extrême. Et aperçut une silhouette familière. Il voulu l'appeler à l'aide, mais aucun son ne sorti de sa bouche. Il se demanda qui cela pouvait bien être avant de s'évanouir une seconde fois la tête sur le point d'exploser.

Après un bref répit il eut un déclic, la silhouette était Allan Spark, LE Allan Spark. ! Il avait survécu malheureusement, cette explosion aurait au moins pu avoir la décence de l'éliminer pour lui faciliter la tâche, mais non. En plus d'être vivant, il venait de le perdre de vue. Décidément la chance n'était pas avec lui. Il recommençait tout de même à retrouver l'usage de ses sens. Il s'agissait maintenant d'une course contre la montre pour retrouver cet Allan Spark. Cette explosion servirait de parfaite couverture pour l’assassiner. D'un seul mouvement jack se releva et parti à la recherche d'Allan, heureusement cette fois-ci ses membres ne flanchèrent pas et il réussit à se relever et à marcher, il ressentit soudain une violente douleur à la cuisse, c'était trop beau. Il allait devoir maintenant boiter. Déjà que cette journée s'annonçait fastidieuse, à mesure qu'elle avançait elle empirait de plus en plus. Pour couronner le tout les escalators étaient évidemment hors service.


*C'est bien ma veine, bon par où est-il partis ? Il n'est sans doute pas monter et de toute façon je ne vois pas comment il aurait pu. Je vais tenter de descendre, essayons maintenant de trouver un moyen de descendre …*

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Marcus Blake
Message    Mer 22 Mai - 13:07





REEBORN
CRISTAL TOWER
15h50







Je n'aurai peut être jamais du venir dans cette tour, répondre a ce rendez-vous, me mêler des choses qui ne me regardent pas. Pourquoi suis-je devenu un justicier ? Pourquoi chercher des héros qui ne sont plus de ce monde ? Ils ont disparus laissant le monde sans protection. Nous sommes seuls dorénavant, moi plus que les autres. Tu m'as été enlevée Jane... Pourquoi m'as tu fais promettre de rester, de vivre ? Sans toi je suis tout simplement perdu ! Tu voulais que je rende ce monde meilleur, tu voulais que je protège les innocents car ILS n'étaient plus la. Pourquoi m'imposer une existence de solitude, de souffrance, une existence qui n'a aucun but si tu n'es plus la ? POURQUOI !? Tout ça n'a servi à rien ! Gotham est perdue, sans le Chevalier Noir qui pourrait la sauver ? J'ai essayé Jane... J'ai essayé de remplacer le Batman... Mais je ne suis pas lui, je ne suis pas assez fort. Tu m'as dis que c'était ma responsabilité mais tu as eu tort ! Je suis désolé, j'ai échoué Jane. Laisse moi te rejoindre, j’accueillerai la mort avec plaisir mais non toi tu m'as fais promettre ! Même en étant plus la tu reste une emmerdeuse !

Le reste d'escalier sur lequel je trébuche me sors de mes plus profondes ruminations. Je tombe et m'écorche le genou, c'était comme si une force extérieure m'avait fait trébucher, ce fameux dicton :le bon dieu t'a punit ! Connerie ! Tenant de me relever je glisse et retombe par terre.

" Ok Jane pardon d'avoir dis que tu étais une emmerdeuse ! Même si c'est ce que tu étais a 99% du temps ! Et toi qui me traitait de salopard ... ça me manques ..." chuchotai-je
Cette situation me fait sourire finalement, tout compte fait tu veille toujours sur moi...

Le courage reprend ses droits sur moi, je me rappelle de ma mission personnelle : aller sauver la cible du groupe d'intervention ou devrais-je dire de nettoyage. Cela va peut être me coûter la vie mais je n'en ai que faire, j'emporterai un maximum de ces fumiers avec moi.

Je reprends mon périple a travers les décombres de ce que fut la Cristal Tower. Les transmissions qui résonnent dans le talkie walkie m'indique à chaque mêmement où se trouve les autres groupes. L'un d'eux a su utiliser un moyen pour pouvoir monter, ce groupe la je le suivais à la trace. Ils étaient en ce moment au 48ème étage et cherchait à monter par la cage d’ascenseur, je pense que c'est pour ça que l'équipement de ces soldats comprenait un dispositif mécanique pour monter une fois fixé aux câbles. Je n'aurai pas besoin de leur joujou, mon pisto-grappin fera l'affaire.Je me trouvais a moins de cinq minute de l'équipe Echo 3.

Après quelques minutes de progression, j'arrive enfin à la cage d'ascenseur. Avançant furtivement tel un félin, j'inspecte les lieux a la manière des marines, rien a droite, rien a gauche, mes mouvements sont mécaniques. On peut dire tout ce qu'on veut, un marine reste un marine.
Il n'y avait aucun signe du groupe Echo3, juste les portes métalliques brisés. Ils ont du les forcer avec le bélier qui s' y trouvait non loin, laissé sur place car trop lourd à transporter.
Je me rapproche de l'ouverture et jette un oeil vers le haut tout en pointant avec mon fusil un potentiel ennemi. RAS. J'accroche mon fusil à l'épaule et pointe mon pisto-grappin, le câble fuse a toute vitesse et se plante enfin après quelques secondes d'attente. J'active le dispositif et je suis emmené à toute vitesse. Celle ci est telle que je vois défiler les étages, très rapidement.
* qualité Wayne entreprise et ouais ! *

Je suis enfin au 96ème étage, ma cible ne doit pas être loin et il me faut agir avec célérité, le groupe Echo 3 doit être déjà sur les lieux. La chasse commence alors, on va jouer au chasseur chassé. Je me déplace furtivement afin d'avoir l'effet de surprise, la mise en scène est une arme redoutable si elle est bien utilisée.
Un cri de douleur résonne près de ma position, elle vient d'un magasin, je me rapproche et assiste à une scène dramatique. Les soldats sont arrivés avant moi et tiennent en joue une jeune femme, au sol et impuissante, elle attend la mort venir. L'un des soldats demande ce qu'il doit faire de cette femme. Elle ne doit pas être leur cible, juste une innocente qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Je ne peux la laisser se faire descendre de la sorte, il est temps d'agir.
Je dégoupille une grenade fumigène que j'ai récolté sur les cadavres de mes ennemis et la jette vers les 5 hommes. L'un d'eux, celui qui surveille l'entrée du magasin voit venir la grenade et alerte ses équipiers :
" Grenade " crie-t-il
Les 5 soldats se mettent automatiquement à couvert. Une fumée blanchâtre commence à se répandre à toute vitesse dans le magasin. Des toux de toute part commencent à s' entendre. C'était mon effet de surprise, j'aurai pu faire plus original mais y avait une urgence vitale. Je ne peux ouvrir le feu au risque de toucher la demoiselle en détresse, je tir en l'air pour garder en respect mes ennemis.
Je décide de me déplacer pour me rapprocher de la jeune fille, j'emprunte le chemin des différents rayon afin de ne pas me faire tirer comme un lapin. Je contourne ainsi la position des soldats, j'envoie une nouvelle grenade, une flash cette fois ci, pour les déstabiliser un peu. Avec toute cette fumée j'ai du mal a repérer mes cibles, j'approche de l'endroit où se trouvait la jeune fille, je m'accroupi près d'elle, elle était allongée au sol en position du fœtus, comme pour de protéger, elle fermait les yeux de toutes ses forces comme si elle faisait un cauchemar. C'était un cauchemar, aucun doute la dessus, je devais l'en sortir. Je sécurise le périmètre en m'assurant que les soldats s' étaient mit à couvert, ils répliquaient à présent en tirant vers l'entrée du magasin, la où tout avait commencé. Je ne cherche pas l'affrontement direct, surtout avec une civile dans mon champs de tir, c'est dans ces moments la que je remet en question l'utilisation des armes à feu. Mon approche indirecte est beaucoup plus efficace et évite un dommage collatéral.
Je pose une main rassurant sur l'épaule de la fille, elle se débat comme pour se protéger :

- " Ne crains rien, je ne suis pas avec eux, je suis comme toi une victime de l'accident, calmes toi je ne te ferai aucun mal ".
- " Pitié ne me tuez pas, pitié ! " cria-t-elle en se débattant de plus en plus fort.
Je la secoue un bon coup et lui met une petite gifle.
- "Ressaisis toi je suis pas la pour te tuer et bon sang tais toi ils vont nous entendre ", j'essaie de la relever mais elle continue à se débattre. Je prends son visage entre mes mains et la regarde dans les yeux. Son regard est plein de peur et d'angoisse mais en voyant que je ne porte pas de cagoule ni d'équipement de combat elle se calme peu à peu, elle tousse à cause de la fumée qui stagne dans le magasin.
- "Ecoute, faut que tu me crois je vais t'aider et je vais te sortir de la, ils sont occupés a tirer vers une cible imaginaire, je vais t'aider à te relever et ensemble on va courir et on va courir très rapidement, tu peux faire ça ? "
" Oui ... " me répond-t-elle avec hésitation, je lui lance un regard qui accentue l'importance de ce qu'on s' apprête à faire, " oui je peux le faire ".
" Ok, a trois. Un, deux, " mais elle m'interrompt, " il faut sauver Allan aussi ! Je ne pars pas sans lui ! "
" Il est où !?"
" La pas loin, regarde avec sa fille " me dit elle.
Dans la fumée, j'aperçois a quelques mètres une silhouette d'homme. Je ne l'avais pas vu auparavant mais il était la et quelque chose de pas normal était entrain de se passer.
" Je vais venir le chercher une fois que tu seras en sécurité, ils vont pas tarder à se rendre compte qu'ils tirent dans le vent, faut qu'on grouille !".

N'attendant pas sa réponse, j'essaie de la relever mais elle est faible et n'y arrive pas. Maintenant c'est trop tard nous sommes prit au piège. Ils arrivent.

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Ryo Suzuka
Message    Jeu 23 Mai - 16:08





Reeborn
Cristal Tower - 94 ème étage – Magasin Disney
16H00




Les culasses claquaient de concert à mesure que les silencieux des armes automatiques crachaient leurs flammes en direction du danger. Les ex-marines, membres de échos 3, donnaient l'impression d'agir comme un seul homme. Chacun savait quoi faire, où se placer pour offrir un meilleur angle de tir tout en exposant un minimum l'intégrité de leur combinaison d'assaut.

Les limites de tir s'étaient rapidement imposées dès l'engagement quelques minutes auparavant et les parois du hall diffusaient une lumière tamisée par delà la multitude de trous résultant des six chargeurs de cinquante cartouches déjà vidés. Ici et là, des peluches géantes gisaient à même le sol, éventrées et décapités par la puissance des projectiles. La visibilité quasi nulle, du fait du fumigène dégagé par la première grenade, les hommes d'Echo 3 tentaient d'en percer l'opacité, cherchant un quelconque détails susceptible de compromettre la position du tireur embusqué.

La voix de Davon Sampton rugissait sur la fréquence d'urgence, prenant le pas sur toutes autres communications.
- Ici Echo 3 … contact ennemi, je répète contact ennemi au 94 ème étage. Engagement armé. Demande un Code Zero Neuf Six. Puis basculant sur le canal interne. - Hex, ce fils de pute à un flingue et des grenades. Prends Duphy avec toi et trouvez vous une position en hauteur pour me sniper cet enfoiré. Miguel, Zeck et moi on se charge de couvrir le rez de chaussée … Ah et … Hex, pense à activer ta balise, j'ai demandé un Zero Neuf Six.
- Ok boss. Duphy ? - Yep gros, j'ai entendu. On bouge de là et on va s'le faire à la manière afghane.


Duphy s'était rapproché de son coéquipier, lui confirmant sa présence par un coup d'épaule. Hex n'avait pas besoin de se retourner. Trois secondes plus tard, les deux soldats couraient sous les tirs de couverture en direction du grand hall du bâtiment. Il leur fallu moins d'une minute pour grimper à l'étage supérieur … trois minutes de plus pour trouver une brèche dans le plafond leur offrant un angle de tir vers l'intérieur du magasin et une dernière pour aligner ses organes de visée sur la tête du tireur.
- Oh putain ! … quelques secondes de silence … - Hey Boss ? Tu devineras jamais c'que j'ai dans mon viseur ….

5 minutes plus tôt.
- Ok, Miguel ? Zeck ? A nous de jouer maintenant. Il va falloir qu'on se ...
- Pitié !!! Ne me tuez pas !!! Pitiéééé
Les cris venaient de la gauche. Miguel réalisa qu'il s'agissait de la jeune femme qu'il tenait en joug un peu plus tôt. D'un geste, il fait un signe en direction de Sampton - Espèce de fils de … la voix de Davon vibrait de colère … - Tu penses pouvoir nous la faire à l'envers. Tu penses avoir à faire à des rigolos de bleusaille ? Miguel ?
- Yop ?
- progression – ambiance vitesse - par la gauche, Zeck ?
- J'suis là boss.
- Assures toi que personne ne franchisse cette porte.
- Comptes sur moi patron.

Un claquement sec sur les crosses des armes lui confirma que les ordres avaient été bien reçus.

3 minutes plus tôt
Davon releva alors son angle de tir pour s'engager dans une allée de rayon plus ou moins épargnée par l'effondrement de la structure. La progression était rendue difficile par les nombreux morceaux de verres qui jonchaient le sol. Trop de précipitation lui ferait perdre l'avantage. Leur ennemi avait eu l'effet de surprise pour lui et il avait préféré en faire bénéficier une civile plutôt de que de les abattre un par un en toute discrétion … grand bien lui fasse. La donne avait changé et Davon ne laisserait pas passer sa chance. Il avait promis à sa fiancée de l'emmener au restaurant ce soir, et il comptait bien profiter de l'occasion pour lui faire sa demande en mariage.

Arrivé en bout de rayon, il ancra ses rangers dans le sol stratifié et verrouilla sa hanche, basculant ses épaules dans une acquisition tactique parfaite. Il était trop loin pour voir avec distinction
le visage de sa cible mais il pouvait deviner leurs deux silhouettes se dessiner dans l'épaisse fumée jaunâtre. Il n'eut pas de mal à distinguer l'imposante carrure de leur ennemi. Accroupi à côté de la jeune femme, il lui parlait par de grands gestes qui ne laissaient que peu de doutes sur ses intentions. Chuchotant à l'attention de ses partenaires :
- Cible en vue les gars. La gamine est secondaire. Elle saurait même pas retiré une sûreté. Notre priorité c'est l'enfoiré amateur de grenades. Miguelito ?
- J'les ai en vue moi aussi boss. J'attends tes ordres …
Quinte de toux … - et putain !! qu'est ce que je peux détester c'te fumée. Un sourire étira le coin des lèvres de Sampton. C'était décidé … Miguel serait son témoin de mariage.
- Ok. Hex ? Fenêtre de tir ? Depuis sa position, allongé en appui sur les trépieds de son fusil de précision, le tireur d'élite terminait les réglages de son désignateur-laser Nighthawk NHX sur le visage de la jeune femme. Il pouvait distinguer ses larmes à travers le filtre de lumière verte. Il lui suffisait de caresser un peu plus fort la queue de détente pour que le projectile de calibre 7,65 vienne lui défoncer le crâne, mettant un terme à ses souffrances.

Hex n'était pas un mauvais gars … aucun des membres d'Echo 3 ne l'était d'ailleurs. Ils étaient juste en guerre … ils défendaient une cause juste … une cause qui demandait des sacrifices nécessaires. La mort de tous ces civils ne serait qu'un dommage collatéral – conséquence d'un but beaucoup plus grand. Coupant sa respiration, il bascula alors sa fenêtre de tir sur la tête de « Monsieur grenade » … et expulsa aussitôt l'air de ses poumons dans un souffle. Duphy qui s'assurait de sa couverture coula en regard interrogateur dans sa direction.
- Oh putain ! … quelques secondes de silence … - Hey Boss ? Tu devineras jamais c'que j'ai dans mon viseur ….

Davon n'avait pas la tête à jouer aux devinettes. Les poils de ses bras étaient irisés et ce n'était pas bon signe. Quelque de chose de pas bon se préparait … il le savait. - C'pas l'moment Hex. Accouche.
- Blake !
- Quoi Black ? Tu m'fais chier parce que le mec est un black ? Tu te fous de moi … tu le descends et on passe à autre chose !
- Mais non … t'es con … Blake … Marcus Blake. Notre invité surprise, c'est Marcus.
- Mar-cus Bla-ck.
Les syllabes avaient été volontairement prononcées distinctement comme pour donner un visage à un fantôme. - Hey Miguel ? T'entends ça ? Ce fumier de Black et son escouade du 13ème ne valait déjà rien sur le terrain. Le vlà qui nous la joue bon samaritain.
- J'fais quoi du coup ? C'est un marines … j'peux pas lui en coller une comme ça … c'pas correct boss.
- Bouge pas gamin.
Davon approcha son visage du rebord du rayon. D'un main en porte-voix, il s'adressa aux deux silhouettes qui venaient de se relever.
- Hey Roadblock ? Ca fait une paye dit donc … Et si tu posais tes armes bien gentiment à tes pieds, hein ? T'as pas fait de blessés dans mon équipe. Je n'ai donc aucune raison de te tuer. Mets les mains sur la tête, recule de trois pas et casse toi. Tout ça ne te concerne pas. Alors en souvenir de Bagdad, j'te laisse la vie sauve ? T'en dis quoi vieux ?

Le silence retomba sur la scène. Hex activa le pointeur laser de sorte que Blake puisse distinguer le point rouge glisser du crâne de la jeune femme jusqu'au sien.

Il ne fallut que quelques secondes pour que Blake ne lui réponde. Sa voix était grave, calme.
- Hum... je reconnais cette voix... Davon Sampton – Irak – Eté 2018. … Comme tu dis ça fait une paye oui, mais dis moi ? … Depuis quand as tu abandonné ton honneur ? Hein vieux frère ? Tuer des innocents alors qu ils se battent pour sortir d ici ? C'est pas un putain de crime, ça !

Sur ses mots, Marcus cracha aux pieds du soldat en signe de défit. Il le regarda droit dans les deux orbites aux reflets bleutés que laissait apparaître la cagoule. Il poursuivit :
- Tu me laisses la vie sauve alors que j'ai descendu des petits copains à toi un peu plus bas ? Vraiment Davon ? Tu veux que je pose mon arme a terre ? … Ok … mais tu laisses la fille repartir avec moi. Et le dénommé Allan aussi. J'ai rien a perdre, je m'en fou de crever mais ça doit pas être ton cas hein ? Tu veux qu'on danse toi et moi, là maintenant ? Ou aurais tu peur de subir une raclée devant tes hommes ? Tout en parlant, Marcus continuait à pointer son arme vers l'officier. Il venait de gagner quelques centimètres s'alignant sur la trajectoire de tir du sniper et protégeant Théa d'un tir bien placé.

- Teu teu teu teu teu ... Ainsi donc Mar-cus Blake aurait retrouvé une paire de couilles ? La voix de Davon était volontairement acide. - Il me semble que déjà à l'époque, le 13ème avait eu lourde perte parce que l'un d'entre eux n'avait pas eu les « corones » pour faire ce qui devait être fait. Allé Marcus, fais pas comme si c'était la première fois que tu quittais le combat avant la fin, en laissant des gars derrière ... Toi et moi on sait bien comment ça va s'finir si tu déposes pas tes armes ici et maintenant. C'te fille n'est rien pour toi ... et Spark ne vaut pas mieux. Tu ignores dans quoi tu t'es fourré, mais si tu tiens un temps soit peu à Jane, je t'invite à te casser Im-me-dia-te-ment. C'est mon dernier avertissement Blake.

Tout en prononçant ses derniers mots, Sampton épaula son fusil d'assaut. A cette distance, il était possible qu'il en reçoive une, mais Blake savait qu'il ne pourrait réchapper au tir croisé. Davon le savait courageux. Irait il jusqu'à tenter la grande faucheuse ? Pourquoi venait il de dire qu'il n'avait rien à perdre ?

Marcus ne tressaillit pas devant le discours de Davon, pourtant s'il s'écoutait, il aurait déjà tiré sur cet homme qui lui rappelait de lourds souvenirs. Il n'avait pas non plus montré le moindre signe de faiblesse quand le soldat mentionna Jane. Il savait que la situation allait dégénérer.

- On en est là alors ? répondit le marines en gardant son fusil dirigé vers la tête de son ancien frère d'arme. - Tu veux buter une gosse apeurée ? Nouveau silence. - Laisse la partir ou je te descends là maintenant ! J'ai rien à perdre, Jane est morte et c'est avec plaisir que je vais la rejoindre mais je ne tomberai pas tout seul crois moi, je t'en fais la putain de promesse. Je t'enverrai en enfer et quelques uns de tes potes avec toi. Sur ces mots, Marcus désengagea son fusil et le jeta à terre, mais dans son autre main, il tenait une grenade prête à être dégoupillée - Tu vois l'ami, j'ai toujours un plan B, alors t'es prêt à mourir ici ? Moi je le suis.

Voyant la grenade dans la main de l'homme qui se disait vouloir la protéger, Théa écarquilla de grands yeux. Elle joignit les mains comme un fidèle devant son Dieu et l'implora de ne rien faire, de lui laisser la vie sauve. Davon recula de quelques pas en voyant l'engin explosif. * Fais pas l'con putain Marcus. Rends toi et casse toi*

Depuis sa position, Hex déglutit. Il concentra toute son attention sur l'ex marines. Il coupa son pointeur laser … de toute manière, l'effet dissuasif ne servait plus à rien depuis qu'il s'était interposé dans la ligne de mire de Théa. Il perçut alors le chuchotement de Davon – murmure quasi imperceptible dans le crépitement des communications.
- Hex. Epaule gauche maintenant. Le tireur d'élite ne réfléchit même pas. La seconde suivante un projectile 7,65 percuta l'épaule de Blake, brisant l'os au niveau de l'omoplate et immobilisant temporairement le bras. Le kevlar avait fait son effet et le projectile n'avait pu le perforer lui sauvant indéniablement la vie. L'homme vacilla sous la douleur mais ne lâcha pas sa grenade. Sa mâchoire étaient serrée sous l'effet de la douleur.

- Sensiblement plus courageux mais toujours aussi con … Comment tu comptes la dégoupiller ta grenade avec un bras en moins ? Allé, fais pas l'malin Markus. J'suis désolé pour Jane. Sincèrement. Je ne savais pas. L'homme au masque barré de noir et de crème secoua doucement la tête tout en hochant les épaules. Il reprit d'une voix plus douce. - Fous l'camp … prends la fille aussi. De toute manière elle ne m'intéresse pas plus que ça. Dis lui bien qu'elle la boucle. Dis lui bien qu'on ne rigole pas et que s'il s'avère qu'elle parle de tout ça, nous la retrouverons, elle et toute sa putain de famille. Dis lui bien ça Markus et maintenant, casse toi avant que je ne change d'avis.

Plongé dans ses pensées, Blake tentait de peser le pour et le contre. On lui offrait l'opportunité de quitter les lieux sain et sauf … Il pouvait sauver la fille … Sa prise sur la grenade se détendit sensiblement. Le deal était correct mais il y avait ces yeux désespérés. Théa le regardait en le suppliant de ne pas abandonner son ami. Ces yeux … il les connaissait pour les avoir déjà vu dans d'autres temps, en d'autres lieux … et là encore il avait du faire un choix difficile … la vie d'un seule contre celle de plusieurs autres …

Expulsant un léger filet d'air, il s'était résigné à se rendre. De toute manière, son expérience militaire lui avait confirmé qu'il ne pouvait s'en sortir indemne. Il relacha alors son bras valide, signe de capitulation …

… et fut projeter avec force contre le mur opposé. Tout bascula alors … de nouveau le chaos … de nouveau la douleur … Dans un dernier réflexe, ne sachant d'où venait l'attaque, il dégoupilla la grenade d'un geste de sa bouche et la lança dans la direction de Davon. Elle explosa cinq secondes plus tard, couvrant de son souffle un rayon d'une dizaine de mètres. Un hurlement perça les acouphènes qui s'ensuivirent. Il n'avait rien d'humain … absolument rien d'humain.


Espace aérien au dessus des eaux internationales
Coordonnées inconnues
15H57



Le pilote venait d'annoncer l'arrivée imminente au point de contact. L'appareil venait d'entamer un vol géostationnaire au dessus de l'océan, ses hélices battant la surface à une dizaine de mètres des plus hautes vagues. Season attendait patiemment à côté de la porte latérale, observant la lumière rouge vaciller sous les oscillations du courant électriques courant dans tout le cockpit.
Son harnais avait été vérifié par deux fois et le câble qui lui permettrait de descendre au signal était suspendu par un mousqueton.

Par delà le hublo, elle observa la surface de l'eau s'agiter de plus en plus jusqu'à ce qu'elle se déchire littéralement sous la pression d'une vaste structure métallique couleur ébène. Alors que le sous marin terminait sa manœuvre de remontée en surface, l'hélicoptère reçu l'ordre de s'écarter. Season assista alors à l'ouverture d'un tube lance missile ainsi qu'au décollage d'un appareil aux lignes acérées qui fila en direction du continent.

La voix du co-pilote résonna dans le système com alors que le drone disparaissait de leur champ de vision.
- Ca doit chauffer là bas … quelqu'un vient de demander un Code Zero Neuf Six … Impassible, Season nota mentalement qu'elle se devait d'aller aux nouvelles dès son appontage.



♫ Musique d'ambiance ♫
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Reeborn
Cristal Tower - 94 ème étage – Magasin Disney
Dans le même temps




- Pitié !!! Ne me tuez pas !!! Pitiéééé
- Théa ?
*Cette chaleur ? Mon Dieu cette chaleur … que m'arrive t'il ? Théa ? Il faut que je me lève … ouvre tes yeux Allan !!!* Ses deux premières tentatives furent des échecs. A chaque fois qu'il tentait d'ouvrir de se mettre en appui sur ses bras, Allan chutait au sol dans un grognement de douleur. Il se sentait faible … faible mais bouillant. Tout son corps semblait s'enflammer de l'intérieur. Il se passait quelque chose dans le magasin. Quelque chose qui mettait en danger sa nouvelle amie. Allan se sentait vidé. Tout ce qu'il était avant aujourd'hui n'était réduit qu'à de la douleur et de la tristesse. Et pourtant, il se devait de se relever.

Lorsque la transformation débuta, il fut tellement surpris qu'aucun son ne sorti de sa bouche. Il n'y avait qu'une éblouissante blancheur sur fond de craquement osseux. Chutant au sol, il se roula tandis que ses épaules cédaient sous la pression des muscles se décuplant. Il pouvait sentir ses chairs se déchirer à mesure que son squelette gagnait en centimètres. La douleur n'avait plus aucun sens à ce moment là … c'était quelque chose d'autre … quelque chose d'inimaginable. Rien n'avait plus de sens. Ses doigts n'étaient plus qu'une infâme bouillie – mélange de cartilage et de sang – Ses mains commençaient à se couvrir de poils. Allan se sentait partir. Tout autour de lui avait pris la couleur du sang … la couleur mais surtout son odeur.

Tentant une nouvelle fois de se relever, il heurta l'angle d'un rayonnage qui termina de lui déchirer la peau du crane. Il n'hurlait pas … cela ressemblait plutôt à un grognement de douleur, mêlé de râles d'un mourant.


Lorsque sa face se déchira, Allan sombra dans les brumes de la folie. Tout ne fut que fureur et soif de sang. Ses sens explosèrent littéralement tandis que son corps termina sa métamorphose. Il pouvait voir à travers l'épaisse fumée jaunâtre des silhouettes se dessiner. Il pouvait sentir la chaleur de leur corps, il pouvait entendre jusqu'au battement de leur cœur – jusqu'au sanglot d'une enfant.
S'en fut trop pour la créature. Peut être n'était ce qu'un écho de la détresse d'Allan, ou le vestige d'un passé lié à la mort d'un enfant. Le Ser Djajat identifia la position de l'enfant qui pleurait. Il prit appui sur ses pattes arrières et poussa violemment, bondissant d'une trentaine de mètres plus en avant sur l'homme qui se trouvait au dessus d'elle.
Jaillissant de la brume il lui porta un violent coup de griffe au niveau du thorax le projetant dans la direction opposée. Ses naseaux fumaient d'un trop plein de haine au dessus de la jeune femme qui perdit connaissance. Se retournant, il vit un homme au visage masqué disparaître dans les rayons, rapidement suivi d'un petit objet circulaire qui tombait à proximité.
Les sens en alerte, il se coucha sur la jeune femme au moment de l'explosion, lui évitant une mort certaine. Le corps couvert de brûlures et d'éclats d'obus, les poils noircis par les flammes, il se releva en poussant un hurlement bestiale. Le sang serait versé aujourd'hui. Reniflant l'air ambiant, il chercha celui d'entre eux qui deviendra sa proie. Une chasse à l'homme venait de débuter.
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Ryo Suzuka
Message    Mer 29 Mai - 16:17


La malédiction du Ser Djajat a une nouvelle fois frappée et c'est Allan Spark qui a été choisi par les Dieux pour poursuivre l'oeuvre du justicier mi homme - mi animal. La partie humain d'Allan s'est éteinte pour l'instant. Elle n'est plus qu'un faible écho noyé dans un océan frénétique. Il n'y a quasiment aucune chance que l'esprit du Crinos le laisse s'exprimer.
Dès lors, à chaque fois que l'un des joueurs voudra tenter de faire s'exprimer l'esprit d'allan, il devra réussir un jet critique à 1, sans quoi, Allan restera muet et seule la soif de sang du Crinos s'exprimera.

En outre, la forme de Crinos constitue la transformation ultime du Ser Djajat. ( Je rappelle que cette forme là ne sera pas celle que recherchera Jackall une fois à haut level car sous cette apparence, il lui est impossible de réfléchir et de communiquer avec les autres. Il n'est qu'un prédateur qui réagit à des stimulis animals.) Allan lui préférera la forme du Galbro, moins puissante mais plus "humaine" et surtout plus agile. En conséquence, considérez le Crinos comme un vilain HL de lvl 5.







Dans le fil RP en cours, il y a 6 cibles potentielles.
1 - Davon sampton
2 - Marcus Black
3 - Hex
4 - Duphy
5 - Zeck
6 - Miguel.
Le premier lancé sera donc la cible qu'il choisira de poursuivre.

Le second lancé sera donc son état de frénésie.
1 et 2 - L'esprit d'Allan est encore trop présent. Le Crinos renoncera à le tuer. Il sera simplement neutralisé
3 et 4 - Le Ser Djajat poursuivra sa cibleet sa frénésie le conduira à mutiler sa cible avant de la neutraliser
5 et 6 - Le Ser Djajat poursuivra sa cible et sa frénésie le conduira à mutiler sa cible avant de le tuer.

Pour ceux qui ne sont pas poursuivis, vous pouvez décrire la chasse de la créature. Vous pouvez en profiter pour vous enfuir, pour vous déplacer et sauver ceux que vous voulez, vous déplacer et tuer ce que vous voulez ou bien chasser à votre tour le Crinos.
Bon jeu et bonne chance.



Edit : Après consultation des résultats du maître du Destin (choix 2 et choix 2). Le Crinos se jetera sur Marcus à l'origine du jet de grenade. L'esprit d'Allan étant encore trop présent, il se résignera à le laisser en vie et se satisfera d'une simple neutralisation avant de passer à la cible suivante (Il pourrait aussi bien l'assomer, que de le laisser conscient bloqué sous une étagère trop lourde pour être soulevée, ect .... à Marcus d'imaginer la forme de sa neutralisation.)







Dernière édition par Allan Spark le Mer 29 Mai - 18:20, édité 3 fois
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Marcus Blake
Message    Mer 29 Mai - 21:11





REEBORN
CRISTAL TOWER, 94ème étage, magasin Disney Store.







Tout se passait très rapidement. En quelques secondes, la confrontation avec Davon et son équipe semblait déjà si loin. Une chose énorme m’avait attaqué, je ne l’ai aperçu qu’un bref moment mais cela ressemblait au loup garous qu’on voyait dans les films. Bientôt je vais finir par croire aux vampires ! Après tout, l’air des super-héros est terminé, c’est au bête nocturne et fantastique de pointer le bout de leur nez ? Nom de Dieu, pas envie d’un univers à la True Blood.
Mon kevlar a su me protéger des griffes de la bête, du moins les griffes n’ont pas complètement pénétré ma chair, j’en garderai une cicatrice néanmoins.
Le choc contre l’une des étagères du magasin Disney n’était pas aussi douloureux, l’atterrissage sur une énorme peluche du Hulk avait amortie ma chute. Les super héros Marvel, la grande maison de comics connue dans le monde entier, sont tellement cool, j’aurai adoré porter l’armure de Tony Stark alias Iron Man ou manier le marteau de Thor : Mjölnir. Si ces héros là avaient réellement existé le monde aurait pu être différent, ils seraient peut être encore là EUX… Mais cessons de rêvasser, surtout qu’une grosse bête est présente à quelques mètres de moi. Elle tourne sa tête vers plusieurs directions, comme pour choisir sa proie. On peut dire qu’elle a l’embarras du choix, avec un peu de chance ce « loup garou » bouffera Davon ou un membre de son équipe.

Je tente de me relever, ma blessure saignante a une sale gueule, j’enlève mon kevlar qui me gêne plus qu’autre chose à présent. Je réussi enfin à me mettre debout. La bête hume l’air, savourant son prochain festin. Je peux voir la fille que je voulais sauver au pied de la bête, elle a l’air juste évanouie, le monstre ne s’en prend pas à elle et je me demande pourquoi. Il a un petit faible ou quoi ?
Soudain, je vois la tête de ce colosse se tourner vers moi, un grognement menaçant se fait entendre, à la manière des loups ou chiens qui grognent avant d’attaquer. Le monstre s’avance vers moi, montre les dents, grogne à nouveau, il essaie de m’intimider. Courir ou mourir, il faut choisir… Je ne recule jamais, je ne me rends jamais, je suis de la 13ème, je suis un marines, un spartiates des temps modernes.
J’avance aussi vers ce colosse, on s’arrête à un mètre l’un de l’autre. Je vois à présent ses muscles saillants, puissant, ses griffes qui pourraient découper un buffle en deux comme du beurre. Ses canines sont encore plus imposantes que celle des grands prédateurs connus sur cette terre.
Le temps s’arrête, je l’observe et j’attends qu’il bouge d’abord. Je m’équipe de ma dernière arme en ma possession. Je sors de ma poche un poing américain. A sa vue, le monstre comprend que je ne compte pas me laisser faire, il grogne une dernière fois.

'Lancer de dès, niveau 3
Spoiler:
 


Sans prévenir il essaie de me frapper horizontalement, comme pour finir son œuvre commencée sur mon torse. J’esquive d’un pas rapide en arrière, son bras puissant frappe le vent et la bête bascule vers l’avant, l’espace me suffit pour décocher un uppercut. J’y met toute ma puissance, toute ma force qui me reste, comme ci ce coup allait être le dernier.

Spoiler:
 

La bête hurle de douleur. J’attends pas et continue mon assaut, après deux jabs du gauche dans ce qui semble être ses côtes, l’animal contre attaque. J’esquive son crochet qui m’aurait surement décroché la tête, puissant mais trop long. Le mien, armé de mon poing d’acier touche et vient se loger dans le museau. Mais ça ne suffit pas pour le mettre K.O. Cela m’aurait même étonné, une telle force de la nature peut encaisser. L’animal attaque malgré tout, il réussit à me toucher au niveau de mon épaule blessé plus tôt par le sniper. Sans mon kevlar je sens la douleur irradier. Puis de son autre mains griffue, le loup garou me choppe à la gorge et me soulève à un mètre du sol, son étreinte m’étouffe, comme si on me pendait. Je vais donc mourir tué par un enfoiré de loup garous à la con ?

Spoiler:
 

Dans un effort, je frappe sa bras puissant au niveau du poignet, il me relâche, je tombe à terre.
Cette fois je suis exténué, combattre un tel monstre pour un simple humain tel que moi est chose impossible. Je me serai défendu jusqu’au bout. La bête s’avance et s’arrête devant moi. Elle ne grogne plus mais me regarde fixement.
J’affronte son regard :

« Achèves moi. »


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Ryo Suzuka
Message    Jeu 30 Mai - 11:04


♫ Musique d'ambiance ♫



Reeborn
Cristal Tower - 94 ème étage – Magasin Disney



- Achève moi.
La voix de Marcus raisonnait de défi, dernier baroude d’honneur avant la fin de l’acte. A demi allongé sur le sol, en appui sur ses coudes, sa respiration se faisait hésitante et chacune de ses inspirations lui décrochait une grimace de douleur. Il ressemblait à une petite créature blessée face au prédateur qui le dominait de toute sa hauteur.

La gueule du Ser Djajat laissait apparaître une ligne de dents acérées d’où s’écoulait des litres d’écume blanchâtre. Ses yeux brillaient d’une lueur cramoisie et l’on pouvait sentir sa puissance dans chacun de ses mouvements. Son pelage était noirci par le souffle de l’explosion et par endroit des cloques s’étaient formées au contact de la chaleur. Marcus nota mentalement ce détails – la créature pouvait être blessée - puis le balaya d’un revers de main, comprenant que son sort était scellé.

Lorsque qu’une large patte vint le saisir à la gorge, il comprit que son heure était arrivée. Il avait été soldat, il avait été un marines, il avait été un justicier, il avait une dette de vie envers le Batman et c’est cette idée qui le dérangeait le plus à cet instant … il n’avait pu la lui rembourser … puis l’image de Jane s’imposa à lui. A cet instant, il n’y avait plus de douleur, il n’y avait plus de terreur … juste elle. Sa femme venait le chercher pour le conduire de l’autre côté du tunnel … vers la lumière.

Acceptant son sort, il ferma les yeux, ses muscles se relâchèrent et son corps se détendit en attendant que le monstre ne se décide à lui briser la nuque. Le Ser Djajat le soulevait sans peine à plus de deux mètres du sol. Il ressemblait à une vulgaire poupée de chiffon ensanglantée tenue par un adulte qui ne savait pas comment s’en débarrasser.
- Pitié nonnnn !!!! Je vous en prie … ne le tuer pas … j’ai vu assez de mort et j’ai l’impression de devenir folle. Théa peinait à maintenir sa position à demi-debout. Elle ressemblait à un vagabond. Ses vêtements étaient en partie déchirés et ses mèches de cheveux grisées par trop de poussière lui donnaient un âge qui n’était pas le sien. Des larmes s’écoulaient le long de ses joues crasseuses et sa voix chevrotante avait du mal à percer le chaos ambiant. - Lâchez le par pitié. Je ne sais pas si vous me comprenez … Je ne sais pas ce qu’il vous a fait … mais rien ne justifie d’ôter une vie de plus. Il y a …. Il y a eu tellement de morts aujourd’hui … Du fin fond de son rêve, Marcus perçut cette petite voix. S’extirpant de sa torpeur, il n’ouvrit qu’un œil sur les deux, et put lire la perplexité dans le regard de la créature. Ses orbites si rouges quelques minutes auparavant se teintaient maintenant d’un éclat orangé.

Reprenant totalement ses esprits, il aperçut par delà l’épaule de la bête le petit corps si frêle de la jeune fille qu’il avait tenté de sauver. Elle semblait si courageuse au milieu des décombres. Tentant de toute ses forces de défaire l’étreinte des griffes autour de son cou, il commençait à s’agiter tel un vermisseau au bout d’un hameçon.

Imperturbable, le Ser Djajat coula un regard en direction de la voix féminine. Sa tête pivota tellement qu’on aurait pu penser que sa nuque allait se décrocher. Sa respiration se calma suffisamment pour que les mouvements de sa cage thoracique deviennent quasiment imperceptibles à l’œil humain. Maintenant sa saisie sur le cou de sa proie, il fit un premier mouvement en direction de Théa. Chacun de ses pas raisonnait comme un coup de tambour, faisant vibrer les petits morceaux de débris sur le sol et soulevant au passage de petit nuages de poussière blanchâtre.

La jeune femme n’était plus qu’à quelques mètres du prédateur. L’hystérie du moment l’aidait à ne pas s’effondrer. Son regard n’avait de cesse de passer des naseaux fumant de la bête au regard affolé de l’homme qui avait tenté de la sauver. Marcus tenta de parler mais la pression sur sa gorge se faisait trop importante. . - Bleurg … Dé …. Glurp .. age. Eurrkk Res … as … a.

Le Ser Djajat la dominait maintenant de toute sa hauteur. Le temps sembla alors s’arrêter. L’esprit d’Allan luttait contre celle de la créature, fragile écho de l’homme qu’il était. Il semblait flotter dans du coton, ne percevant qu’une infime partie de son environnement. Tout cela était insensé … indescriptible voir inconcevable pour un esprit humain. La seule chose qu’il savait c’est que Théa était en danger et qu’il se devait de la protéger. Il n’avait pu sauver sa fille dont le corps gisait à quelques mètres de là où il était tombé inconscient. Il n’avait pu sauver sa femme dont le corps avait été écrasé par les décombres. Il avait tout échoué … il n’était qu’un raté … un pauvre type … Il devait donc reprendre la main, reprendre le contrôle de sa vie et la protéger quoi qu’il en coûte.
Alors que le faible écho commençait à raisonnait comme le chœur d’un orchestre, tout les efforts d’Allan furent balayés en l’espace d’une seconde. Une tornade cramoisie s’abattit sur lui et l’écrasa sous une folie furieuse. Il s’entendit hurler à la mort.


♫ Musique d'ambiance ♫



Depuis sa position Hex pouvait observait les dégâts causés par son projectile de calibre 7,5. Son canon fumait encore du dernier tir qui venait de pulvériser le genoux de la créature. Sans l’intervention de la jeune femme, il n’aurait pu avoir de nouveau une trajectoire de tir sur leur cible. Hex déglutit une nouvelle fois. Lors du brieffing d’écho 3 il leur avait été dit qu’ils allaient affronter un ennemi redoutable. Jamais il n’aurait pensé que pareil monstre n’existe.
A quelques mètres derrière lui, il sentait Duphy s’agiter.
- Putain camarade, j’ai un putain de mauvais pressentiment. Hex n’eut pas le temps de répondre qu’un hurlement bestiale se répercuta dans tout le bâtiment. Depuis sa position, il put voir la créature lui lancer un regard meurtrier. Il venait de devenir la proie … et il n’aimait pas du tout cela.

D’un geste du bras, la créature projeta le corps de Blake si violemment contre une vitrine que celle ci se brisa, lui lacérant les parties du corps qui n’étaient pas protégées. Blake s’effondra inconscient au bord du gouffre du hall principal de la tour, menaçant de tomber à tout moment.

Les cinq secondes suivantes s’écoulèrent au ralenti. La créature blessée ne pouvant prendre appui sur ses deux jambes pour franchir d’un bond les derniers mètres qui le séparaient, elle se résigna à bondir de rayons en rayon, s’accrochant au paroi à l’aide de ses griffes encore valides. Hex entendit Duphy hurler de terreur. La voix de Sampton vibrait dans son oreillette. -Cassez vous les gars, cassez vous. Il arrive sur vous. Ordre de repli, ordre de repli putain Hex !!! casse toi de là. Le tireur d’élite n’eut pas le temps de répondre. Alors qu’il tentait de se relever, cinq griffes plongèrent dans sa plaque dorsale s’enfonçant dans l’épaisseur de céramique. Il fut soulever d’un mètre aussi facilement qu’un ballon de football. Vif comme un marines, il saisit un couteau dans sa chasuble de combat et tenta de taillader le flanc de la créature. Dans le même temps, il entendait Duphy gueuler dans le système com. - Il a choppé Hex …. Merde les gars. Ce truc est un monstre. Oh merde Hex non !!! Le jeune soldat d’écho 3 assista totalement impuissant à l’éviscération de son partenaire. Le corps d’Hex s’agitait de spasmes à mesure que ses intestins chutaient lourdement sur le sol dans une mare de sang. Ses yeux semblaient vides et pourtant ils restaient plongés dans ceux du monstre, comme hypnotisés par lui. Des jets de sang jaillissaient de sa gorge et venaient éclabousser la fourrure de la créature. Le soldat rendit son dernier soupir alors qu’il se faisait ouvrir de bas en haut comme une vulgaire fermeture éclaire. Sa dépouille chuta à l’étage inférieure et s’écrasa dans un immonde bruit de sussions. Duphy n’était pas une poule mouillée. Il avait vu et participé à un bon nombre de missions qui l’avait conduit à faire des trucs moches … mais là, il avait atteint son seuil de tolérance et il sentit s’écouler le long de sa jambe un liquide chaud puant l’urine.

Le Ser Djajat sentit immédiatement sa peur et l’on aurait presque pu y lire un sourire se dessiner sur sa gueule. La fracture ouverte de son genoux rendait impossible la marche bipède, l’astreignant à marcher comme une animal. Duphy tenta de faire feu à plusieurs reprises mais dans la panique, il perdit toute notion de trajectoire et de visée. Il se sentit comme aspiré par les yeux de la créature au moment où ses griffes s’enfonçèrent dans ses viscères. La voix de Checkmate ne fut qu’une brise à cet instant et il ne comprit que trop tard qu’à quelques secondes prêt il aurait peut être eu la vie sauve. Tout explosa alors autour de lui.

Sampton tenait la main encore chaude de son frère d’arme tombé au combat lorsque la voix féminie de Chekmate prononça quelques mots.
- Echo 3 ici Checkmate. Code Zero Neuf Six en approche. Cible en acquisition. Tenez vos positions, ne bougez plus.
L’enfer se déchaîna dans l’étage supérieur lorsque le drone largua son missile téléguidé. Miguel était resté à couvert de sorte d’assurer à la télémétrie une précision suffisante pour limiter au maximum les dommages collatéraux. La nanotechnologie utilisée par les projectiles protégeait les soldats porteurs de leur transmetteurs. Miguel avait donc guidé le drone jusqu’à l’étage où se trouvait la créature. A l’origine un code Zero Neuf Six permettait un appui aérien en cas de prise à partie dans des endroits cloisonnés. Ordonné par Sampton lors de l’engagement de Blake, il aurait du uniquement le neutraliser lui … la créature avait changé la donne et il représentait un danger beaucoup plus important que l’ex marines du 13 ème.

Un feu bleuté se déchaîna à l’étage – œuvre des nanites en action - donnant le sentiment pour ceux qui l’observaient depuis l’étage inférieur qu’il s’agissait de la colère d’un Dieu. Quelques secondes plus tard le corps de la créature s’effondra, s’écrasant lourdement sur le sol. Sa fourrure fumait et son corps s’agitait d’éclairs bleutés. Dans un cris de joie, Miguel s’en approcha tandis que Sampton terminait de dire adieu à Hex.

-On aura fini par l’avoir patron. Sale merde. A chaque mot, le marines assénait un violent coup de pied dans le flanc de la créature. - T’as butté deux de mes potes saleté. Rien que pour ça, je devrais t’ouvrir comme un lapin. Comme accompagnant sa parole, il tira un couteau et menaça de dépecer la bête. -Miguel! Laisse le. J’ai autant envie que toi de buter ce salopard, mais tu connais les ordres … et la mission passe avant tout. Et … fais gaffe putain !!!!
Miguel n’eut pas le temps de réagir que déjà la pression sur sa cheville lui brisa les os. Il hurla alors que la créature se relevait difficilement. Gravement blessée, sa respiration était rendue très difficile par de multiples fractures. La rage qui l’animait cependant lui donnait suffisamment de force pour terminer sa chasse. Ses yeux étaient rouge d’une frénésie sans précédent. Elle allait tuer celui qui se faisait appeler Miguel puis elle irait tuer celui qui portait un masque.

Alors qu’il allait lui arracher la tête, son geste fut stoppé net par un hurlement. La créature reconnu immédiatement la voix de Théa. Détournant son regard elle bloqua net toute action en voyant l’arme de Sampton posée contre sa tempe. La jeune fille semblait terrifiée. L’officier hurla alors à son attention :
- Tu vas le lacher mec. Tu vas le lacher immédiatement si tu ne veux pas qu’elle ne termine avec une balle dans la tête. J’ai passé une mauvaise journée mon gars. J’ai perdu deux de mes potes et j’ai vraiment pas envie de rigoler là tu vois ?
Lache le !!!! Je compte jusqu’à 3 mec … à 3 j’lui défonce le crane. 1 … 2 …. !!!!

Davon n’eut pas à terminer son compte à rebours. De nouveau l’éclat orangé avait retrouvé le fond de ses orbites. De nouveau la créature semblait plus calme. Elle relâcha la pression et Miguel chuta sur le sol, roulant sur le dos en se tenant la jambe. Dans un souffle, Sampton relacha légèrement sa pression sur les épaules de la jeune femme avant de braquer son arme sur la créature et lui tirer en pleine cœur. Le projectile se ficha en plein cœur et la sédation commença à faire son effet. Luttant pour garder ses esprits, le Ser Djajat comprit qu’il s’était fait avoir par son hôte. Ce moment de faiblesse venait de lui couter la victoire. Dans un grognement, il chuta inconscient sur le sol.

Sampton relacha la jeune femme qui s’enfui en courant vers le corps inconscient de Blake. Il aurait pu la tuer à cet instant mais il avait d’autre chose plus importante à faire. Il ignorait combien de temps le sédatif ferait effet. Il la laissa donc partir et commença à sangler l’animal. Miguel boitilla jusqu’à lui et lui posa une main sur l’épaule. D’un regard, les deux hommes s’étaient compris.
- Oué mon pote … journée de merde, moi j’te dis. Puis basculant de canal. - Checkmate ici Echo 3. Cible neutralisée. Demande extraction immédiate.
- Bien reçu Echo 3. Beau boulot.
- J’ai perdu deux hommes Chekmate …
- Désolé Echo 3 … extraction dans 5 minutes. Vitrification de l’étage dans 10 minutes. Ne restez pas là. Chekmate terminé.

Les soldats commencèrent alors leur extraction. Pendant ce temps là, Théa tentait désespérément de réveiller Marcus.

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Marcus Blake
Message    Sam 1 Juin - 12:01





REEBORN
Décombre Cristal Tower, 94ème étage







Je me trouvais au bord du gouffre qui donnait sur le hall principal. Blessé, meurtri, je venais de me faire malmener par une créature puissante, indomptable, un berserker qui dans sa frénésie ne m’avait pas achevé. La jeune fille avait supplié pour qu’il m’épargne et miraculeusement il l’avait écouté. C’était comme si les deux se connaissait… serait-ce ce fameux Allan dont elle m’avait parlé et supplié de secourir ? Si c’est ça, je pense qu’il n’avait nullement besoin de mon aide. Mon combat contre ce colosse avait était plutôt épique et comique aussi, un round de boxe avec un loup garou, qui pourrait se vanter d’une telle chose ? Il a finit par me mettre KO en me balançant comme une vulgaire poupée de chiffon. Je sombrais peu à peu dans l’inconscience, finalement, j’allai enfin rendre l’âme. Je n’avais pas peur, j’étais serein, mes blessures ne me faisaient même plus mal. Mauvais signe soit dit en passant, la douleur nous montre qu’on est en vie et que notre système nerveux n’a pas flanché. J’avais appris ça durant un stage de traumatologie à l’armée. J’avais même poussé ma formation plus loin en suivant une formation sur les soins d’urgence, mes connaissances en cardiologie, neurologie et traumatologie étaient plutôt bonne. Je savais donc que mon état était fatal. Le diagnostic vital était engagé. Peu à peu, le choc hypovolémique auquel je faisais face allait mettre mes organes secondaires hors fonction. Mes reins allaient me lâcher, puis ce serait autour du foie et du pancréas et tout le système digestif. Tout ça pour que mes organes nobles : cœur, poumons, cerveau compensent la chute de tension. J’arrivais néanmoins à penser, chose étrange alors que la vie me quitte. Je m’en vais te rejoindre Jane.

Desert du Nevada, Complexe Secret. Au même moment.

« Code rouge ! Je répète, code rouge ! On a une tentative d’évasion dans le secteur 4 ! La cible a déjà mit KO les agents sur place. Il nous faut du renfort ! »
« Bien reçu, on vous envoie l’équipe spéciale pour le psychiques ! »
« Reçu. Terminé ».


Derek Herveaux était un des « matons » du Secteur 4 de la prison secrète de l’Agence. Le secteur 4 renfermait les métas-humains qui avaient des pouvoirs de type psychiques. L’équipe pénitentiaire les appelait les « jedis », référence à la saga Star Wars. Ce secteur n’était pas spécialement difficile, les détenus recevaient des doses massives de neuroleptiques et d’hypnotiques. Ce secteur ressemblait à un asile psychiatrique. Les détenus ne ressemblaient plus à des humains, ils étaient comme des fantômes, des corps sans âme, juste des enveloppes corporelles dans lesquelles l’esprit était emprisonné et ne pouvait se manifester. C’est la première fois qu’un incident arrivait dans ce secteur, contrairement à l’étage des polymorphes ou des élémentaires, où la les accidents étaient beaucoup plus courant. Derek en avait rit quand il avait apprit qu’un de ses collègues s’était fait cramer les cheveux par un détenu. Son job dans le secteur 4 était donc plutôt tranquille mais ce jour, il avait beaucoup moins rit quand une des détenu l’avait projeté rien que par la force de son esprit contre un mur. Le choc, pensa-t-il, aurait pu être beaucoup plus violent, les restes des médicaments faisaient encore leurs effets. C’était le seule explication plausible, que la détenue qui répondait au matricule 13102403 avait réussit à résister aux médicaments. Elle s’enfuyait à présent mais sa tentative était vaine, l’équipe spéciale qui était entrainée à maitriser et appréhender les « Jedis » allait lui tomber dessus et la mettre hors d’état de nuire.

Jane Bake était cachée, elle ne fuyait plus. Elle avait réussi à combattre les effets des médicaments. Cela faisait un an maintenant, son traitement faisait parti d’elle et elle avait réussi à l’apprivoiser. Feignant d’être un légume, les médecins n’avaient pas jugé bon d’augmenter les doses. Grossière erreur. C’est ainsi que ce matin, quand les « matons » entrèrent dans sa cellule, Jane a réussi à s’emparer de l’esprit de l’un d’eux. Le pantin a ainsi assommé son collègue avant de s’effondrer inconscient sur le sol. Derek en voyant ça sur ses écrans de surveillance s’est de suite précipité et a essayé de la maitriser mais une fois devant elle, Jane réussit à le mettre KO en le projetant sur un mur.
Elle aurait voulu attendre d’être plus forte mais un sentiment urgent la poussa à agir. Son amour de toujours, Marcus Blake, auquel elle avait lié son esprit, était en danger. Elle devait intervenir, elle devait utiliser ses pouvoirs pour le sauver. Elle ne savait pas si elle serait assez forte pour lui transmettre son énergie mais Jane allait tout faire pour. En temps normal, elle était présente dans l’inconscient de son mari, d’inconscient à inconscient elle savait lui transmettre la volonté de rester en vie. Jane savait que Marcus n’avait rien à perdre la pensant morte, lui ne savait pas que sa mort était juste une mise en scène. L’Agence avait fait en sorte de la faire croire morte afin que Marcus ne veuille pas la sauver. Tout avait été organisé minutieusement, le meurtre, l’enterrement, tout.
Marcus Blake y avait cru dur comme du fer.

Jane rassemblait toute son énergie à présent, elle se projetait vers Marcus, vers l’amour de sa vie. Elle ne pouvait le laisser mourir. Elle aurait espéré lui envoyer un message, un signe, disant qu’elle était en vie, mais jamais encore elle n’y était parvenue. Ses pouvoirs avaient des limites, si elle parvenait à entrer en contact avec son mari, ce serait dans un seul but, lui permettre de survivre.
Jane projeta son esprit vers Marcus, elle se concentrait de toutes ses forces. Elle puisait dans tout ce qu’elle pouvait, elle sentait qu’elle devenait de plus en plus faible. L’enveloppe corporelle de son mari était si loin. Elle la détecta à Reeborn. Elle le visualisait à présent, il était au bord d’un gouffre, blessé, inconscient. Elle éprouva une forte sensation de jalousie en voyant une femme à ses côtés penchée sur lui et tenant sa tête dans ses mains. Jane relativisa en voyant que cette fille essayait de sauver Marcus. Elle tenait dans ses mains un défibrillateur qu’on trouvait de nos jours partout dans les rues. Les électrodes étaient placées sur le torse nu de son mari. Une décharge électrique souleva son corps. Jane en profita pour se projeter vers le corps inerte. A présent son esprit se mêlait avec celui de Marcus, elle transférait toute l’énergie qui lui était possible, elle ne pourrait le faire qu’une seule et unique fois. Jane le savait, si Marcus survivait, elle ne pourrait plus jamais le sauver si une telle situation venait à se reproduire, elle n’avait qu’un chance, qu’un seul essai.
L’esprit de Marcus brillait faiblement, Jane sentait la froideur qui s’en dégageait, mais à mesure qu’elle lui transférait ses forces, l’esprit de Marcus devenait plus chaud. Il se réchauffait, il reprenait vie peu à peu. C’était comme une transfusion sanguine, Jane donnait son sang pour sauver son mari.
Elle pensa très fort qu’elle l’aimait, mais soudain, ce fut comme si quelqu’un la retirait de son corps. A une vitesse ahurissante, l’esprit de Jane repartait de Reeborn, les paysages étaient flous puis elle ouvrit les yeux.
Dans un état second, Jane constata qu’un groupe de soldat armé se tenait devant elle. Elle regarde tout autour et voyait qu’elle était revenue à la prison. Elle sentait des picotements au niveau de son ventre, de ses jambes et de ses bras. Plusieurs fléchettes paralysantes y étaient plantées. L’un des soldats s’avança vers elle :
« T’es une coriace toi … 4 fléchette et tu réussis à maintenir tes putains de yeux ouverts ? T’as pas été sage Jenny, tu nous as bien eu, mais maintenant il est l’heure d’aller dormir pour un long moment. »
Sur ces mots, le soldat mit un coup de crosse dans le visage de Jane. Elle sombra dans l’inconscient, dans ses ténèbres les plus obscures.


REEBORN, Vristal Tower, 94ème étage.

Alors que je m’éteignais à petit feu. Un phénomène étrange ne voulait pas me laisser partir en paix. C’est absurde, je suis mort… Je dois rejoindre les champs Ellyseum. Me balader dans les prairies verdoyantes et luxuriantes avec ma femme à mes côtés.
Ce phénomène je l’avais déjà vécu une fois en Afghanistan, quelqu’un essayait de me réanimer. Fais chier, vous ne pouvez pas me laisser partir ? J’ai assez donné là non ?
Comme pour répondre à ma question, Jane se tenait la devant moi. Elle s’avance vers moi et m’enlace. Une chaleur m’emplit de toute part.
« Jane … cela fait si longtemps… »
Elle ne me répond pas et se contente de me sourire. Jane approche son visage du mien, nos lèvre se touchent avec tendresse, elle m’embrasse. Une chaleur agréable m’enveloppe. Jane me regarde de nouveau et me dit qu’elle m’aime. Elle s’éloigne peu à peu comme si elle était tiré par une force extérieure. Je tends ma main vers elle pour essayer de la rattraper mais en vain, elle disparait.

J’ouvre mes yeux soudainement, je me trouve en position assise, la jeune fille que j’avais essayé de sauver me regarde avec surprise. Je me rappelle de l’endroit où je me trouve, la Cristal Tower, l’attentat, tout me revient vite.
« Nom de dieu vous êtes vivant !! »
« Faut croire… »
« Mais comment ? »
« Peut être grâce au défibrillateur non ? » répondis-je avec ironie.
« Mais vos blessures ! Regardez, vous en saignez plus ! Elles se sont refermées … vous.. vous êtes un mutants ou je ne sais quoi ? »
« Aux dernières nouvelles, non … Ma femme vient de me sauver je crois. »
« Votre femme ? Mais y a personne ici ! »
« Laisses tomber… Faut qu’on sorte d’ici ! »
« Mais on est coincé ! Les soldats sont partis … ils ont eu Allan … »
« Donc, cette chose c’était bien lui ? »
« Oui je pense, il a réagis quand je lui ai parlé, il a tué plusieurs soldats, mais ils ont réussi à le capturer … ils étaient venus pour lui.»
« Tout va s’arranger, tu verras. Moi c’est Marcus, Marcus Blake au fait».
« Thea, Thea Queen. »
Le nom de Queen m’interpelle directement. Est-ce la sœur du millionnaire Oliver Queen ? Ce millionnaire qui a disparut une nouvelle fois ? Peu importe, ce n’est pas l’urgence.
« Et bien Thea, on va sortir de la et j’ai une petite idée ... J’espère que tu as les tripes nécessaires parce qu’on va faire un grand saut de 94 étages. »
« Quoi !? » me demande-t-elle ahurie.
Sur les corps sans vie des soldats de Echo 3, en fuyant leur équipement, je trouve un parachute, utilisé non pas pour les grands sauts des parachutistes d’élite mais bel et bien un parachute de type BassJump. Ils avaient tout prévu, le contraire m’aurait étonné. Je m’empare du parachute.
« Wow bravo Marcus, déjà que dans le genre inconscient tu étais le Roi mais alors là ça frôle la folie ! »
« Si tu parle de la grenade, c’était du bluff, je n’avais juste pas prévu qu’un loup garou sorte de nulle part et m’envoie valser d’un simple revers de la main. On va sauter toi et moi. Ca va bien se passer. »
« T’as déjà utilisé ce genre de matériel ? »
« Et petite, je suis un marines, la 13ème ça te parle ? », en réponse Thea hoche la tête en signe de confirmation mais toujours perplexe.
Je m’équipe du parachute, je sangle Thea devant moi de façon à ce qu’on puisse sauter en toute sécurité. Je ne sais pas si le parachute sera assez résistant pour deux personnes, mais on va tenter le coup. On s’approche alors d’une fenêtre que je brise à l’aide d’une barre de fer. Thea regarde vers le bas
« Ne regarde pas vers le bas Thea… Ah trop tard… bon, t’es prête ? »
« Euh non là je ne suis pas sûre de vouloir faire ça finalement Marcus … »
« Désolé, c’était plus une question rhétorique … »
« Pardon !? »

Spoiler:
 

Je n’attends pas que Thea soit prête, je m’élance vers le vide des 94 étages en espérant qu’on atterrisse sans dommage.
Concentrée, je ne fais guère attention aux cris effroyables de la demoiselle Queen.
La chute est rapide, j’essaie d’ouvrir le parachute le plus rapidement possible, mais rien y fait, il ne s’ouvre pas. Ce n’était finalement pas une si bonne idée que ça. Je tire dessus sur la commande à plusieurs reprises mais rien. On prend trop de vitesse et le sol se fait de plus en plus proche.
Je tire une nouvelle fois de toutes mes forces, le parachute s’ouvre. Nous somme tirés violemment vers le haut, mais on ne ralentit pas assez et on arrive vers le sol toujours rapidement. Il ne reste plus que 50 mètres, on va s’écraser, on n’allait peut être pas mourir mais le fauteuil roulant était une conséquence pour moi comme pour Thea. L’idée me vient automatiquement, je saisi mon pistolet-grappin que j’ai gardé sur moi. Je vise vers ce qu’il reste de la Cristal Tower. Le grappin atteint le béton et s’y plante. Notre vitesse ralentit mais à présent nous nous dirigeons tout droit vers les murs en bétons, nous les percutons violemment, j’ai tout juste le temps d’exécuter une rotation pour absorber le choc à la place de Thea. Mon dos heurte le mur froid et dur du building. Sous l’intensité du choc, je lâche le pisto-grappin, je me retrouve en dessous de Thea, après une chute de 20 mètre, nous atterrissons avec fracas sur une carcasse de voiture.
La douleur est insupportable, mon dos a prit tout le choc. L’important c’est que Thea va bien, elle s’en sortira surement. Au loin, j’entends les sirènes des ambulances.
« Tiens bon Marcus, tiens bon ! TU vas t’en sortir ! Les secours arrivent ! »
« On va faire la une petite, tu verras »
Thea ne peut s’mpêcher de rire dans ce moment dramatique.
« Oui, tu seras le héros de la journée, tu m’as sauvé, deux fois. J’ai une dette envers toi … »
« Je connais un resto pas loin, ils font des shawarmas … je mangerai bien des shawarmas ! J’aimerai bien essayer. »
« Ohh oui je t’inviterai à manger ces machins si tu veux mais restes en vie ! »

Les équipes soignants se déploient autour de nous avec brancards, matelas coquilles et autres matériels médicaux. Un infirmier s’approche de moi et me dispense les premiers soins.

« Sauvez la fille ! » je lui dis en agrippant sa blouse.
« Il porte un regard bienveillant sur moi et me répond « On va vous sauver tout les deux. »

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Celui Qui Sait Tout
Message    Dim 9 Juin - 12:43





Reeborn
CNN - Flash News
18h17



De retour sur le drame de la Cristal Tower, symbole du maire Colton dans sa lutte contre les super héros. A l'heure où je vous parle, encore très peu de survivants ont été sortie des décombres, et les forces spéciales sur les lieux ont quasiment tous été évacués sans raison apparente. Seul un sauvetage spectaculaire à redonné espoir aux habitants de Reeborn. En effet un ex marine et la sœur du regretté Oliver Queen, ont sauté dans le vide à hauteur de presque cent étage, le tout avec un parachute qui a eu du mal a supporter le poids et à donné cette tournure incroyable. Heureusement les deux victimes ont été pris en charge par les urgences très rapidement.
Mais retrouvons Sandy sur place pour plus de renseignements.


Effectivement ce fut un événement pour le moins spectaculaire, mais malheureusement il n'a pas effacé l’inquiétude concernant tous les disparus. La dernière estimation confirme à plus de deux mille le nombre de personnes encore dans les décombres. Un chiffre hallucinant alors que toutes les forces de police envoyés sur les lieux ont été retirés... dans l'incompréhension total ! Heureusement les services médicaux et les pompiers sur place fournissent des efforts de tous les instants, et si beaucoup de blessés ont été évacués, quelques tentes de fortune subsistent. Qu'est ce que... attendez, un phénomen étrange... merde ! [explosion... la caméra coupe]


Oh mon dieu ! On m'informe qu'il y'aurai une très grosse explosion sur la cristal tower, mais nous n'en savons pas plus pour le moment. On espère que Sandy et son équipe vont bien. Nous referons le point dans quelques instants !

FIN DU SUJET

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