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 Cristal Tower [Épisode Terminé]

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Solo
MESSAGES : 159
Elisabeth Carter
Message    Mer 24 Avr - 22:03





REEBORN
Cristal Tower
11h59





L'anneau de volonté, le symbole d'un univers protégé et de gardiens veillant sur les êtres vivants. Lorsqu'un élu est choisi par l'anneau, celui-ci vole vers lui à travers l'espace pour le trouver et ne faire qu'un. Ainsi cette personne devient une lanterne, et il protégera son secteur au prix de sa vie.
2814 n'est pas comme les autres. Cinq ans qu'il lutte à la surface de la terre. En disparaissant, les anneaux filent vers Oa afin d'être disponibles pour un nouvel hôte. Mais celui de la terre n'a pas pu faire son ascencion. La Disparition l'a fendu. A peine capable d'émettre une lumière verte, l'anneau vole en rase-motte et passe de poche en poche dans l'espoir de trouver une porte de sortie vers ses Gardiens.


Cristal Tower, 12h

Cette visite de la Tour et de ses bureaux était très intéressante. On y trouvait un open-space immense à l'architecture rétro du siècle précédent, il y avait même de la pierre. Les visiteurs s'arrêtaient à des endroits cultes du bâtiment comme la statue de l'ancien maire, Mr.Colton, qui avait oeuvré pour discréditer les héros pendant des dizaines d'année. Il était opposé à l'idée que des hommes soient supérieurs à d'autres, il prônait l'égalité devant les lois. C'était un activiste toujours devant dans les manifestations, et il avait été à la base de l'idée de la Cristal Tower, bien avant que le permabéton et le verre remplacent le Liberty Park. Les gens ici croyaient à cet homme et voyaient en lui un visionnaire. Une fois la Disparition arrivée, on avait érigé cette statue en son hommage. Elisabeth ne partageait pas son avis, encore moins l'idée de remercier un vieux révolutionnaire par une statue en marbre bleu. Faute de goûts.

La visite dorénavant pseudo-culturelle continuait sa promenade par la visite de la grande salle de réunion qui avait servi de conseil administratif de la ville pendant 50 ans, et était encore à ce jour le centre de toutes les décisions. C'était inhabituel pour une ville de cette taille d'avoir son hôtel de ville dans une tour de verre, mais Reeborn était une ville hors du commun.

Les touristes et petites gens s'asseyaient tout curieux dans les grands sièges ovales. Le guide soulignait le fait que la salle avait été mainte fois rénovée et Elisabeth trouvait ça bien dommage car l'aspect visuel actuel lui rappelait bien trop les salles du sénat de la Capitale et pas sa bonne vieille ville. Dans une petite salle à côté se tenaient des raffraichissements et la jeune femme en prit le chemin.
Elle se servait un jus de fruit lorsqu'elle fut interrompue.

"On s'ennuie, n'est-ce pas ? Elisabeth s'arrêta pour se tourner vers la personne qui lui parlait.
-Pas totalement. Le guide m'ennuie oui. Elle parlait à un jeune homme qui effectivement ne semblait pas vouloir rentrer dans la masse. Toutes les personnes qu'elle avait croisé dans la journée étaient en costume -- comprenez costard, cravate, tailleur et jupe -- et un air de lundi au travail planait un peu partout. Elle allait engager la conversation avec ce séduisant mâle lorsque ses yeux tombèrent sur l'horloge numérique du fond.
En retard.

-J'dois y aller !"Elle s'excusa d'un hochement de tête et s'esquiva. Elle n'était pas venue faire la visite d'un bâtiment où elle s'était rendue plus d'une fois ! Passionnée d'histoire, la jeune femme connaissait le passé de chaque lieu culte de sa ville. Elle en était fière et n'hésitait pas à exposer sa culture en société. Pourquoi se priver de briller, elle qui n'avait toujours été que l'ombre d'un grand sénateur.

Telle une fusée, l'anneau passait son temps à filer sur cette planète. Il n'avait pas conscience, il avait juste la sensation de ne pas faire son devoir, d'être coincé et qu'on attende quelque chose de lui. C'est pour cela qu'il fonçait à travers toute la terre, pour trouver une solution à son problème. Il ne savait pas où il était, seulement qu'il était déjà passé ici des années plus tôt, accompagné de son gardien. Mais tout était différent. Les gens avaient changé, et il n'était plus utile.

Elisabeth avait à faire. Elle se retourna en sortant de la salle pour voir que le jeune homme la suivait du regard. Impudent mais avec une belle gueule, elle lui pardonnait sans mal. En pressant le pas vers l’ascenseur le plus près, un grand noir en costard de même couleur lui demanda où elle allait. A son oreillette, elle devina son métier et lui répondit les toilettes. Il lui indiqua la direction opposée.
*Ça ne va pas être facile... Tan pis pour l’ascenseur.*
Elle prit la direction indiquée et bifurqua vers un escalier une fois plus aucun regard vers elle. Elle devait monter douze étages à pieds. Et elle était en retard. Bien sur ce n'était pas la première fois, elle préférait traîner au lit en compagnie d'un homme que courir dans Reeborn pour attraper un métro. Mais cette fois c'était important. A monter quatre par quatre les marches, on en oublierait de regarder devant soi. Elisabeth faillit percuter une autre jeune femme. Une sublime brune habillée de cuir, très sexy. Notre héroïne lui sourit et la contourna pour reprendre sa route. Il lui fallait arriver avant que le bureau soit fermé. Lequel ? Celui du premier conseiller du Maire, Gary Mattew, un vieil homme patibulaire connu pour être bon manipulateur de foule, il avait aidé Colton à devenir Maire à une époque. Il était vieux mais pas dénué d'influence, et il avait donné rendez-vous à Elisabeth pour parler travail, après que son père soit encore intervenu malgré elle. Cela venait peut-être de son père, mais elle ne pouvait pas laisser passer cette chance !
Plus que sept étages...


Dernière édition par Elisabeth Carter le Mar 30 Avr - 1:19, édité 2 fois
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Marcus Blake
Message    Jeu 25 Avr - 18:27





REEBORN
Central Business District
12h55





Reeborn, cela faisait longtemps que je n'avais pas contempler cette ville. Bien trop longtemps. Cinq longue années ont passé depuis ce que j'appelle : le plus grand drame de l'humanité. Le temps des héros est bien révolu, l'espoir ne tient qu'à un fil, le monde est dans un état critique, guerre, famine, criminalité, corruption... Mais bon sang pourquoi avez vous disparus ? Cinq longues années que je cherche a comprendre, j'enquête, je suit la moindre piste, j'analyse le moindre signe, la plus infime information, mais les liens ne sont pas évident à mettre en place je le crains... Ils nous ont abandonné à notre sort, nous simples humains, même le Batman, le plus humain des superhéros n'a pas cru en l'humanité... De tous les héros, c'était lui mon favori, pas de superpouvoirs juste ses tripes, des gadgets et une sacrée intelligence, puis il venait de Gotham, ma ville.. si différente de toutes les autres.

Un homme me bouscule soudainement et me fait sortir de mes pensées, ah les gens de Reeborn n'ont jamais été très courtois, l'homme poursuit son chemin sans même un regard ni un simple "pardon" tant pis je poursuis ma route. Je jette un coup d'oeil a ma montre, 12h30m, encore 5 minutes et j'arriverai à destination, le temps d'une chanson qui résonne dans mes oreilles. ACDC, Shoot to Thrill, il n'y a plus de groupe de ce genre de nos jours, bien dommage, le monde part vraiment en couilles... J'arrive enfin devant ce gros building que j'ai toujours trouvé trop démesuré.
A que ne ferai-je pas pour quelques infos ? Un vieux pote m'a assuré de tenir un truc alors me voila, peut être que cette fois ca va me mener quelque part, pas comme l'autre fois ou mon excursion en Europe ne m'avait rien appris a part peut etre quelques notions de Français, quelques problèmes avec les Russes et leur KGB .. Ah oui c'est vrai que ma double personnalité de Jusiticier masqué ne m'a pas aidé sur ce coup, il faut dire que mes méthodes ne sont pas très catholiques, j'ai quelque cadavre a mon a actif, le truc des héros la : " ne pas tuer bla bla bla " très peu pour moi, un terroriste reste un terroriste et sa tête décapitée par mon épée est très bien où elle est mais bon je m'égare, revenons a nos moutons : mon fameux rendez vous. Il est midi, le soleil est a son zénith et se réfléchit sur mes rayban aviator, je jette un coup d'oeil en hauteur une dernière fois sur ce building, il est temps de savoir ce qui s' est vraiment passé il y a cinq ans.

Cristal Tower, 13h

Je m’apprête à ouvrir l’un des nombreuses portes de ce gigantesque bâtiment, je jette un dernier coup d’œil à ma montre, 12h00, je suis un peu en avance. Puis un bruit puissant derrière moi m’interpelle. Curieux je me retourne, le bruit provient d’une superbe Harley Davidson, mais au vu du son que cette bécane fait, je me demande si elle a pas été modifiée par son pilote. Peut être un peu trop jeune pour conduire ce genre de jouet. Je lâche un sourire à cette demoiselle qui m’avait interpellé, c'est surtout sa moto que je trouve pas mal. Pas sur qu’elle l’aie vu, je continue mon chemin. J’entre enfin dans le bâtiment.

Ah ce hall, j’avais oublié à quel point les touristes et personnes en tout genre raffolaient de cet endroit. Je ne vois pas ce qui lui trouvait et surtout, ce qu’ils trouvent à la statut en hommage du célèbre ou maire Colton. Cet homme a sali les super héros, je lance un regard de dégout sur cette statue

Bon allons boire un verre, j’espère qu’ils servent des trucs un peu plus alcoolisé que du coca. J’avance dans la petite salle prévue à cette effet, je croise une jolie blonde qui boit un jus de fruit, là je me dis que niveau boisson, y aura pas plus fort que ça.. je tente quand même :
« hey l’ami, un scotch, double, 1 glaçon »
L’homme s’occupant du « bar » me rétorque :
« on ne sert pas de boissons alcoolisées ici Monsieur il faut aller.. »
« oui faut aller ailleurs je comprends, bah met moi un coca alors, tu seras bien bon »
« d’accord monsieur »
Une fois servi, je me dirige vers la blonde que j’ai croisé 2 minutes auparavant, oui j’étais d’humeur à échanger, moi qui n’aie pas eu de relation sociales convenable ces temps ci, à part avec un Russe dégénéré qui voulait pas répondre à mes questions, niveau relationnel, je peux faire mieux.
« On s’ennuie n’est-ce pas ? » lancai-je à la blonde

La demoiselle me répond mais semble très pressé, elle me lance un rapide " J'dois y aller " avant de s'en aller.
Soit elle avait pas envie de parler soit elle était vraiment pressé, dans un cas comme un autre, je joue la malchance en voulant m'intégrer un peu à la vie sociale. Tant pis, une autre fois " Blondie ".
Je finis mon verre d'un trait, cul sec comme on dit, puis me remet en route. Je me dirige vers l'ascenseur, 52 étages à pied, non merci.
Un homme me dévisage, je passe à côté comme si de rien était, je jette un coup d'oeil en arrière histoire de m'assurer qu'il ne me suit pas des yeux, pas de chance il se trouve que si. Il me dit quelque chose, j'essaie de me rappeler. Puis il s'adresse à moi :
" Roadblock .. capitaine Roadblock !?"
Curieux, je fais demi tour, je percute enfin, un frère d'arme. Je fais celui qui ne comprend pas, l'étonné dans toute sa splendeur. Mais il insiste :
" Mais si, mec, on était dans le même régiment ? la 13ème d'infanterie, Afghanistan. T'as sauvé ce mec la en le sortant du Hummer !! C'était bien Jackson ? Il te doit la vie, t'es un putain de héro ! Ça fait trop plaisir de te voir ! Tu deviens quoi ? T'as disparus on te croyait mort ! " dit-il avec excitation

Super ... moi qui ne voulait pas me faire remarquer, je tombe sur un mec qui me reconnait après tant d'année, c'est pas de sa faute, il ne sait pas. Malgré moi je dois mettre fin à cet échange. J'aggripe son costume au niveau du cou histoire qu'il comprenne bien que je ne serai ni poli, ni courtois.
" Écoute bien ce que je dis : Tu vas fermer ta gueule, ou je te l’éclate sur le comptoir et je te fais bouffer tes dents. Tu ne m'as pas vu, tu ne sais pas qui je suis. Si j'apprends que tu as parlé de moi, je te retrouverai et je te tuerai. Hoche la tête pour dire oui et dégage. "
La peur se lit dans les yeux de mon ex camarade, je n'avais pas envie de faire ça, mais il m'a reconnu. En même temps, quelle probabilité il y'avait pour qu'un marines de la 13ème d'infanterie me croise à Reeborn ? Aucune ou très infime. Je savais que je n'aurai pas du revenir ici. Rester en marge de la société. J'ai joué, j'ai pris le risque, maintenant je dois menacé un camarade, un frère. " Ouah "
Il hoche de la tête puis s'en va dans la direction opposée. Il ne se retourne même pas. Je reste là, sur place. e ne menace pas les gens innocents et encore moins quand je suis en civile. Et merde je suis censé être mort aussi. C'était le deal convenu avec eux.
Aller, remet toi les idées en place Marcus et vas à ton putain de rendez-vous tant pis si t'es en avance.
Je prends l'ascenseur gardé par un vigile. Je lui montre mon pass. D'un hochement de tête il me permet le passage.
J'entre dans l'ascenseur, direction, 52ème étage.




Dernière édition par Marcus Blake le Mar 7 Mai - 7:04, édité 7 fois
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Kelly Rogers
Message    Jeu 25 Avr - 22:04





REEBORN
Quartier de banlieu - garage Absolute Bike - Hangar atelier principale
10h30







J"aime les journée comme celle-là. Vingt cinq degré, un soleil magnifique, les rayons qui peinent à passer au travers du pleksi terne et graisseux de l'atelier, l'odeur d'acier et d'huile si caractéristique, et un magnifique bijou en chantier. Depuis quelques années notre garage gagnait en réputation, et le boulot en devenait des plus intéressant. Hier on nous à amené une pièce de collection, une Panhead de 53, et le client sortait un gros budget pour un custom épique. De quoi ravir tout le staff. Dex planchait sur le désossage tout en analysant les éventuels pièces encore viable. Vu que je venait de finir les finitions de la Harley de 83, j'ai pris un petit tabouret et je suis venu en soutient vers mon collègue. Il lève le regard vers moi, me sourit, et continu son démontage en m'exposant son premier constat.

"Le bloc est encore bon, mais faudra le décrasser à fond. Par contre les pistons ont claqués, lance une commande de Wiseco. " Je note la commande dans le dossier quand quelque chose attire mon attention. "J'vien d'en comprendre la raison. " J’empoigne la culasse norm31 et secoue fortement. Dex est obliger de maintenir la moto et me regarde comme une extraterrestre. Mais mon raisonnement sonnait juste. "Y'avais un bon jeu entre la culasse et le bloc, c'est pour ça que les pistons on cédés. Faudra faire les modifs culasse avant d'en remonter des nouveaux" Dex approuve d'un hochement de tête et continu le démontage.

Mon regard se détourne de la Panhead quand Caleb mon patron fait son entrée, une enveloppe à la main. Arrivé vers nous il me tend l'enveloppe fissa. Curieuse comme je suis, la seconde d'après je lisais son contenu, et pour le coup je restais perplexe. L'aspect carton d'invitation à apparemment piqué au vif mon patron, qui d'habitude ne se mêle pas de mes affaires, mais pour simple réponse je lui demande mon après midi, bien entendu j'anticipais la réponse avec un bisou sur la joue comme remerciement. Pris de cours il n'osa rien y rétorquer, si ce n'est en me voyant sortir de l'atelier dans la foulée. "Hé c'est pas encore l'après midi Summers !" J'y répondis par un salut de la main sans me retourné.


Parmis les trois hangars de l'entreprise, hormis l'atelier et le stock, se trouvait mon appart. Enfin plutôt un loft vu la taille, et pas facile à chauffer l'hiver. Caleb ne l'utilisait pas, et lors de mon embauche il me l'a loué pour des clopinettes. Je pouvais pas rêver mieux que ce grand espace. Assez de place pour faire des fresques à volonté, avoir une giga armoire remplis de bouquins historiques et mythologiques, Une machine à milkshake géant des années 70, et encore d'autres block moteur en guise de déco. Je pose l'enveloppe déchiré et son contenu sur la table basse, et je prend mon blouson en cuir et mon casque intégral. Mais je sui coupé dans mon élan par la sonnerie de mon Nokia, et le numéro me dit que je vais pas aimer cet appel... tampis il laissera un message. Je met l'enveloppe dans la poche arrière de mon jeans, je prend un de mes chewing gum à la chlorophylle, et je sors de chez moi. Direction le centre ville, j'ai des réponses qui m'attendent.




La sensation que me procure ma Harley V-Rod est totalement indescrptible. Entre les vrobissements jouissif et la vitesse d'acceleration impressionnante, je ne suis plus la même quand je la chevauche. Même au relentit dans la circulation dense du centre ville. J'entre pour la première fois dans le Central Business District avec un réel sensation d'y avoir à faire quelque chose. Le GPS de mon Nokia m'indique l'immense tour de verre qui se profile devant moi... le Cristal Tower.Je me gare non loin de l’entrée, laissant quelques instant le ralentit, non mécontente de voir tous les regards se retourner, et surtout le beau brun, mais je fais comme si de rien n’était. Une fois le moteur coupé je revérifie le carton d’invitation.

Mademoiselle Summers,

Nous sommes sincèrement désolés pour votre mère. Néanmoins nous sommes en mesure de vous mettre sur la voie des retrouvailles avec votre père. Rendez-vous à 14h30 au 52eme étage du Cristal Tower, dans le Central Business District. Un certain Mr Boone à les informations, à vous de les récupérer.

Bonne chance


Mais pourquoi étaient-ils désolés pour ma mère ? Parce que c’est une folle à lier et résidente à l’asile d’Arkham ?... Non c’est pas clair… Le coup de téléphone !! Je d’éclipse le Nokia du guidon et je scrute l’interface windows, et y remarque rapidement que l’appel de tout à l’heure à bien laissé un message. L’appel venait du Dr Banner, le psychologue en charge de ma mère. J’hésite. Je ne suis pas friande de mauvaise nouvelle, quelle qu’elle soit, donc je me focalise d’abord sur la bonne. Je jette un œil à l’approximative en direction du 52eme étage, je met mon Nokia en poche, et me dirige avec assurance vers l’entrée du building.

Je n’est qu’une chose à dire de cette tour… c’est une putin de fourmilière labyrinthique. Je suis de nature assez patiente, des fois, mais là je pète un câble. Et entre les gens qui te bouscule, comme le cravateux en costard et lunettes genre « Je suis trop important et j’me la raconte », les visites guidés où tous le monde s’emmerdent, les conférences d’égyptologie super intéressante mais privé… le pire étant qu’arrivée au 52eme, aucunes plaquettes n’indiquait un certain Mr Boone. Que faire ? Partir et laisser tomber ? Non. Je devais trouver une personne qui connait ce Boone. Mais même en descendant les escaliers faut que j’me fasse limite rentré dedans. Ça va qu’elle est canon, mais ce qui me fait surtout tilter c’est ses fringues. C’est une bourge #aristocrate #fille à papa, pile ce qu’il me faut ! Ni une ni deux je me lance à sa poursuite.

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Elisabeth Carter
Message    Dim 28 Avr - 1:37



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REEBORN
Central Business District - Cristal Tower - 48eme étage
13h25





"Attends ! J'etais déjà en train de monter mon deuxième étage depuis que j'avais évité de justesse une jolie fille, quand j'entendis ses pas de courses. Elle était athlétique et me rattrapa sans mal, et elle courrait maintenant à côté de moi. Elle était sexy, je ne m'étais pas trompé.
-Attends moi s'il te plait. Moi c'est Kennedy, et toi ? Elle comptait me suivre, elle l'avait décidé pour moi.
-Elisabeth. Je peux quelque chose... pour toi ? J'avais du mal à reprendre mon souffle et j'avais déjà ralenti ma course.
-J'ai comme l'impression que tu connais bien cet endroit. Elle avait dit ça après m'avoir regardé sans doute attentivement. Genre, vraiment mieux que moi !
J'étais déjà venue c'est vrai, et je savais où j'allais.
-En quelque sorte. Tu es ici pourquoi ? Je montais toujours les marches et mon mentor m'attendait. Je ne pouvais ps m'arrêter faire la guide pour elle.
-J'ai rendez-vous, mais je suis carrément paumée... Boone, un avocat, ça te parle ? Là ça fait tilt. Elle devenait en quelques secondes une source d'ennuie potentiel.
-Oui j'ai entendu parler. Un homme pas très intègre... C'était le cas de le dire. Au 50ème étage, il y avait deux cabinets d'avocat, les meilleurs de Reeborn. Monsieur Boone - ou plutôt maître Boone - en était un qui défendait non pas la veuve et l'opprimé mais plutôt les mafioso et autres gangsters. C'était quelqu'un de peu recommandable. J'en avais souvent entendu parler, et le voir à la TV tout joyeux après la libération d'un tueur me retournait le ventre. Que lui voulait Kennedy ?
-Il faut que je le vois. Il a des infos pour moi. Là ça devenait flippant. Dans quoi trainait-elle ?
-Je sais où est son bureau si tu veux. Je voulais maintenant me débarrasser d'elle. Séduisante, mais certainement trop dangereuse. Dommage. Suis-moi.
-Super ! Tu me rend un grand service, merci."
Ainsi nous montions les marches quatre à quatre dans l'espoir de trouver mon avenir et ses réponses. J'hésitais à lui faire la conversation, je n'avais pas vraiment confiance. Bien sur je manigançais des actions parfois, mais je n'éliminais pas mes adversaires à l'école et je ne pensais pas tomber là dedans plus tard.
"Et toi, c'est quoi ton délire ici ? La voilà la question. Je répondais franchement.
-J'espère être pistonnée par un ami, et ainsi monter plus vite les échelons. Je veux faire de la politique. Je racontais peut-être trop ma vie...
-O..K... Je t'avouerai que je suis pas fan de politique, surtout quand tu reflète se qui se passe en grandeur nature à la tête de notre pays. Là elle faisait mal. Mais elle avait raison. Je changeais de conversation.
-Ce cuir, une motarde ? Les gants renforcés aidaient aussi.
-Yes ! Et tu verrai mon bijou ! Une... *BAM BAM*
Des coups de feu. Étage 43, je réfléchis un instant. Merde ! c'est l'étage de M.Mattew ! On s'arrête tous les deux et on se plaque presque machinalement au mur. Que fait-on ?




Dernière édition par Elisabeth Carter le Mar 30 Avr - 1:33, édité 1 fois
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Kelly Rogers
Message    Dim 28 Avr - 14:45



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REEBORN
Central Business District - Cristal Tower - 48eme étage
13h35





En deux secondes le monde s'est arrêté de respirer. Si j'avais pu sonder les esprits dans la cinquantaine de metres aux alentours, alors je suis persuadée que tous avaient adoptés ce reflexe dirigé par un instinct de survie primitif, nous poussant à nous cacher, nous faire le plus petit possible pour un seul objectif commun... rester en vie. Mais passé les quelques secondes de la surprise, l'expérience reprenait le dessus sur l'instinct. Et je suis prête à parier que parmis tous les bourgeois de cette fourmilière, aucun n'avait mon expérience des fusillades. Il faut dire que depuis 5 ans et le départ mystérieux des super héros, le taux de criminalité à explosé. Et les réglement de compte et autre gérilla urbaine étaient devenus monaie courante dans mon quartier.

J'humecte mes lèvres et tente d'avaler une bonne gorgée de salive, mais rien à faire elle reste définitivement aussi asséchée qu'un lendemain de cuite. Je jète un oeil à Elisabeth, toujours guidé par l'instinct de survie, en pleine létargie. Je lui prend la main et je l'a lui serre d'une façon qui se veut rassurante. Je cherche son regard et je lui cri "Courage !" en language optique. Doucement on se décolle du mur et on reprend notre route à pas furtif. J'était en tête mais je me retournais régulièrement pour la consulter du regard, et d'un geste de tête mal assuré elle m'indiquait le chemin. Arrivée devant la porte de l'étage 43, Elisabeth me prend la main et regarde fixe la port comme si il s'agessait de l'entrée de l'enfer. La peur commence à me gagner de nouveau, les coups de feu venait du coin, nous nous dirigions donc vers l'épicentre du danger.

Tenant toujours la main de ma nouvelle copine, j'ouvris délicatement la porte de l'autre. Sa main se mis à trembler de plus en plus, et je la serre également de plus en plus fort. Je jète un coups d'oeil mais les couloirs semblent désert. On se déplace le plus à couvert possible et Elisabeth continue à me chuchoter la voie à suivre. Mais quand le bureau du premier conseillé du maire, Garry Mattew, fut en visuel, l'horreur nous à scotché sur place. Habitué aux coups de feu est bien loin d'être habitué au cadavre... et voir selui de cet homme dans une marre de sang entouré d'agent de sécuité déroutés, m'a fait l'effet d'être pétrifié. C'est ce qu'on peut appeler... une destination macabre.



Dernière édition par Kennedy Summers le Lun 29 Avr - 10:23, édité 1 fois
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Elisabeth Carter
Message    Dim 28 Avr - 17:02



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REEBORN
Central Business District - Cristal Tower - 43eme étage
13h45





Elisabeth n'en revenait pas. Les coups de feu l'avaient choquée. Elle avait toujours vécu dans un millieu aisé et on ne voyait guère qu'à la télévision ce genre de scènes. la jeune femme n'était pas aveugle, cela existait et elle le savait, mais elle ne pensait pas vivre ça un jour, et pour quelqu'un qu'elle connaissait. Ça n'avait jamais été un ami intime, mais elle l'avait souvent rencontré dans sa vie et c'était un ami proche de son père. Les agents de sécurité qui courraient partout la stressaient d'autant plus. Elisabeth voulait voir par elle-même ce qu'il était arrivé, et elle ne voyait pas comment atteindre le corps avec la demi-douzaine d'hommes entre elle et le pauvre Mattew. Des ordres étaient donnés, les deux filles derrière un bureau écoutèrent.
"Mr.Colton est introuvable, surement en réunion !
-Que dit la procédure ?
-Ne rien faire avant que la police arrive.
-Sécurisez le périmètre et fouillez les escaliers de secours !"
Des équipes s'étaient réparti les tâches et il ne restait plus qu'un garde devant la porte du défunt. L'étudiante regarda sa camarade d'un oeil humide et Kennedy comprit. Se relevant, ajustant ses vêtements, elle se dirigea vers l'agent.
"S'il vous plait, je suis perdue... Aidez- moi j'ai peur !
L'agent, inquiet et séduit par la brune, la prit par les épaules.
-Je vais vous raccompagner mademoiselle, ce n'est pas une zone où il faut trainer."
Aussitôt éloignés, Elisabeth se dirigea accroupie vers la porte, l'ouvrit et rentra.
Un bruit de gouttes, et son pied qui marche dans un liquide, la tête à côté. La blonde recule et se plaque la main sur la bouche.

*Mon dieu !*
Face au sol, un trou de balles à l'arrière de la tête, un autre dans le dos de sa veste.
*Tué par derrière, sale lâche !*
Elisabeth se couche à ses pieds en évitant la mare de sang qui s'agrandit, et là, dans ce petit bureau sombre, elle se met à pleurer.

Un chuchotement et une porte qui glisse, la petite blonde se retourne aussitôt. Dans son regard on ne voit que de l'obstination. Mais ce n'est que Kennedy qui entre. Elle regarde sa coéquipière, l'enlace.
"J'ai largué l'autre à un couloir.. Comment tu vas toi ?
-Bien... On peut plus rien faire...
Elle en avait bien conscience mais laisser son corps ici ne lui disait rien. Qui l'avait tué, pourquoi ? N'allait-il pas revenir ?
-Regarde... On ferait mieux d'y aller." Elle pointait du doigt la main ouverte de Mattew. On y lisait un "Elisabeth" un peu effacé. Effectivement, il fallait y aller avant qu'on trouve ce mot et qu'on fasse le lien ! Kennedy tira sur le bras de la blonde et les deux sortirent a pas de loup du bureau, avec regret. En s'éclipsant, Elisabeth réalisa qu'elle perdait aussi son passe droit vers le Sénat. Elle s'essuya les yeux et son regard affirma : quand on voulait quelque chose, on le pouvait. Sure d'elle, elle reprit l'escalier avec sa compagne, direction Boone. En route elle appellerait son père pour tout lui dire.



Dernière édition par Elisabeth Carter le Mar 30 Avr - 1:30, édité 1 fois
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Marcus Blake
Message    Dim 28 Avr - 21:05





REEBORN
CRISTAL TOWER
13H00





L’ascenseur est interminablement long. En même temps, 52 étages c’est pas rien non plus. Je prends mon mal en patience. Je repense à ce qui venait de se passait au rez-de chaussé, ce camarade de combat que j’ai juste envoyé chier, que j’ai menacé… je ne voulais vraiment pas agir comme ça, mais que pouvais-je faire d’autre ? Risquer de me faire repérer ? Non je ne pouvais pas prendre ce risque.
L’ascenseur, indiquait le numéro d’étage auquel on se trouvait au moment même. Il était très spacieux et luxueux. Il ralentit d’un coup, les portes s’ouvrent, un brouhaha envahit cette espace qui, il y a quelques secondes était totalement silencieux. Beaucoup d’agitation règne à cet étage, un homme monte dans l’ascenseur. Il fait parti de la sécurité, les portes se referment. L’ascenseur se remet en route, l’homme jure en voyant que ce dernier monte.

« Pas la bonne direction ? »lui dis-je
« Non, pas du tout. Vous n’y pouvez rien mais ça m’aurait arrangé d’aller au rez-de chaussez »
« Ah, désolé. Je ne vais qu’au 52 ème, après il est à vous. »
L’homme m’adresse un sourire poli. Mais je perçois une certaine anxiété dans sa gestuelle et sur son visage. Puis son une voix résonne dans son talkie walkie
« Sortie sécurisées, la police arrive. »
L’homme répond un « reçu 5/5 ». cet appel m’interpelle, quelque chose de grave a du se passer pour que le bâtiment soit bouclé et que la police s’en mêle. Curieux, j’essaie de glaner quelques informations :
« Y a un problème dans le bâtiment ? »
« Je ne peux rien vous dire mais ne vous inquiétez pas on gère les choses. »

Ouais, ce discours je le connais, y a un problème quelque part. Pour le moment je ne veux pas sortir du bâtiment mais à un moment ou un autre il le faudra. Je n’essaie pas d’en savoir plus et me contente de hocher la tête. L’ascenseur ralentit de nouveau, le numéro 52 est indiqué sur l’écran, les portes s’ouvrent. Je sors et me met à la recherche du bureau de Maître Boone. Cet avocat a apparemment des infos importantes pour moi. Cet avocat qui n’est pas complètement clean, c’est pas le genre à défendre la partie civile mais les accusés, et sa clientèle se compose de criminels en tout genre : parrain de la drogue, assassins... Certains sont incarcérés à Arkham. Le plus surprenant était le fait que c’est lui qui soit venu vers moi en me disant qu’il tenait des infos qui seraient susceptible de m’intéresser, ma première intention était de raccrocher mais quand le nom de Batman est arrivé dans mes oreilles, je ne pu me résoudre à cela. J’ai donc accepté le rendez-vous. J’ai essayé de me renseigner au mieux, savoir pour qui ce mec travail, qui sont ses clients, où il habite, la moindre info jusqu’à celle de la call girl qu’il voit tous les jeudis soir, je la savais. Il n’avaist aucun secret pour moi et je pense que c’est aussi pour cela qu’un Glock était accroché à mon mollet. L’homme était dangereux, je n’allai prendre aucun risque. Mon instinct ne m’a jamais trompé, et aujourd’hui il me dit d’assurer mes arrières.
J’entre donc dans le bureau de ce Boone après avoir entendu un « entrez ! », j’étais en avance mais tant pis, ce sera l’effet de surprise.
Mais à mon grand étonnement, ce n’est pas l’homme gras fumant un cigare dans un fauteuil en cuir et un costard à 10000 dollars qui était surpris. C’était moi car cet homme savait qui j’étais avant même que je me présente. Après un « Bienvenu Mr Blake », il m’invite à m’asseoir en face de lui. J’hésite, je reste debout un instant, j’observe les moindres recoins de son bureau. Sur la table en bois d’if, plusieurs dossiers s’entassent. Un seul est ouvert, il s’apprête à le ranger, j’ai juste le temps de voir un nom et une photo qui m’est familière, « Kennedy Summers » . Je décide enfin de m’assoir.

« Bien Mr Blake ou devrai-je vous appeler par vos noms de code ? Roadblock ? .. »
Il en savait trop sur moi, comment était-ce possible ? Comment un avocat pouvait savoir ça ? Dégainant mon arme je lui intime de se taire.
« Oh je vois, reprend-il, vous n’aimez pas qu’on vous appelle comme ça… très bien Marcus, voila comment je vois les choses, vous allez baissez cette arme et la ranger, prendre un verre avec moi et on va discuter tranquillement, de plus mon prochain rendez-vous arrive bientôt alors faisons les choses bien. »
« Vous comme moi savons que je ne vais pas baisser ce pistolet, ni encore moins le ranger. Vous en savez beaucoup sur moi, votre couverture d’avocat ne sert plus à rien alors pourquoi ne pas dire qui vous êtes vraiment ? Et là je tâcherai de ne pas retapisser votre mur avec votre cervelle qu’en dites-vous ? » Répondis-je
« Ah, vous pensez que vous avez le pouvoir ? Qu’un simple pistolet me fait peur ? Vous êtes dans ce building chez moi, je sais tout sur vous, vos actions en Russie, Corée du Nord, Pakistan .. Pas très discrètes … Vous les cherchez avec tant de dévouement … qu’ont-ils fait pour vous ? Le Batman ? Superman ? »
« Je vois .. je vois qu’en effet vous en savez beaucoup Mr Boone. Je pense que vous avez réussi à me piéger, en tout cas, à m’attirer ici car c’est un piège n’est-ce pas ? Un tireur d’élite est plaqué quelque part et attend l’ordre je me trompe ? Bref c’est sans importance. Ce que je sais c’est que vous aussi vous vous êtes fait avoir, je m’approche du but, de découvrir la vérité. Je ne serai pas là si ce n’était pas le cas. Je vous ai fais peur à vous et vos supérieur car oui, vous n’êtes qu’un pantin. Un pantin qui ne sait pas à qui il a à faire. Pour répondre à l’autre question .. Batman a sauvé ma vie. Superman je vous l’accorde, c’est un frimeur mais je l’aimais bien quand même. Alors concrètement, comment comptez vous me tuer ? »
« Oh mais je ne vais pas vous tuer Mr Blake. Je vais vous proposer un marché. Il est simple, soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous. En tout cas, vous êtes seul et vous ne pouvez rien contre nous. »
Perplexe, je range mon arme, je prends le verre à whisky en cristal, je saisi la bouteille et me sers un verre. Mr Boone perplexe reprend la parole :
« Vous savez il est inutile de gagner du temps... »
« Oh mais je ne gagne pas du temps, je vais vous menacer »
L’avocat éclate de rire, « me menacer ? »
« Oui c’est ça vous menacer. Vous voyez vous avez réussi à me mettre en rogne. »
« C’était mon plan. »
« Très mauvais plan. Je vais donc décliner votre offre. » Je descends le verre de whisky d'un trait, le deuxième aujourd'hui, mais faut l'avouer, celui-ci, 50 ans d'âge, est bien meilleur que celui servit à la cafette.
« Très bien »
Comprenant que je n’aurai rien de cet homme, je décide de partir. S’il avait voulu me tuer je serai déjà mort.
« On se reverra »
« Je ne crois pas. Mes salutations à votre femme. »
Sur ces derniers mots, la tentation de me retourner, saisir mon glock et mettre deux balles en pleine tête à ce fumier, était grande. Mais je ne pouvais pas faire ça. Pas de cette manière. C’est le job d’un justicier ça. Ce Boone se sentait en sécurité et était persuadé que je n’allai pas sortir vivant de cet endroit. Il me faut un plan d’attaque.. j’attaque.



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Kelly Rogers
Message    Lun 29 Avr - 21:31





REEBORN
Central Business District - Cristal Tower - 50eme étage
14h00





C’est bien la dernière fois que je viens me perdre ici. Nan mais sérieusement c'est quoi cette journée bizarre ? D'un geste je défait ma queue de cheval et secoue ma tignasse pour les rendre un minimum présentable. Je vais enfin savoir pourquoi mon salaud de père ne s'est jamais montré, mais bizarrement je ne plus si impatiente après se qui viens d'arriver. Je jette des regard inquiet sur Elisabeth, mais depuis qu'on a quitté le bureau de Mattew elle était... différente. Son regard est plus déterminé que lorsque je l'es rencontré. Après tout, ce qui nous tue pas nous rend plus fort. Plusieurs fois nous avons croisés des agents de sécurité en état d'alerte, essayant de nous assurer que rien de grave n'était arrivée, et que nous pouvions circuler sans crainte. D'un simple regard avec elle et je sais qu'on se pose la même question... Allaient ils étouffer le meurtre du premier conseiller du Maire ? Et si oui comment comptaient ils si prendre ? Ça devient de plus en plus inquiétant. Malgré tout nous continuons notre route et l'étage 52 est enfin atteint. Au moment où je pose ma main sur la poignée de porte pour sortir de la cage d'escalier, Elisabeth tente d'en savoir plus, comme cherchant à me dissuader d'y aller.

"Kennedy. Pourquoi tu dois voir ce type... j'veux dire, il est plutôt réputé pour être le défenseur des crapules et des mafieux." Elle semblait vraiment inquiète pour moi, et cette attention m'a profondément fait du bien. C'était rare que l'on me donne ce genre d'attention. Je la regarde avec un petit sourire confiant et tente de banaliser son appréhension. "Écoute j'en est pas pour long. Je rentre, je prend les infos et je ressort. J'ai... j'ai besoin de savoir Elisabeth. C'est important pour moi." Elle ne semble guère rassurée mais elle a compris que je ne laisserai pas tomber. "Ok alors je t'accompagne, et quand tu aura fini je t'offre un verre à la cafèt." l'idée d'un bon coca frais déferlant dans ma gorge asséchée me fait fantasmer et je lui répond : "Deal !" On se sourit à pleine dent et ça nous fait un bien fou. Moi en tout cas j'était heureuse de l'avoir croisé sur ma route. Cette fois ci je force sur la poignée et on s'engouffre dans la lumière.

Effectivement j'étais d'une nullité en orientation. Elisabeth me guide vers une aile j'avais totalement zappé tout à l'heure, et elle en profite pour me distiller son savoir sur les différents bureaux de l'étage, saupoudré d'anecdotes personnelles. Même si la plupart des choses passent par une oreille et ressort par l'autre, ça me fait plaisir de l'écouter. Elle semble avoir repris des couleurs et le sourire reviens plus volontiers... elle a donc revêtu le masque d'expression. Celui qui nous permet de voilé notre peine et nos peurs. Et moi ? Ai-je le miens également ? Je passe ma main et la fait glisser sur mon visage, comme si la symbolique rejoint la réalité, mais je fait le simple constat que je n'es aucuns masque. Et la visite guidé d'Elisabeth prend tout son sens. Arrivée proche du bureau du Maître Boone, sa mine devint plus sévère, et d'un geste simple je lui pris la main et lui serra doucement pour la remercié. Un petit geste de la tête, un sourire, et je lâche sa main pour me diriger vers le bureau. Et au moment où j'allais frapper la porte s'ouvrit brusquement. Je fait un mouvement de recule et là le beau brun de tout à l'heure ressort l'air agacé.Il passe à côté de nous, un peu ailleurs comme si on existait pas, puis un mètre plus loin se retourne vers nous : "Toi blondie je t'ai déjà vu, et toi aussi.. Kennedy Summers ?" Comment il me connais lui ? Je répond pas et je continue de le regarder un sourcil levé. "N'entre pas dans ce bureau. Je sais que ça peut paraître dingue mais t'es en grand danger. Viens avec moi" Outch le vieux cliché. Et comme il je devais croire un type sortant du bureau d'un avocat pour malfrat... même si techniquement je m’apprête à y rentrer aussi. Bref il est mignon mais un peu taré. Je ne prend pas la peine de lui répondre, j'adresse un clin d’œil à Elisabeth qu'elle me rend directement, et je la laisse avec lui alors que je pénètre dans l'antre du diable.


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Elisabeth Carter
Message    Mar 30 Avr - 0:26





REEBORN
Cristal Tower
14h10





Je regarde Kennedy entrer en me disant que c'est peut-être la dernière fois que je la vois. Je ne la connais pas, mais elle était là quand j'en ai eu besoin, et elle aussi a quelque chose d'important à régler. C'en est presque égoïste de ma part. Je ne veux pas qu'elle parte, l'impression de ne pas être en sécurité, nulle part. Le mec de ce midi vient de sortir de ce bureau, qu'est-ce qu'il a à cacher lui aussi ? Il sort du bureau propre et net d'un homme qui fait de l'argent sale, et il donne des conseils à Kennedy...
En plus d'être carrément bien bâti, il a l'air aux aguets. Pour peu, ce serait le tueur de Gary. Après tout, qui sait où il était y'a dix minutes !?
Ne laisse rien passer dans tes yeux. Il vaut mieux paraître insipide que méfiante. Je m'adosse à un balcon qui mène sur l'open space, 52 étages plus bas. L'air de rien, je bouge une mèche qui me gène et reporte toute mon attention sur cet homme que je n'aie jamais quitté des yeux. Il a l'air fort, brute et en même temps intelligent, ratures "brute" de ta liste Liz'.

"Alors Blondie, on fait quoi avec elle ? Il a une voix suave, et ses yeux bleus me disent qu'il n'est pas du tout une brute. Pas le choix, espérons que ça ne dure pas longtemps avec Boone.
-Je... J'étais seule et je l'ai croisée. Elle était perdue et je lui ai indiqué le chemin. Efface l'épisode de l'étage 43... Par tous les moyens. Et vous ?
-Sympa ! Moi j'avais rendez-vous, comme votre amie, mais je ne le sens pas ce mec, même pas du tout, j’ai un mauvais présentiment...
Le stress remonte en moi. Kennedy, j'espère que tu sais ce que tu fais...
-Dîtes donc vous êtes partie vite tout à l'heure. Un rendez-vous ? Et voila. Quel mensonge je vais inventer... J'ai jamais été bonne pour mentir. Pas vraiment une qualité pour jouer en Politique, mais je me suis toujours dit que j'apprendrai avec l'expérience, et que je ne serais pas obligée de mentir... Foutaises.
-Les besoins vous savez... Une envie pressante. Et voila, j'avais fait une piètre démonstration de mes talents. Il hausse un sourcil et adopte un air moqueur comme s’il savait que je mentais, puis se contente de sourire. Il était soit très crédule soit très sympa de me laisser dans mes histoires. J'appréciais.
Il détourna la conversation de lui-même.
-J'aime bien cette tour, on en a pas des comme ça à Gotham... Pas exactement.
Gotham hein ? Ça faisait une petite trotte d'ici à la ville de la chauve-souris. Est-ce qu'on incarcérait toujours des personnes à l'Asyle d'Arkham ?
-Tu viens de Gotham ? Celle d'avant ? Je faisais bien sur référence à celle du chevalier noir.
Quitte à attendre Kennedy, autant se sociabiliser, et en apprendre plus sur l'état actuel de la vieille Gotham.


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Marcus Blake
Message    Mar 30 Avr - 20:10





REEBORN, Cristal Tower, 52ème étage.






Blondie a l'air interessée par ma ville d'origine, qui ne le serait pas en ayant un citoyen de Gotham devant lui, ville ou le taux de criminalité frôle la decadence. Mais en ce moment, le crime a grimpé en pourcentage un peu partout dans le monde. Le monde a cruellement besoin de héros.

" Oui je viens de Gotham et je pense que tu veux parler de Gotham du temps de Batman ? Oui je l'ai connu aussi, du temps du chevalier noir, les rues étaient plus sures, la police est débordée même avec l'aide d'un nouveau justicier.. "
Blondie me regarde d'un air perplexe :
-" D'un nouveau justicier ? "
" oui, tu n'as pas entendu parler de cet homme ? Il sort une fois la nuit tombée et parcourt Gotham en rendant justice, il punit les criminels mais de manière plus radicale que Batman ou Nightwing. C'est un hors la loi qui est poursuivi par les autorités, certains l'ont aperçu, aux dernières nouvelles il ne porte pas de cape "
dis-je avec une pointe d'humour, Blondie parait étonnée maintenant, elle doit surement me prendre pour un fou.
" Tu blagues la ? Pourquoi on a pas entendu parler de lui ? Si un justicier masqué est de retour le monde devrait être au courant !" " Cela redonnerait espoir aux gens .. Mais vu que tu ne le savais même pas alors que c'est une exclu qui aurait fait les gros titre, je pense que quelqu'un tente de cacher ce qui se passe réellement. On ne veut plus de superhéros .. Leur temps est révolu.."

Un silence s' installe pendant quelques instants, je reste impassible et contemple le paysage urbain, si paisible et calme. Je jette un coup d'oeil vers la blonde :
" Je pense qu'on a pas eu l'occaz de se présenter blondie, moi c'est Marcus, Marcus Blake," lui dis-je en tendant une main. Hésitante, elle me tend finalement la sienne :
" Elizabeth Carter." me répond-elle en souriant, je le lui rends.
" Bon ca commence a faire un peu long la .. " je jette un coup d'oeil a ma montre, 14h20. Elizabeth a l'air préoccupée également, je pose une main rassurante sur son épaule :
" Reste la, je vais récupérer ton amie."



Dernière édition par Marcus Blake le Mar 7 Mai - 7:37, édité 1 fois
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Kelly Rogers
Message    Mar 30 Avr - 23:12





REEBORN
Cristal Tower - 52eme Étage - Bureau de Maître Boone
14h20







J'entre doucement dans la pièce, finement décorée, tableaux de maîtres, meubles moderne a base de verre teintés noir, un immense bureau bien rangé outre quelques dossiers, un petit bar sur lequel règne une carafe de whisky, surement du cristal, et surement du pur Malte hors de prix... Un petit tapis de gold dans un coin, un écran géant accroché au mur du fond. Bref un bureau d'une classe dont il ne m'a jamais été donné de voir. Même l'odeur légère de menthe et de cannelle rend cette pièce super agréable. Le diable a bon gout c'est maintenant clair.

Puis je vois l'homme qui se retourne alors qu'il comtemplait la ville. Environ cinquante ans, grand, bien bâti, les cheveux poivre sel, un costume d'un gris clair impeccable. Trois mots. Beau, classe et charismatique. Très loin de l'avocat mafieux que je caricatural dans ma tête, un gros moche enfouis dans son fauteuil le cigare à la main. Vraiment très loin.

Il me sourit et d'un geste assuré de la main m'invite à m'assoir, et se dirige lui aussi vers son fauteuil de ministre. Alors que je me sens déjà mal a l'aise, telle une élève dans le bureau du proviseur, enfin... Du proviseur classe et beau gosse s'entend, ses premiers mots m'insinues encore plus de doute en moi et renforce d'autant ma peur. "Ça fait longtemps que j'attendais ta visite Kennedy. Tu es devenu magnifique !" Il me connaît. Néanmoins le ton de sa voix n'est pas malsaine ou intimidant. Comme si il était... Sincère. Enfin ma nervosité est tout de même au point de battre la mesure d'un morceau de trance avec la jambe. Ce qu'il remarque bien évidemment sans mal. "Bonjour monsieur Boone." C'est tout ce qui est arrivé à sortir. Mais pourquoi est ce que je suis si mal à l'aise ? "Détend toi. Ah je sais ce qui pourrai aider." il se penche sur le côté droit de son bureau, où est encastré un petit frigo, et en sort une cannette toute fraîche. Oh oui à boire ! "Un bon cocacola bien frais. Comme tu aime." Il verse le liquide dans un verre, mais cette dernière réflexion qui prouvait encore une fois l'étendue de son savoir sur ma personne, je n'est plus guère envie de boire. Il fait glisser le verre doucement vers moi, comme pour m'apprivoiser, et je vois les bulles qui frétillent. Bon d'accord je bois quand même, j'ai vraiment trop soif et la gorge est au bord du dessèchement critique. Mon empressement le fait sourire. Il m'a empoisonné ? Mis un traceur nanomachin dans le coca ?

Je regarde le verre un peu coupable, et le voilà qu'il rit de plus belle. "Pas la peine d'être autant sur tes gardes, tu ne crains rien ici. Ce jeune homme, ce... Marcus Blake, et bien, disons qu'il a besoin qu'on lui rappel ses objectifs de temps à autres." Je ne comprend pas grand chose à se qu'il raconte mais j'hoche la tête l'air sérieuse. Puis la question est sortie toute seule de ma bouche. "Où est mon père?" J'aurai préféré dire 'geniteur' pour paraître plus détachée, mais tampis. Il lève les sourcils étonné que je sorte cette question sans amorce ni préambule, puis retrouve son sourire. "Disons qu'il n'a jamais été très loin." La réponse à ne pas dire a une fille qui attend son père depuis 19 ans. Complètement outrée je lève le ton sans même m'en rendre compte. "Comment ça il n'a jamais été très loin ? Pourquoi il est jamais venu nous voir maman et moi ? A cause de lui elle a complètement perdu la tête !" Je me suis levée pendant ma tirade de la fille désespérée, alors je me rassis au bord du fauteuil, toute penaude. Je vois son expression devenir plus sérieuse, limite désolé, il expire bruyamment puis m'explique. "Ton père était en prison. Une prison... spécial, secret défense. Et lors d'une sorte d'énorme erreur judiciaire, ta mère s'est retrouvée là bas également, pendant une courte durée. Puis elle a rencontrée ton père." Je veux lui couper la parole pour éviter la référence au viol que ma mère ne cesse d'hurler, mais il reprit en levant la main, m'intimant de le laisser finir. "Il n'y a pas eu viol. Ta mère recèle une partie de la vérité je te l'accorde, mais son cas... C'est aggravé, et beaucoup de choses sont devenus abstraites pour elle." Il marque une pose, en s'essuyant la bouche avec sa main machinalement, puis continue. "Donc il se rencontre. Je te l'accorde ce n'était pas une romance de contes de fées, mais ils se plaisaient et..." dans un geste de la main je le coupe, sous entendant que j'avais saisi cette partie. Un petit sourire, un hochement de tête et il reprend. "Une fois... Heu ensemble. Cassandra fut retirée de la prison, ce qu'à très mal vécu ta mère. De son côté ton père a trouvé le moyen de sortir après quelques années." son sourire m'indiqua sans mal qu'il n'y était pas pour rien. "Suite a cela il s'est refait une place dans la société avec une nouvelle identité, et venir vous voir toi et ta mère aurait mis à mal sa couverture." Je l'est mauvaise. Toutes ces années il était dans le coin, avec sa nouvelle vie, et aucunes attentions pour nous. Voyant mon silence il s'empresse de rajouter. "Mais il a toujours veillé sur vous. Les loyers que ta mère ne pouvait plus payés, une grosse bourse d'étude que ta mère à omis dans sa folie, toutes les charges d'Arkham, et même la carcasse de ta Harley était un cadeau." Impossible... Je ne veux pas y croire, mais tout semblais coller. Puis il sortis une boite en acier blanc polie de la taille d'une paume, et me la fait glisser lentement comme avec le verre de coca. Les gravures incrustés me sont complètement inconnu. J'ouvre lentement l'écrin et découvre un magnifique pendentif. Acier blanc, avec les même gravures que la boite, et ornés dune pierre précieuse d'un bleu éclatant, une turquoise ou une aigue marine. Aussitôt je l'essai. "Il te va à ravir Kennedy ! Ton père serai comblé." Je me sentait coupable d'accepter un cadeau de sa part, mais c'est aussi la seule chose qui me rapproche de lui. "Bien entendu ce cadeau va avec la promesse d'une rencontre prochaine. Quand le moment sera venu. Pour l'heure le temps presse... tu comprendra." Sur ces mots il se lève et me raccompagne à sa porte, avec tact et gentillesse. Il n'est vraiment pas l'homme qu'il parait être. En ouvrant la porte Elisabeth et Marcus se dirigeaient vers le bureau, comme pour m'extirper des griffes du monstre. Je croise un dernière fois le regard de l'avocat, nous nous sourions, puis je quitte son bureau. "A bientôt Kennedy." La porte se referme, et avec le reste des mes réponses... pour toujours.

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Kelly Rogers
Message    Jeu 2 Mai - 4:14





REEBORN
Central Business District - Cristal Tower - 52eme étage
14h25





Elisabeth, Marcus et moi ont se dirige vers l’ascenseur au bout du couloir lorsque tout se figea. Un ralentit du temps, qui révèle la perfection de ce monde. Mais aussi sa destruction. Mes sens auditifs se sont tus pour laisser mon cerveau donner les pleins pouvoirs à ma vue. Les cheveux blond aux reflets du soleil d'Elisabeth ondulent dans un mouvement d'une grâce infini. La gestuel de Marcus, féline et maîtrisée, dévoile des qualité physique durement travaillées. Les particules de poussières dans un rayon traversant la baie, la secrétaire plus loin faisant tomber un stylo qui ne semble jamais vouloir toucher le sol, et l'aiguille de l'horloge peine à passer à la seconde suivante. Mais soudain une onde de choc invisible nous traverse, dévoilant dans ce ralentit cruel la fin du monde... la fin de mon monde. Le sol ondule dans notre direction comme un simple tapis de sol trop sale. Les murs deviennent comme du carton à son passage. D'un geste de la tête, les cheveux ne suivant pas le mouvement, Elisabeth me regarde terrifiée et me crie quelque chose que je devine sans peine. COURS ! Mais c'est déjà trop tard. L'onde destructrice nous rattrape et nous dévorent. Un mélange de très nombreux débris me percute, me brisant de partout. La douleur intense électrise mon cerveau, pendant que les morceaux de verre me taillade de toutes parts. Mais je n'est pas le temps d'avoir mal, le choc et ma peur absorbant une partie de mes maux... pour un court instant. L'intense épaisseur de fumée me rend aveugle et m’empêche de respirer. Et je crois que je suis entrain de tomber. Oui je tombe. Et cette fois ci c'est vraiment la mort qui m'attend.





Mon corps tombe, heurte, souffre, mais je me suis réfugié à l'intérieur de mon esprit, laissant ma chair subir telle une poupée désarticulée. Mon trajet se terminant sur une tige de fondation rebelle. Tombant de dos, elle me traverse de part en part approximativement sous mon sein droit. La douleur est telle, que je suis ramené de force dans mon corps meurtrit, subissant le joug de chaque blessures. Je vais mourir. Aujourd'hui. Je veux veux juste qu'elle soit plus rapide à venir. Les tremblements continus de l'édifice font vibrer la tige frottant mes côtes et ma colonne dans un son atroce. Prise d'un relent, une gerbe de sang et de poussière parte à la verticale, revenant irrémédiablement dans ma figure. Dans un moment de lucidité je sens mes doigts dont les ongles sont presque tous retournés, surement mon instinct de survie qui s'est cramponné. Mon genoux gauche semble totalement déboîté, je pense à une fracture ouverte. Mes forces me quittaient peu à peu. La douleur, elle reste et martel mes tempes. Mais le plus terrible c'est que je me rend compte que la tige qui me transperce me tiens également au distance d'un immense bloc de béton en suspension au dessus de mon corps. La panique me gagne, même sur le point de mourir je veux vivre, garder espoir, mais cette dalle en béton est le symbole d'une fin horrible, le tout dynamisé par la total claustrophobie de mur qui se rejoigne inexorablement. La tige s'enfonce encore dans la dalle, lui laissant encore gagner du terrain à chaque seconde. Je peut maintenant sentir mon souffle difficile revenir à moi, obligé de tourner la tête afin de gagné du temps, à peine quelques secondes. Mais son poids implacable atterrit sur ma poitrine, et la compresse sans mal. Ma respiration deviens impossible. Et ma tête maintenant entre dans l'étau. La douleur est tellement aiguë que tout mes sens se coupe. Je ne suis plus.

Mon nom est Kennedy Summers, mais personne n'en sera jamais rien, et je ne manquerai à personne. Adieu.




"J'en ai marre maman !! J'te déteste !!" La petite fille de dix ans à peine sort en trombe de la petite maison de banlieue. Les larmes aux yeux elle s'assis le regard sévère sur les escaliers du perron. Soudain un postier s'avance vers la petite. Il l'a regarde plein de compassion, pose le colis au sol, et s’assoit près d'elle. Il garde les yeux fixés sur le soleil se couchant sur l'immensité du centre ville, dont les buildings renvoyaient chaque rayons orangé. "Maman a rencontré un autre gars. Mais jamais ce sera mon papa !" Le postier pose sur elle un regard plein de tendresse et lui dit doucement. "Ta maman doit refaire sa vie. Kennedy, il faut que tu pense à son bien être. Et... peut être qu'il sera un bon père pour toi." La petite secoue la tête et retiens ses larmes. Le postier lui caresse tendrement le bras et tente de la réconforter. "Tu sais la vie réserve parfois des surprises, ce type est probablement quelqu'un de bien. Qu'il sera à même de t'offrir de belles études, et d'avoir une vie paisible." La petite le regarde l'air grave, les sourcils froncés. "Je veux pas d'une vie paisible ! Je veux l'aventure, je veux qu'on sache que j'existe... comme une héroïne." Le postier enchaîne. "Avec un S sur la poitrine et une belle cape" sur un ton moqueur. La fillette retrouve le sourire et renchérit. "Avec des bottes rose !" Le postier et la gamine rient de bon coeur, puis la petite rajoute. "Merci monsieur de venir me voir de temps en temps. Ça me fait du bien." Le postier, touché par la sincérité de la petite lui passe la main dans les cheveux et la regarde avec des yeux pétillants de bonheur. "Je serai toujours là pour toi... Moi... je saurai toujours que tu existe."



Grande respiration. Je vis encore. Ma vision est flou,mais je vois le bloc se soulever doucement. Mais je doit rêver, car quelqu'un se tiens dos au soleil, et soulève seul les tonnes de béton... Je... Je dois halluciné. Soudain la douleur est trop forte. Le monde deviens froid... glacial. Et les ténèbres m'emporte.




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Marcus Blake
Message    Jeu 2 Mai - 22:13





REEBORN
CRISTAL TOWER, 52ème étage
14h25






Quand Kennedy sortit enfin de ce bureau, curieusement, je fus rassuré. Je ne la connaissais pas du tout mais quelque chose me disait de la protéger, comme si cette sorte de lien avec Boone nous avait lié... Sentiment particulier pour une fille dont je ne connaissais rien. Elle etait sorti de ce bureau avec un pendentif très particulier, il lui allait plutot bien mais si cette chose venait de Boone il fallait s'en méfier. Boone m'a clairement menacé, une autre visite est prévu mais ce n'est pas Marcus Blake qui va la lui rendre, ça c'est une certitude.
Je jettais un regard a Kennedy, regard interrogateur du genre " est-ce que ca va ? " , elle me rassura du regard et avec Elizabeth, on prit le chemin de l'ascenseur : " un verre ca vous dit mes dames ? " dis-je en regardant tour à tour Elizabeth puis Kennedy, mais avant d'avoir une quelconque réponse, le sol commença à vibrer, les murs tremblèrent, un seisme ? A Reeborn ? Impossible.. Mon instinct me dit de me mettre a couvert, je n'ai pas le temps de prévenir les filles, je suis projeté contre un mur, le souffle de l'explosion est tellement puissante, ma tête heurte violement le bêton, la douleur est immédiate et intense, comme si ma boite crânienne allait exploser et éparpiller ma cervelle sur le sol. Je n'entends plus rien juste un bruit sourd et aigu comme si une grenade flash avait explosé a bout portant dans une pièce fermée mais en puissance 10. Ma vue se trouble, ma respiration est bloquée, je n'arrive pas a emplir mes poumons d'air, j'étouffe, c'est comme si je n'arrivais pas a remonter à temps d'une apnée au fin fond de l'océan, on essaie de nager plus vite mais rien y fait la surface et l'air sont si loin. Le gout du sang emplie ma bouche et je me sens vraiment noyé, j'essaie de prendre une bouffée d'air, de crier mais aucun son ne sort de ma bouche, ma vision devient de plus en plus noir puis plus rien. Le néant.


♫ Musique d'ambiance ♫
Hells Bells by AC/DC on Grooveshark





La route était un peu difficile, mais nos hummers étaient conçus pour ce genre de terrain, on se trouvait sur une plaine désertique avec pour horizon, des montagnes. L'Afghanistan, en ce moment :le lieu le plus dangereux pour un soldat. La 13ème a éte affectées ici il y a peu de temps. Sous les ordres du Colonel Duke Hardy, on avait pour mission de patrouiller. Un convoi de 30 marines était en route vers le point à sécuriser , non loin d'un canyon coupe gorge, endroit rêver pour une embuscade, prit dans un tir croisé intuitile de dire qu'on subirai beaucoup de dommage. J'étais responsable d'un groupe de 6 hommes, notre véhicule était en tête. Une ambiance détendu sur un fond sonore reignait. Ce groupe mythique était un peu celui que la 13ème avait adopté, leur musique détendait nos soldats, les motivait.
" Capitaine Roadblock nous arrivons au points de rendez-vous dans 20 minutes ", me dit le pilote.
" D'acc Oddball. "
Les hommes que je commandais vérifiait leurs armes à présent, gestuelle automatique et indispensable.
" Capitaine, vous croyez que nos nouveau joujou vont être à la hauteur ? " me demande mon artilleur lourd.
" T'en fais pas, c'est du Wayne entreprise, y a que la 13ème qui a eu le droit à tout ça ! Ces petits kevlar a 50 000 dolls doivent être à la hauteur."
" ouais si vous le dites cap ! "
" En tout cas je vois que tu as gardé ton joujou perso Heartbreaker "
" Ouep, la mitrailleuse de l'entreprise de ce Bruce Wayne était un peu trop légère "
sur ces mots toute l'équipe éclate de rire, ah oui on ne refait pas notre bon vieux HB !
Nos rires sont stoppés aussi brutalement qu'ils avaient commencés, une explosion a proximité envoie notre hummer en tonneau, on atterit en fracas plus loin, d'autres explosion retentissent !
Me retrouvant tête en bas, j'essaie de sortir du véhicule, je m'extraie par une des fentres complètement brisée par l'explosion. Je me met a couvert, sonné je n'arrive pas a soulever mon fusil. Une grenade atterit pas loin j'ai tout juste le temps de crier de se mettre a couvert, l'explosion me projette violemment. Le véhicule prend feu avec mes hommes à l'intérieur, je n'arrive même pas a emettre un cri, je sens qu'on me traine sur le sol, mes frères me mettent a l'abri.
" Capitaine Roadblock ca va ? Capitaine !? "
Je n'arrive pas a répondre, ni a bouger.
" On le perd !! Un toubib vite !! "
Tout devient noir. C'est de plus en plus silencieux, je pense à ma femme restée au pays, je ne la reverrai plus, je l'ai abandonné .. " Pardonne moi Jane.. Je t'aime."





Tout est silencieux, calme, loin de la guerre, de la douleur, de la peine, je me sens bien. Un soleil éclatant réchauffe ma peau nue, je me trouve à présent dans un champ immense, verdoyant, est-ce le paradis ? Suis-je mort ? Vais-je festoyer avec les dieux du Walhalla comme les Vikings tombés au combat ? Après tout je suis mort au combat, pour ma patrie, je le mérite. Un picotement soudain dans la poitrine interrompt ma marche à travers les champs, puis une douleur irradiant dans tout le corps, puis rien, je me remet a avancer de quelques mètres mais une douleur plus fulgurante réapparait, puis je tombe plié en deux comme sous l'effet d'un énorme coup de poing dans le ventre. Un nouveau choc irradie mon corps comme si je me prenais une joute en changeant une ampoule mais cette fois beaucoup plus violent, j'en perds presque connaissance, mais un autre choc me repousse sur les pieds.

J’ouvre les yeux des tirs parviennent jusqu’à mes oreilles, je ne suis plus dans de vertes plaines du paradis, oh que non, me voila revenu en enfer. Le toubib me regarde, les deux palettes du défibrillateur à la main, un autre soldat tient une sorte de seringue dans la main :
« Je vous ai fais revenir Capitaine, vous avez reçu 4mg d’Adré et j’ai du vous choquer .. »
« Vous m’avez sorti d’un très beau rêve doc … mais bon, vu votre situation, vous avez besoin de renforts »

Je me lève malgré les contre-indications du médecin.
« Mon fusil ? »
Heartbreaker qui apparemment s’en était sorti vivant aussi me lance mon arme avec un grand sourire, je la rattrape avec un peu de mal, je vérifie mon chargeur, j’enlève la sécurité. :
« Je n’ai pas prévu de mourir aujourd’hui ».


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Elisabeth Carter
Message    Jeu 2 Mai - 23:48





REEBORN
Central Business District - Cristal Tower - 52eme étage
14h23




Elisabeth la voit sortir et en elle se crée un sentiment de relaxation intense. Ainsi elle va bien. Elle a même gagné un collier autour du cou. La jeune femme ne se demande pas pourquoi un tel collier, ni ce qu'ils se sont dit. Elle est rassurée, et elle ne pense plus qu'à quitter cet endroit de folie. Il lui a fallu du temps pour accepter que certaines choses dans ce monde sont mauvaises, d'autres incompréhensibles, et il faut avoir assez de courage pour les affronter. Liz' est comme cela. Forte dans l'adversité, même si elle lutte pour rester de marbre. Elle a un devoir sur elle-même, sur sa famille, sur ses amis. Elle peut faire changer les choses. Elle le croit.
Ils se dirigent vers l’ascenseur, une proposition de prendre un verre, pourquoi pas. Pas le temps. Un tremblement immense. Le temps passe parfois très lentement. Quand elle a entendu les coups de feu tout à l'heure, c'était lent. Mais là, elle n'a pas le temps de penser, de réfléchir. Elle ne se demande pas ce que ça peut-être, elle n'a pas l'occasion d'ouvrir la bouche, pas le temps de crier "COURS" à Kennedy. Elle s'est tournée vers elle aussitôt, dans l'espoir qu'elle lui tienne la main et qu'elles s'envolent toutes les deux, comme à l'ère des super-héros... Le sol s'évanouit sous ses pieds. La porte de l'ascenseur descend en même temps qu'elle, un nuage de poussière intense. Elle ne voit plus ses compagnons. Elle a fermé les yeux. Elle a immensément peur. Des plaques de bétons partent dans tous les sens, une vient frapper fortement le bas du dos d'Elisabeth. Elle crie et sa chute continue. Elle se voit en train de mourir, morte, vivante, survivante, morte. Sa chute ne s'arrête jamais.




L'anneau file entre les bâtiments. A la vitesse de sa propre lumière. Il est porteur de la volonté de 3700 Green Lanterns. Il ne peut pas échouer dans sa mission, il doit rentrer sur OA. Soigné, il choisira un nouvel être du secteur 2814, et il continuera de sauver des vies. Il n'a que cela en "tête", c'est sa vision altérée du monde. Il ne sait pas ce qu'il s'est passé. Mais il l'a sentie ! Une énergie anormale, comme quand il combattait des années auparavant. On ne l'appelle pas, non, c'est autre chose. De multiples énergies qui s'animent. Et au milieu de tout cela, son moyen de s'échapper de sa condition d'anneau. Sans conscience, il souffre néanmoins. Et plus il fonce dans le vent à travers le ciel et plus des débris de la pierre incassable s'effritent. Cinq ans. Il n'a pas notion du temps, mais il sait qu'il a eu le temps de s'imaginer son prochain porteur en long et en large. Cela devra être un homme. Fort, grand, athlétique. Les humains qu'il a connu étaient comme ça. Il devra porter sa volonté bien plus loin que les autres. Etre un porteur de drapeau. L'anneau s'égare souvent, mais il sait ce qu'il veut, ce que tous veulent. OA cherche des gardiens à ses Gardiens.
Sa destination approche ! Il lui faut descendre. La trainée verte amorce la descente et il ne cache même plus sa présence aux humains. Une comète verte traverse le ciel et pénètre l'énorme nuage gris et noir de l'immeuble qui s'effondre. Il passe près de rochers, traverse des parois, il ne contrôle plus sa force, sa pierre se brise un peu plus. A travers un dernier mur et le voila devant l'être qu'il veut. Brun il est musclé et a l'air très volontaire. Son regard aguerri semble chercher quelque chose pendant sa chute. Il est celui que veut l'anneau ! Il fonce vers lui, et est tout d'un coup happé par les ténèbres.




Un rocher m'a expulsé du reste de la chute. C'est ce qui m'a éveillé, du béton dans la gueule. Je crache du sang pendant que je recule en tombant. Tout ricoche autour de moi, le verre m'a évité, il a préféré tombé. Mais la pierre elle, non. Je ne sens plus que de la douleur qui traverse tout mon corps. Je saigne à de multiples endroits, j'ai tellement mal au poignet gauche. J'essaie de m’agripper à tout ce que je peux. Mais pourquoi attraper quelque chose qui tombe avec soi... Ma bêtise n'a aucune limite, et à nouveau tout est lent. Je me vois me diriger lentement vers les barres en permacier qui tenaient les colonnes de béton de la Cristal Tower. Je les vois arriver, mais trop vite. Et trop lentement j'essaie de bouger. Je crie. Ma jambe est transpercée de part en part par deux petites barres d'un demi-mètres. Et moi je me couche en arrière sur le choc, le pilier cassé fait un bon lit pour une morte. Mais je ne suis pas encore morte. Je ne veux pas mourir. Cette apocalypse doit bien se terminer. Dans les cris et les bruits de pierres qui tombent, je m'entends encore respirer, entre deux crachats de sang. J'essaie de retirer les barres de ma jambes, mais pas sans risquer de tomber. Je me tourne pour voir ce qu'il y a en dessous. Je suis à cinq mètres du sol, et je ne suis même pas sur que ce sol tienne si je devais tomber. Non je suis seule sur une colonne de béton, une jambe et un bras inutilisable. Une lumière. Je me retourne et regarde dehors. Dans la fumée, de la lumière verte. La lumière passe à toute vitesse, mais je remercie le ciel d'avoir des réflexes. Je lève ma main handicapée, et la lumière la traverse, me gratifiant d'un cri inoubliable. Je supplie le seigneur de me tuer. Mais la lumière s'est arrêtée. J'attrape la chose dans l'autre et serre fort ! Si je dois mourir, cette relique sera mon dernier cadeau du ciel. Je retombe en arrière, couchée. Je regarde ma main. Un anneau vert, avec un symbole circulaire dessus. Et la lumière continue de briller. Il essaie de sortir de ma main. Je serre plus fort.

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Kelly Rogers
Message    Dim 5 Mai - 18:32



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REEBORN
Central Business District - Ruines de la Cristal Tower
14h45






"Kay'Ra !" Je repose le bloc de béton plus loin et je me précipite vers elle. Son état est critique. Une tige à béton lui transperce le corps, son genou dans une position qui n'a rien de normal, et de multiples contusions un peu partout sur son corps. Je suis sous le choc. Si il y'a bien quelque chose que je ne souhaite à personne, c'est de voir son enfant dans un état pareil. Heureusement que Boone lui a donné le médaillon comme convenu. Sans son pouvoir curatif elle n'aurai jamais pu survivre à une telle chute. J'espère que ce massacre et la mise en danger de ma fille en valait la peine. Sinon ils me le paierons très cher. Il y'a longtemps j'ai déjà perdu un fils, il est hors de question que ça se reproduise. Je lui prend le poignet et aucun pouls ne se manifeste. Je la retire de la tige et tente un massage cardiaque. La peur m'envahis. "Respire... respire...". Par chance son pouls revient, et mon espoir aussi. Ses blessures son mortel et même avec la kryptonite bleu je ne fais que retarder l'inévitable. Mais il y'a un moyen. C'est très risqué, mais c'est sa seule chance. J'enlève son pendentif et le jette un peu plus loin dans les décombres. Elle n'est plus maintenu en vie, mais je retrouve mes pouvoirs. Désormais tout dépendra du temps qu'elle tiendra jusqu'à la source de son rétablissement... et de notre pouvoir. Le soleil jaune. "Tiens bon ma fille."



REEBORN
Journal intime de Kennedy Summers




Cher journal,
L'anniversaire de mes quatorze ans s'est passé sans encombres, mais des choses étranges se produisent. Ou devrai-je dire ne se produisent plus. Comme tu le sais j'arrivais à faire... certaine choses. Enfin je crois. Tout deviens plus flou d'un coups. Mais je crois me rappeler que je cassais beaucoup de chose sans faire exprès, et j'avais pris ça pour de la maladresse. Mais le regard accusateur de maman me dit qu'elle sait quelque chose. Et un jour ou Tommy me harcelait comme à son habitude, je lui est jeté une balle de Baseball. Mais quand mon lancé fut plus rapide que celui d'un joueur professionnel, et que le bras du blondinet s'est brisé dans un bruit atroce, j'ai compris que je n'étais pas normal. Plus tard je crois que j'ai même essayé de soulever des trucs hyper lourd. Mais pourquoi tout ça me parait si loin ? Bref tout ça semble terminé maintenant. J'arrive même plus à ouvrir un maudit pot de confiture. Et ma mère semble soulagé. Je ne sais pas se qu'il s'est passé, mais je suis sûr de me rappeler que j'était très forte. Fait ton boulot journal, et rappel moi que ces moments ont bien existé... que ce n'est pas arrivé que dans ma tête.




REEBORN
Central Business District - Tentes des premiers soins d'urgence - Pied des Ruines de la Cristal Tower
15h20




Tout résonne dans ma tête, comme au centre d'une église où les voix remplacerai l'orgue. J'entend les voix, mais elles sont loin. "J'vous apporte une survivante, je l'est trouvé dans les décombres." Je reconnais cette voix, mais je ne sais plus à qui elle appartient. "Très bien on la prend en charge ! Et vous monsieur, vous êtes blessé ?" "Non non je n'était pas proche de l'explosion. Prenez soin d'elle docteur." Un léger silence se fait. "Ne vous inquiétez pas, elle semble avoir eu de la chance. Peu de blessure et toutes très légères. Elle s'en remettra." "Merci. Et tenez, je crois que c'est son pendentif. Remettez lui à son réveil." Un mouvement de toile et je l'entend s'en allez. Mais j'aimerai lui crier de ne pas partir, je sens qu'il est important pour moi, mais je reste prisonnière dans mon église.



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Marcus Blake
Message    Mar 7 Mai - 21:58





REEBORN
DECOMBRES DE LA CRISTAL TOWER






Je me réveille en sursaut je cherche après mon fusil, confus je ne sais plus où je me trouve, une chose est sure je ne suis pas en Afghanistan, ce n'était qu'un rêve...
La réalité me rattrape. * Cristal Tower, l'explosion ...*, ma tête est lourde comme un lendemain de cuite la tequila frappée et au Rhum. Mes jambes sont douloureuses, les morceaux de verres incrustés dans ma peau me piquent, les coupures provoquées par ces derniers me brûlent. La douleur n’est pas intenses, non juste multiple. Mon épaule est démise, mon crâne saigne, des contusions un peu partout sur mon corps à part le torse protégé en dessous de mes habits par une protection en kevlar. Un morceau de verre de 30 centimètre est planté dedans au niveau du sternum. Sans cette protection je serai mort probablement. J’ai déjà connu ça, j’ai été entrainé pour dompter la douleur sur le champ de bataille. Me relever quoi qu’il arrive tel un Spartiate, oui les marines de la 13ème étaient comme les soldats grecque qu’on a pu voir dans 300*. On nous apprenait à ne jamais se rendre, ne jamais reculer et que mourir sur un champ de bataille au service des USA était la plus grande gloire que l’on puisse atteindre, * AHOU … ou plutôt HOUUAAA !*. Ce cri de guerre me remotive, me redonne du courage, de la rage… Je me promets de retrouver les responsables de tout ceci et surtout de retrouver Boone et là ce ne sera plus « HOOAAA » mais « yippee ki yay du con ! », sur ces derniers mots je replace mon épaule d’un coup sec. Je n’arrive pas à retenir un cri douloureux.

Je me relève avec difficultés en essayant de m'appuyer sur un mur, il se brise sous mon poids et tombe dans un vide béant. . Je me rattrape de justesse à une tige d'acier. * woow*. Je reprends mon souffle, enfin j’essaie car l’air est irrespirable, il n’est que vapeur empoisonnée, la chaleur qui s'en dégage m'étouffe, je n'arrête pas de tousser, j'enlève ma chemise que je déchire et couvre mon visage ave afin de ne pas suffoquer. Des débris de bêtons noircis par le feu constituent le décor de cette scène, des corps inertes, coupés en deux, des membres mutilés et carbonisés jonchent sur le sol fissuré
* Il y'avait plus propre comme tentative d'assassinat Boone, fallait juste me mettre une balle dans la tête et c'était bon ! Tant de dommage collatéraux … Tant de vies gaspillées pour le seul but de me tuer ? Non c’est impossible… c’est un complot, un faux attentant, une couverture … Je te retrouverai Boone, dans cette vie ou dans l’autre, je me vengerai et te ferai payer, tu en as ma promesse *

Pensant être la seule personne en ces lieux je décide de me sortir de cet enfer. Retrouver Elizabeth et Kennedy, surtout Kennedy, elle est impliquée d’une façon ou d’une autre. Je la ferai parler.
Je me dirige vers les escaliers de secours ou du moins ce qu'il en reste. Ces derniers étaient complètement détruits, effondrés sur les étages inférieurs, formant une masse de débris d'où des tiges d'acier sortaient de toutes parts. J’entame ma descente vers les étages inférieurs.

Après environ dix minutes de descente infernale, à me battre avec les restes de la Cristal Tower qui formaient des obstacles plus difficiles à passer les uns que les autres j’arrive enfin à un étage beaucoup moins touché. Je ne saurai dire combien de corps inertes j’ai pu croiser. Des cris de souffrance résonnaient de temps en temps, des survivants qui n’ont pas eu autant de chance que moi, coincés surement dans un état critique. Je ne pouvais les sauver, ce n’était pas comme défendre un frère sur le front, le ramener à couvert en risquant ma vie devant les tirs ennemis. Ou encore défendre un innocent dans les rues de Gotham face à un gangster entrain de le braquer. Non j’étais impuissant et ce sentiment me rendait malade.

Des mouvements sur mon flanc droit me font revenir de mes pensées. Malgré un état de choc que je tente de maitriser au mieux, mes reflexes restent assez vifs et je me met à couvert automatiquement.
*Mais qu’ai-je en tête ce sont surement les secours !*.
Je laisse dépasser ma tête puis commence à me mettre à vue de ce groupe d’hommes mais quelque chose cloche. Ce ne sont ni des pompiers, ni des policier, ni des médecins. Des hommes en tenus d’intervention type SWAT, fusils silencieux à la main, avant même que mon instinct ne me dise de me mettre à couvert, j’exécute le geste automatiquement, comme pour passer les vitesse lorsque je conduis, ma main saisi mon arme restée sur moi durant tout ce temps, je dégaine mais l’un assassins est plus rapide, son fusil est déjà rivé sur moi, la chance veut qu’il ne sache pas viser et des balles, accompagnées de ce fameux bruit à peine perceptible due aux silencieux, viennent siffler près de moi.

*Une guerre a été déclarée, une guerre secrète à laquelle je suis obligé de prendre part. Une guerre qui montre que le mal le plus infâme existe encore en ce monde et que ce dernier a cruellement besoin de héros ou plutôt de super héros. Je m’appelle Marcus Blake, je ne suis pas un super héros ni un héros. Je ne suis qu’un humain qui essaie de rendre ce monde meilleur en attendant « qu’ils » reviennent. Pour le moment je ne suis qu’un justicier, un vengeur hors-la-loi qui veille dans les ombres. Ils m’ont enlevé ma seule raison d’exister, j’ai fais une promesse et je la tiendrai, je combattrai le mal par le mal. *

Sur ces mots, je m’élance peut être vers mon dernier combat.
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Elisabeth Carter
Message    Jeu 9 Mai - 12:54





REEBORN
49ème ÉTAGE DE LA CRISTAL TOWER
15h





Elisabeth reprend ses esprits peu à peu. Elle est désorientée et elle a sérieusement mal. Sa main la fait terriblement souffrir, et elle ne sent déjà presque plus sa jambe.
*Active toi Liz' !*
Elle ouvre les yeux et se souvient. Elle est sur un pilier de perma-béton, à trois mètres du sol qui lui-même ne tient peut-être plus. Elle n'a aucune notion de hauteur, à quel étage est-elle ? Elle n'a pas eu l'impression de tomber de très haut, c'est un bon point. Ou un mauvais. Ca fait plus d'une demi heure que le bâtiment s'écroule, et tout autour d'elle tombe encore. Combien de temps avant que le reste du bâtiment s'effondre, avec elle ?
Sa main chauffe bizarrement. Elle l'ouvre un petit peu. A l'intérieur, un anneau brille d'une lumière verte aveuglante. Elisabeth se souvient, elle l'attrapée au vol. Elle ne sait pas ce que c'est, mais ce n'est surement pas naturel. Sa logique veut qu'elle le mette à son doigt. Mais elle n'a pas le temps de le faire.
Son pilier tremble. Elle essaie de se relever.

*Il faut que je me débarrasse de cette barre aussi...*
Au prix d'un terrible effort, et de grands cris, elle retire sa jambe du piège de métal. Elle a honte de crier ainsi, elle doit se montrer forte.
Le pilier tremble de plus en plus, se fracture, il est temps de sauter. Mais dans son état, on dirait plus "tomber". Elle se laisse glisser au bord du pilier et tombe verticalement d'une traite. Son contact avec le plancher alors qu'elle s'affale ne fait qu'activer ce qui devait arriver. L'étage entier s'effondre. Elle crie mais rien n'y fait, elle chute encore. Cette impression d'apesanteur est étrange, mais les blocs de béton qui la frappent la ramènent à la réalité. Elle reste éveillée comme elle peut, se mordillant la joue et contractant sa main autour de son anneau.
Elle frappe enfin le sol dur. Des rochers tombent tout autour d'elle. La blonde essaie de les éviter, dos au sol, face à la chute de plusieurs étages.

*Tu vas mourir si ça continue... Tires-toi Liz' !*
Un plus gros bloc tombe vers elle. C'est la fin. Elle se rappelle qu'elle doit rentrer voir ses parents ce week-end. Elle devait leur annoncer sa promotion gagnée grâce à son contact. Elle aurait vu son père, il aurait été fier. "Exacta ma fille, tu as bien fait." Il aurait été heureux pour une fois, loin des intrigues. Et sa mère elle, enfin satisfaite d'avoir une famille comblée. Elle n'aura jamais l'occasion d'y aller. Le rocher tombe vers elle comme la fatalité. Avant de mourir, Elisabeth veut enfiler cet anneau qui continue de brûler sa main valide, comme un rappel qu'il brille.
Qu'il brille...
Elisabeth le passe à son majeur, et une lumière verte illumine le lieu.




REEBORN
DÉCOMBRES DE LA CRISTAL TOWER
15h10





Non, ça ne se peut pas ! Un être a pris l'anneau. Il le ressent, ça n'aurait pas du se passer comme cela. Sa cible lui a échappé, et peut-être ne le reverrait-il jamais. Comment allait-il rentrer sur Oa ?! La femelle humaine qui le possède a une grande volonté, mais elle est bien trop fragile des sentiments, le spectre émotionnel ne va faire que tourner autour d'une telle personne. Et si demain elle trahit l'anneau pour la Peur jaune ou la Rage rouge ?! L'anneau ne peut tolérer ça. Mais au moment où il va pour s'échapper, la femme le met à son doigt. Pris de vitesse, il fusionne tant bien que mal avec son maître, et entre dans son esprit.


VOLONTÉ



REEBORN
DÉCOMBRES DE LA CRISTAL TOWER
15h11





Le rocher me tombe dessus et je lève les bras pour me protéger. La lumière verte m'aveugle donc je ne sais pas trop ce que je vise, mais je n'ai aucun espoir d'en réchapper. Un picotement me fait ouvrir les yeux. Mes doigts se recouvrent d'une seconde peau, verte. Ca se propage jusqu'à mon poignet, et ma main retrouve toute sa vigueur. Je tends mes doigts vers le haut, tous alignés, comme une lame que je pousserais vers un ennemi imaginaire. Le bloc de béton frappe ma main à une vitesse ahurissante.
Je crie de douleur, mais le rocher éclate ! Les morceaux s'envolent en dehors du bâtiment. Ma main retombe aussitôt. A ma droite elle gît par terre. Les doigts cassés, la peau verte a disparu, et l'anneau ne brille plus que par intermittence. J'ai survécu, mais pour combien de temps. Et qu'est-ce qu'un anneau de Green Lantern fait à ma main ?!


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Kelly Rogers
Message    Sam 11 Mai - 4:23





REEBORN
Champs de bataille - Décombre de Central Business District
Dans le futur...





La poussière des tours de verre déchues se dépose sur mes bottes dorés. Ma jupe et ma cape noir frissonne sous le joug d'une brise salutaire par cette chaleur. Le soleil couchant se reflète sur mon costume doré, où le blason familiale est exhibé comme le symbole d'une ère nouvelle. Les paupières fermées je regarde le soleil, il me réchauffe le visage, alors que la brise fait passer sur mon épiderme une douce caresse de bien être. J'ouvre les yeux doucement, agréablement éblouis par les rayons transperçant mes cils. Je sais qu'il me regarde. Il le fait toujours. Mais je sais qu'à ce moment précis c'est bien différent des autres fois. Il faut dire qu'il n y'a rien de mieux qu'une guerre pour ramener le sérieux et le doute en nous. Toris, mon amant, n'est pas différent du reste de sa petite armée, si ce n'est le côté mage millénaire et génie du mal. Il me jauge. Après tout je suis son fer de lance, celle qui mènera cette guerre... et qui la gagnera. Il me sourit, en essayant de paraître serein. Je lui sourit en retour. Je vaincrai, puis je... .... je te tuerai. Et je tuerai ensuite tes sbires les plus faibles et soumettrai les plus féroces. Ce monde à besoin d'un guide, je serai leur Déesse ! Ma main se referme sur une pierre, la transformant en poussière... je ferai de même avec cette civilisation si il le faut. Détruire pour mieux rebâtir. Rien ne peux m'arrêter. Je regarde nos ennemis, et je vois des visages familiers. Depuis notre petite union où tout à commencé ils se sont bien développés, mais certain en particulier attirent mon attention. Marcus... Allan... Liz... mes sentiments pour vous... je les briserais, tout comme les liens qui nous ont unis ! Ma main cherche de nouveau une brise, à la recherche d'une fraîche caresse. Puis je l'a fait glisser sur mon blason et se referme sur mon pendentif. Le rubis en son centre brille de mille feu sous les rayons oranger. Je le range précieusement sous mon costume, et je ferme de nouveau les yeux. Mes cheveux bougent légèrement. Une goutte de sueur glisse dans ma nuque. J'humecte mes lèvres. Rouvrant les yeux j'avance le regard déterminé. Il est temps d'en finir... Je transcende ce monde, et ma destiné inéluctable m'attend avec la mort des mes anciens idéaux.


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REEBORN
Central Business District - Tentes des premiers soins d'urgence - Pied des Ruines de la Cristal Tower
15h44





J'ouvre les yeux. Je suis assise sur un lit de fortune sous une tente, où beaucoup de monde gravitent. Médecins, blessés, familles... je regarde mes mains, et y plonge mon visage. Je suis en sueur. Un léger mal de tête viens accompagner de nombreuses courbatures, mais j'ai un souvenir beaucoup plus cru de mon expérience au coeur de l'attentat. J'inspecte mes vêtements, et je ne peux effectivement pas me tromper à ce point. Un petit trou dévoile mon soutient gorge, lieu et place d'une tige métallique il y'a peu. Mais pourquoi n'ai-je aucune trace de tout ça, à part quelques blessures bénignes. Soudain je revois l'instant du choc, et l'onde dévastatrice se propageant. Marcus... Elisabeth... Boone. Peut être que eux aussi ont survécus. Discrètement j'enlève ma perfusion et me glisse rapidement hors de la tente. Je tombe nez à nez avec le building éventré, un densité de poussière hors norme, et des gens en panique qui courent partout. L’apocalypse ! J'avance tout en analysant les dégâts, et je constate que notre niveau à pris le plus de dégâts... l'épicentre. Je remarque aussi de nombreux hélicoptères gravitant autour de la carcasse géante en béton, puis je m'aperçois que ce ne sont pas que des débris qui tombent... OH MON DIEU ! Je me sens tellement impuissante. Ces pauvres gens sans espoir, acculés par les flammes et la fumée, sans autre alternative. Les larmes me viennent mais je résiste. Il faut que je me ressaisisse. Il faut... que j'aille les aider ! D'un pas déterminé j'avance vers l'entrée, mais je suis vite arrêté par un flic, dont la casquette et le foulard devant sa bouche cache le visage. "Désolé Mademoiselle, seul les secours et les autorités sont habilités à rentrer !" Mais c'est sans compter mon habilités aux mensonges et à la tromperie. "Dr Grey, hôpital de Stanfield, les pompiers ont demandé du renfort pour une amputation." Il me relook et évidemment non seulement je n'est aucuns équipements, mais en plus j'ai pas le profil d'un médecin, et je ne parle pas de mon âge... mais bon c'était au feeling. Mais bizarrement... "Très bien Dr Grey, bonne chance." Étonnée je continue mon chemin mais arrivée à sa hauteur il m’arrête de nouveau. "Si tu continu sur cette voie, c'est une vie de sacrifice qui t'attend. Si tu fait demi tour, tu retournera à une vie normal." Je regarde le type, et le prend pour un zinzin puis je continue d'avancer et m'engage dans le hall. Il est évident que je ne ferai pas demi tour, quoi qu'il m'en coûte. Soudain je percute. La voix ! Je me retourne, personne. J'ai... rêvé ? Non. C'était lui. L'homme qui m'a sortis des décombres. Il me proposait désormais un choix, mais il est déjà tout fait. J'arrive Liz !




Dernière édition par Kennedy Summers le Jeu 30 Mai - 23:40, édité 4 fois
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Marcus Blake
Message    Lun 13 Mai - 21:10





REEBORN
RUINES DE LA CRISTAL TOWER





Marcus Blake était caché derrière un mur de béton qui avait tenu le choc malgré l'explosion. Le groupe d'hommes armés avait fait feu sur lui a vu. C'était un groupe de nettoyage, ils n'étaient pas la pour secourir mais pour tuer les survivants.
Marcus avait l'habitude de se faire tirer dessus, ses reflexes d'ex soldat lui avaient sauvé la vie plus d'une fois et cette fois encore. Heureusement, l'explosion n'avait pas fait trop de dommage sur lui, il était encore capable de se battre et de répliquer. Malheureusement, il n'avait pas la totalité de son équipement sur lui, juste un kevlar qui protégeait son torse, un Glock chargé, un seul magazin en guise de munition et un couteau. Un armement plutôt faible comparé à celui des assassins face à lui.

"- Nom de dieu Stevens lui faut pas le tuer qu'est ce qui te prends !?" demanda le chef de l'équipe.
" - Désolé Capitaine, je l'ai pris pour un civile de base " répondit le dénommé Stevens.
" - Putain t'imagine si tu l'avais refroidis ? J'aurai du en répondre devant le boss ! Heureusement que c'est un ex marines bordel ! Et heureusement que tu ne sais pas tirer ! "

Les hommes se déployaient autour de la position de Blake, l'un d'eux continuait à tirer afin de simplifier leur prise de position. Le piège se refermait autour de l’ex-marine. Leur positionnement indiquait à Marcus qu'ils ne voulaient pas le tuer, c'était comme s' ils voulaient l'acculer, l'encercler afin de le capturer.
Le feu cessa, le chargeur du tireur devait être vide, Marcus en profita pour ouvrir le feu à son tour, il se mit en position, à découvert, Glock en place prêt à tuer. Comme au ralentit, ses mécanismes recquis pour tirer s’activèrent, il expira l'air de ses poumons, son positionnement était parfait, le doigt appuya sur la détente avec douceur, la balle partit du canon et vint se loger en pleine tête du tireur. Celui ci n'avait même pas eu le temps de se mettre convenablement à couvert, sa tête dépassait de cinq centimètres, c'était suffisant pour le capitaine Roadblock. Marcus se remit à couvert directement.

" Un homme à terre ! cria l'un des assaillants, je répète, un homme à terre !" cria l'un des assaillants.

Profitant de la panique mise en place par ce seul tir mortel, le marines fit feu de nouveau. Les balles sifflèrent dans l'air touchant au torse l'ennemi qui criait quelques secondes auparavant. Il tomba sous la puissance des balles mais son gilet pare balles lui sauva la vie.

" - Nom de dieu ils nous avaient dit qu'il serait le plus difficile à capturer mais pas à ce point ! J'aurai préféré chopper les autres ! Pas un ex marines et armé en plus ! Fais chier " déclara le capitane du groupe.
" - Qu'est ce qu'on fait capitaine ? " demanda l'un des soldats du groupe
« Il n’a plus beaucoup de munitions, au maximum un ou deux chargeurs, ce qui va le pousser à nous affronter au corps à corps ou à fui…
Le capitaine fut d’un seul coup interrompu, sortit de nulle part, l’ex marines s’abattit sur le responsable de l’équipe, tel un prédateur s’abattant sur sa proie, le corps du soldat croula sous le poids de l’autre soldat. Une fois au sol les mains de l’ex capitaine de la 13ème d’infanterie vinrent finir le travail en tordant le cou de sa victime. Stevens qui faisait face à la scène impuissant tenta de mettre en joue son assaillant, d’un coup de pied extérieur Blake le désarma, sa jambe à peine retombée prit appui sur le sol et un autre coup de pied, tel que celui du Roi Leonidas dans 300, vint se loger en plein torse de ce dernier. Stevens s’effondra 2 mètres plus loin. Il tenta de se relever mais Marcus, sans pitié lui décocha une droite puissante qui brisa sa mâchoire.
L’ex Capitaine s’empara du fusil d’assaut de sa victime, visant la tête, il appuya sur la détente, le bruit à peine perceptible des balles sous silencieux mirent fin à la vie de Stevens. Les deux soldats restants qui étaient à portée de l’ancienne planque de Marcus se rendirent compte bien trop tard que leur cible les chassait à présent, une rafale vint mettre fin à leur vie.

Marcus contempla la scène d’un regard froid, glacial même. Il était impassible, ni colère, ni rage, ni tristesse, aucune émotion n’était visible sur son visage. Il restait la, regardant tour à tour chaque corps sans vie. Cette scène lui rappelait les batailles auxquelles il avait participé, les vies qu’il avait prises, les vies qu’il avait brisé. Il était devenu une arme, le fer de lance d’une nation ou du moins c’est ce qu’il était. Aujourd’hui il avait tué pour se défendre, c’était de la survie, un pur instinct qui le poussait à se sauver et à faire ce qui était nécessaire de faire. L’ex marine n’avait aucun remord.

Blake vérifia le chargeur du fusil qu’il venait de se procurer, un p-90, fouilla les corps de ses ennemis à la recherche de munition et d’informations. Ils n’avaient ni plaque d’identification ni papiers. Juste de l’équipement de combat. Il retourna le corps du capitaine pour prendre d’autres munitions et c’est là qu’un tatouage sur la nuque de celui-ci l’interpella, c’était une forme qu’il avait déjà vu auparavant mais le marine n’arrivait pas à se souvenir où est-ce qu’il l’avait vu.
Une voix le sortit de ses pensées. Une voix téléphonique :
« - Squadron 2 vous me recevez ? Quelle est votre situation ? A vous ! » dit une voix dans la radio du capitaine de l’escouade.
Marcus prit la radio et se fit passer pour le capitaine.
« Ici Squadron 2. La cible a été neutralisée. A vous ! » répondit Marcus avec assurance.
Un silence lourd et pesant plana dans l’atmosphère pendant quelques secondes puis la voix reprit :
« Rejoignez Squadron 3. Neutralisez la cible puis rentrez. ».
« Où est Squadron 3 ? »
« Leur cible se déplace aux alentours des 90ème étages. Coupez-lui le chemin par le sud. Terminé. »
« Bien reçu. Terminé. »

* Ainsi je ne suis pas la seule cible. Qui que ce soit cette personne doit être importante pour eux. Mais c’est avant tout un innocent. Qui que tu sois je vais venir te sortir de là.*

Sur ces pensées, Marcus accrocha le fusil trouvé à son épaule, mit la radio autour de son cou et se dirigea vers les étages supérieurs. Vers l’enfer, vers les ténèbres mais surtout vers un inconnu qui avait besoin d’être sauvé. Blake allait le sauver, c’était son devoir, c’était son rôle, c’était son but. Malgré son état, ses blessures, sa fatigue, il ne reculerait pas, il n’abandonnerai pas.






HRP



Le périple de Marcus Blake se poursuit ici http://avengers.probb.fr/t14-origins-allan-spark-rp-prive-me-mp

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Léo Ornwell
Message    Mar 14 Mai - 13:51

REEBORN Central Business District - Cristal Tower - 52 eme étage 14h10


Léo grimpa quatre à quatre les escaliers de ce prestigieux immeuble de Reeborn, le paquet en carton calé sous son bras. Le souffle court, il enjambait souplement les marches les unes après les autres, conscient du léger tiraillement qui commençait à naitre dans ses mollets. Quand il arriva sur le palier, il jeta un regard sur le mur. Un chiffre stylisé en plaqué or lui indiqua qu’il venait de franchir le trente-cinquième étage de la tour. Il soupira mentalement en réalisant que le lieu de son rendez-vous se situer au 52 éme étage !
Il évita de justesse un homme bedonnant en balançant tout son poids sur sa jambe droite, pour ensuite se propulser sur sa gauche et continuer sa course de plus belle. Il n’entendit qu’à peine la voix rauque qui lui cria « Les ascenseurs, ça n’est pas pour les chiens connard ! ».Léo aurait aimé lui répondre que ce gros porc pouvait aller se faire foutre , mais sa lui aurait fait perdre son souffle. Encore un étage
Tout en épongeant la sueur sur son front, il songea que la mort de Penny l’avait réellement changé. Lui, l’ancien mafioso qui c’était racheté une conduite, se retrouvait à faire le livreur pour le compte d’une famille rivale. Et tout cela dans l’espoir incertain d’avoir des informations sur le type qui avait tué sa femme, qui se révéler n’être autre que son propre frère… La vie était décidément très ingrate.

Après plus plusieurs minutes de courses, Léo consulta sa montre .Cette petite course lui avait permit de combler son retard. Il se trouvait désormais à deux étages du bureau de Maitre Boone, et le jeune homme s’autorisa de marquer une pause.
Etant seul dans la cage d’escalier, il s’assit sur une marche et respira longuement.
Il courait ainsi depuis le trentième étage, la ou l’ascenseur était brusquement tombé en panne, sans aucune raison apparente. Devant son retard évident, Léo avait dut se résigner à prendre les escaliers. Heureusement pour lui, les heures passées à s’entrainer dans différentes salles de sport (qui n’avaient de commun que la mauvaise odeur de sueur) lui avait permit de tenir de le coup. Ça lui fera un entrainement supplémentaire cette semaine.
Son regard tomba alors sur le carton qu’il avait trimballé dans la moitié de la ville. D’un poids et d’une taille sensible à celle d’une boite à chaussure, il paraissait tout à fait banal. Léo se demanda alors ce qui pouvait donc avoir assez de valeur pour que Mr.Boone prenne la peine d’envoyer un tiers le chercher pour le lui ramener. Il prit alors le carton, et le secoua quelques instants dans l’espoir de connaitre ce qu’il pouvait bien contenir.
Comme en réponse à son mauvais traitement, l’objet émit un léger bip. L’expérience qu’avait acquis Léo ne tarda pas à être formel : quand un objet emballé commence à faire bip, c’est que ce n’est vraiment pas bon pour vous. Il fallait faire vite maintenant. Au mépris de toute prudence, le jeune homme sortit l’un des couteaux qu’il dissimulait dans les replis de sa manche pour ouvrir le paquet et glissa sa main pour se saisir de la bo…

Mais il ne tira de la boite qu’une petite sphère de métal qui pulsait entre ses doigts. De la taille d’une balle de baseball, celle-ci ne présentait aucune ouverture, ni aucune faille. Elle semblait être conçu en deux parties, qui pouvaient être rapproché quand on appuyait simultanément dessus. Seul les fourmillements qu’elle produisait dans les doigts de Léo lui laissa comprendre que cet objet était bien plus qu’il n’y paraissait.

- -Voyez vous cela … Qu’est ce que tu peux bien être ma jolie pour susciter autant d’attention ?
Avisant que désormais le carton ne serait plus d’aucune utilité, Léo fourra sa nouvelle trouvaille dans sa poche. Il venait de trouver grâce à cette petite sphère une porte de sortie au cas où toute cette histoire se terminerait mal. Se remettant sur ses pieds, il reprit son ascension.

Il ne gravit pas trois marches quand l’inexplicable se produisit. Cela commença par une sensation étrange, comme si le corps du jeune homme pesait soudain une tonne. Il eut ensuite l’impression d’être percuter par un camion de 15 tonnes lancé à toute allure, qui l’envoya s’encastrer dans le mur. Il retomba mollement au sol, le souffle coupé , complètement sonné.
Il put tout de même apercevoir à travers la brume de ses esprits les lézardes qui se propageaient sur le plafond et les murs, tels qu’on aurait dit que la foudre elle-même se propageait dans le béton. Ce fut alors que les escaliers cédèrent dans un craquement sourd : des tonnes de bétons s’écroulant les uns sur les autres dans une chute de domino infernale.
Un pan entier vint s’écraser à quelques centimètres de Léo, laissant un vide béant la ou une seconde auparavant se trouver encore un morceau de ce qui était le palier du 35 éme niveau. Fragilisé par l’impact, l’autre morceau du palier ne tarda pas également à céder.
Léo, encore sonné, bascula dans le vide. Il chuta quelques instants, avant de percuter un morceau d’un palier inférieur, pour finalement rebondir et continuer sa chute dans le vide. Il s’écrasa sur un morceau d’escalier encore intact quelques mètres plus bas dans un craquement sinistre.
Il aurait bien hurlé, si il avait encore eut de l’air dans les poumons. Le jeune homme n’eut pourtant pas le temps de s’appesantir sur sa douleur, n’aillant que le temps de rouler sur le côté pour éviter d’être écraser par une pluie de débris.
* Bouge ! Bouge ! Bouge ! * s’ordonna t-il mentalement. Ignorant la douleur qui lui tiraillait les côtes à chaque mouvement, ce dernier réussi à se remettre sur ces jambes. Un grondement semblable au tonnerre retentit soudain au dessus de sa tête . Sans chercher à savoir d’où venait ce nouveau bruit funeste, il avança en trottinant du mieux qu’il put vers les portes qui permettait d’accéder vers l’étage. Les débris, de plus en plus nombreux, menaçaient à chaque instant de faire céder une nouvelle fois sa plateforme de fortune.
Un bruit de choc, une vibration sous ses pieds. Utilisant l’énergie du désespoir au plus profond de lui-même, Léo se lança d’un bond contre les portes quand le sol se déroba sous ses pieds.
Les portes volèrent en éclat sous la force l’impact, et le jeune mafioso roula au sol sur plusieurs mètres. Il était moins une, car il sentit la vibration qui secoua l’étage quand la cage d’escalier s’écroula sur elle-même dans une gerbe de poussière. Ce fut sur cette vision apocalyptique que Léo s’évanouit.



Dernière édition par Léo Ornwell le Mar 14 Mai - 13:57, édité 2 fois
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Kelly Rogers
Message    Mer 15 Mai - 1:36





REEBORN
Central Business District - Cristal Tower - 35eme étage
15h55







Malgré l'intense fatigue qui parcours mon corps, les jambes lourdes comme du plomb, les épaules qui me tiraillent, et les crampes qui parcours mes muscles et les menace de se contracter à jamais... je continu mon ascension. Les vingts premiers étages sont quasiment intacts et désert, mais plus on monte et plus on ressens les stigmates de l'explosion. Les fissures, le désordre, la peur. Plus j'avance et plus la circulation est difficile. Les escaliers deviennent dangereux, les cloisons éclatées rendent l'orientation difficile, sans parler des éclats de verre, d'acier et de béton. Je croise quelques personnes blessés et traumatisés descendant bras dessus bras dessous. Les drames ont cette force d'unir les gens... Liz.

J'arrive au quarante et unième étage dédié une galerie marchande, ou plusieurs magasins en piteux état semble servir d'abris rassurant pour une classe de gosses. Je m'avance vers ce qui reste d'un City Sport, où une quinzaine d'enfants de douze ans sont recroquevillés en troupeau, complètement choqués. Ils me regardent comme si le diable les avaient découvert. Je lève les mains pour calmer leur anxiété. "Hey... tout va bien. Vous êtes sein et sauf." On peut pas dire que j'ai un don avec les mômes, ma tentative d'apaisement n'a eu aucun effet. Seule une jeune fille se lève et viens me faire face, mais le regard méfiant scrutant l’extérieur du magasin. Elle me regarde l'air grave, puis ose enfin me parler. "Tu n'es pas l'un deux n'est-ce pas ? Alors comment à tu fait pour rester en vie ?" Je ne comprend rien à ce qu'elle raconte, mais je vois que ses copains attendent également ma réponse. "Je ne vois pas de quoi tu parle. J'ai été sortie des décombres et je remonte chercher une amie au 52... ou plus bas. Bref je n'est croisé que quelques survivants blessés, personne d'autre. De qui parles tu ?" La petite à l'air déroutée, elle me fixe avec ses grands yeux chocolat et tente de déceler un quelconque mensonge, puis reprend la parole. "Des gars équipés comme des policiers traquent et tues les survivants." Alors que je la regarde avec un étonnement non dissimulé, d'un geste du menton elle dit de regarder par la vitrine qui donne sur la façade nord. La vision me donne la chair de poule. Une dizaine de cadavres criblés de balles jonchent le sol. Mon regard reviens vers les enfants, et je comprend leurs état de choc. En plus de vivre la pire des catastrophe, ils doivent également assister à un génocide en direct. Je suppose que leurs accompagnateurs se trouvent parmis les corps entassés... alors il faut que je les prennent avec moi, et que je redescende avec eux.

Je me dirige vers la sortie du magasin, soudain du mouvements se fait entendre. Je reste au aguets mais complètement à découvert. Alors dans un mouvement rapide, La jeune fille me plaque au sol au moment où des troupes d'assaut entre dans l'étage. Le magasin dont la porte est défoncée, et les vitrines brisés, n'offre pas la meilleur des protections ni la meilleur des cachettes... pourtant personne ne semble vouloir le vérifié. Pour eux l'étage est "clean", une chance pour nous. Mais quelques chose me fait tilter. A l'oreille je me rend compte que ce groupe viens de l'étage supérieur, qu'il check rapidement les étages, et qu'ils repartent vers les étages inférieurs. Ce qui nous pose réellement problème pour rejoindre la sortie. Seul leur leader parle, et je ne réussi qu'à capter quelques mots. "treize Cibles capturés" "Du grabuges dans les niveaux cinquante" "Une cible rebelle" "Un monstre incontrôlable". Mais c'est quoi ce merdier ?! J'ai l'impression d’atterrir dans un film d'action avec en vedette The Rock. Plus de pas, plus de voix. Ils sont partis.


Je me lève et aide la petite à en faire autant. Je la regarde et je ne lis pas de peur dans ses yeux, contrairement à ses camarades toujours léthargiques, elle est calme et semble comprendre toute la mesure des choses. Je lui sourit. Elle me rappel moi, gamine. Je regarde le magasin et tout ses articles à moitiés par terre, je baisse les yeux sur mon top poussiéreux et troué. "Il faut que je m'équipe. Désolé les enfants mais hors de question que vous descendiez pour l'instant, c'est trop dangereux. Suivez moi." J’emmène la petite troupe à l'arrière du magasin, et les installent dans la réserve. "Vous serez en sécurité ici. Si vous avez faim ou soif, envoyez un camarade discret au mcdo d'en face. Vous êtes en état de choc, donc hydratez-vous et mangez." Un jeune garçon me regarde les larmes aux yeux. "Vous nous laissez ici madame ? Vous nous abandonnés ?" Je met un genou à terre et lui pose une main sur l'épaule qui se veut rassurante. "Pas longtemps petit. J'ai une amie qui se trouve quelques étages plus haut et qui est peut être encore en vie. Je vais la chercher et je reviens vous récupérer. J'vous le promet !" N'ayant guère le choix mais étant un peu rassurés ils hochèrent la tête gravement. Je me lève, je sors de la réserve, et je ferme la porte derrière moi. Me baladant dans les rayonnage je choisit un nouveau t-shirt, un sweat et une casquette. Je prend un sac à dos où je met un sweat pour Liz, des barres et boissons énergétique. Je me dirige vers un rayon qui me rappelle des souvenirs d'enfance, le rayon tir à l'arc. Mais si cette folie est bien réelle, alors je dois m'équiper pour me protéger... et pour protéger ceux à qui je tiens. Arc long en composite, un carquois de trente flèches en carbone... me voilà prête à me défendre si il le faut. Un mouvement. Flèche encochée et rotation de la hanche, en deux seconde la cible est en mire, mais je baisse rapidement l'arme quand je m'aperçois que c'est "mini moi" qui m'a suivis. "Que fait tu là ?" Je m'aperçois aussi qu'elle a enfilée un sweat de couleur comme le mien, mais un rouge. Elle... m'imite ? "Je viens avec toi !" J'allais rétorquer, mais elle est du genre têtu. Je souris. "C'est la dixième fois que je viens ici, je connais les lieux parfaitement. Et puis t'as besoin d'une acolyte pour surveiller tes arrières." "Ce n'est pas un jeu gamine." "Mon nom est Cassy. Et c'est non négociable." Je m'approche d'elle et la jauge une minute, puis souris. "Moi c'est Kennedy. J'te préviens tu ne traîne pas et tu te fait discrète, ok ?!" Un hochement de tête, un sourire, et l'accord est signé. Nous irons donc chercher Liz ensemble.




En tête et Cassy sur mes talons, nous avançons à pas furtif le plus à couvert possible. Les escaliers devenant inexistant nous escaladons les gravats pour passer d'étages en étages. Le petite suit sans rechigner et très concentré sur son environnement. Je n'aurai pas du céder à son caprice et l'amener avec moi, car plus on monte plus les cadavres sont nombreux. L'air en devient presque irrespirable. Des cris de douleurs viennent d'un peu partout au loin, et des corps continuent de tomber dans le vide. L'horreur à son paroxysme. Je m'arrête et jette un œil sur ma petite protégée, mais elle semble tenir le coups. Je lui passe la main dans les cheveux et fait un signe de la tête pour lui dire que je suis fière d'elle. Un coup de feu nous fait sursauter. Un homme court à trente mètres de nous, poursuivis par deux S.W.A.T. Il faut agir. "Cassy file aussi vite que tu peux vers la cage d'escalier, et garde nous la porte ouverte prête nous faire entrée ! J'vais tenter de les ralentir." A peine ma phrase terminer et ma flèche tout juste encocher, elle a déjà disparut. Une rapide ! Des coups de feu me remette en alerte. Le pauvre cours aussi vite qu'il le peut, mais les semi automatique silencieux commence leur récitals. Je tend. Je souffle. Je ne retiens pas. Je laisse mes sens viser rapidement. Je lâche.
Citation :
Premier lancé de dé : 2
Mon tir est loin de faire mouche. Plus de sept ans sans pratique ça se ressent. Mais il a eu l'avantage d'arrêter leur course et de semer le doute. Je me remet à couvert derrière mon pilier, et jette un coup d'oeil. Le mec à compris que quelqu'un l'a couvert, et se dirige dans ma direction. "Par ici ! Gouilles !! Par l'escalier !" Mais le faux flic que j'ai loupé avec ma flèche se redresse et envoie une salve qui fait mouche. L'homme tombe à terre a peine à cinq mètres de moi. Il était pourtant si proche. Folle de rage j'encoche et d'un rapide pas latéral je tir sur l'assassin.
Citation :
Deuxième lancé de dé : 4
Le tir est bon, et la flèche vint se ficher dans son aisselle, le condamnant à une mort certaine.Le taux élevé d’adrénaline ne laisse pas de place pour les émotions, et pourtant, le voir chuter inerte me glaça le sang. J'ai tué un homme. les sifflement de balles passant extrêmement près me ramène à la dure réalité... je lutte pour ma survie. Je me remet à couvert, encoche, et attend de l'entendre recharger. Je respire un grand coup pour tout évacuer, puis pas latéral de nouveau, et tir.
Citation :
Troisième lancé de dé : 3
Le flèche touche au but, mais dans l'épaule. Il pose un genou à terre et cri de colère soudainement stoppé par un bruit sourd. Je tente un coup d’œil rapide et je vois Cassy, une barre de fer à la main, et le corps inconscient à ses pieds. "Bien joué Cassy !" Lâchant son arme de fortune elle court me rejoindre, tout sourire, fière de son exploit. Et sans est un. Mais d'un coup mon coeur s'arrête. Cassy est a mis chemin de moi quand je vois avec horreur que le sale type se relève, l'arme pointé vers la gamine.
Citation :
Quatrième lancé de dé : 5 COUP CRITIQUE !!
Dans un ralentit du temps parfait, tous mes sens entre en action. Je sors une flèche, et déchire une des quatre plumes avec ma bouche. J'encoche. Je ferme les yeux et tend. Je sens la corde grincer et me donner le signal. J'ouvre mon oeil droit dont l'iris adaptative se régule en fonction de la lumière. Et dans un légère mouvement de mon bras porteur je tire. La flèche prend une courbe parfaite qui esquive Cassy et se dirige inexorablement dans le torse de ma cible. La puissance du tir fit passer de part en part l'équipement du S.W.A.T. et clou le pauvre homme au pilier derrière lui. Sa tête tombe lentement en avant, jusqu'à complètement se relâcher. Encore un mort. Cassy qui s'est arrêtée de courir au passage de la flèche, me regarde avec un mélange d’étonnement, de peur et d'admiration. Elle viens finir sa course dans une étreinte, et je la serre fort. J'ai faillit la perdre, mais nous sommes en vie. Après un instant nous reprenons notre route.

Plus de quinze minutes et nos fouille ne donne rien. L'état des étage ou l'explosion à eu lieu ne facilite pas les choses, on a même plus l'impressions d'étage au sens propre. Comment cette carcasse de béton peut elle encore tenir debout ? La fumée est de plus en plus épaisse, ce qui signifie que les flammes ne sont plus très loin. Discrètement Cassy m’appelle. "Kennedy ! Viens voir !" J'accourt vers elle en esquivant les cadavres et les débris qui jonchent le passage, et sans mon coeur s’emballer. "LIZ !!" A deux on arrive rapidement à déblayer les alentours. Cassy en charge du sac à dos sort une boisson énergétique et me la tend. Je relève la tête d'Elisabeth et tente de lui faire avalé un peu du liquide vert au allure chimique. Elle est en total déshydratation. Elle arrive à avalé quelques gorgées, et toussote par intermitanses. Mais elle est en vie ! Ma coéquipière entreprend de bander sa main blessée, tendis que je lui dégage son visage plein de poussière. "Allez Liz reviens à nous. Je suis là. Je suis venu te chercher." Et son visage au creux de mes mains j'attend impatiemment que ses paupières s'ouvre enfin.







HRP



A prendre en compte Flo, le pouvoir curatif constant de la krypto bleue.
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Léo Ornwell
Message    Ven 17 Mai - 18:20


Reeborn
Ruines de la Crystal Tower
15H20




A travers le brouillard de démence que la douleur faisait naitre, Léo vu un visage féminin se pencher sur lui. Cette créature aux longs cheveux dorés et aux yeux bleus azurés le regardait avec une infinie tendresse.
- Penny … C’est bon de te voir … murmura le jeune homme, ses pensée s’entrechoquant en novas douloureuses. Alors comme sa je suis mort … ce n’est pas si terrible finalement…
Se retournant pour mieux revoir celle qu’il avait chérie plus que tout, il remarqua qu’elle lui souriait.
- Tu ne m’en veux pas trop ? Je n’ai pas eut le temps de te venger. J’ai pourtant fait de mon mieux… Mais je n’ai pas été à la hauteur…
Le sourire de la jeune fille disparut aussi vite qu’il était apparu, remplacé par une grimace d’effrois.
- Bébé , non ! Ne cherche pas me venger ! Si tu persistes, tu trouveras le sang. Et avec lui tu auras les réponses que tu cherches… Ne les cherche pas par pitié … Tu n’aimera pas ce que tu y trouveras…
Elle se retourna soudain, l’air soudain inquiète, fixant dans l’obscurité quelque chose que Léo ne put discerner.
- Mais de quoi tu parles bébé ? demanda le jeune homme qui avait de plus en plus de mal à se concentrer.
- Léo , écoute moi , il me reste peu de temps avant qu’ils ne viennent me chercher ! Sache que quoi qu’il te dise, c’est faux ! Ne les croies pas ! Je t’aimes plus que tout , et c’est cette seule vérité que tu dois retenir ! Vis mon amour ! VIS !

Le jeune homme se réveilla en hurlant, le souffle court. Regardant autours de lui, il était toujours dans l’immeuble dévasté. Il se souvint de la chute, et de sa survie miraculeuse en se lançant dans les portes de cet étage. Il se souvint également de c’être évanouis et d’avoir rêvé de Penny. Il était donc bien en vie, car les morts ne rêvent plus.
Une vague de tristesse le submergea. Le jeune homme rêvait toutes les nuits de sa défunte amante, mais elle était toujours évanescente, comme un fantôme venu d’un autre temps. Les traits de son visage se brouillaient irrémédiablement, et malgré tout ses efforts, Léo oubliait peu à peu à quoi pouvait ressembler la chaleur de son corps. Hors ce qu’il avait vécu aujourd’hui était vraiment différent : son visage était plus réel que jamais, et Léo aurait juré sentir la chaleur de son amante.
Mais il ne comprenait pas le sens de ses dernières paroles. Ne pas croire qui ? Chercher des réponses pour quoi ?

Léo se redressa, et la douleur aiguë qui monta de ses côtes coupa net toutes ses pensées. Après une rapide inspection, il dut se rendre à l’évidence : il avait trois côtes cassés, une commotion cérébrale et de multiples ecchymoses et coupures sur tout le corps. Mais ce qui le préoccupait le plus, c’est que la lame qui était fichu en travers de sa cuisse. Il devait être tombé dessus lors de sa chute, ce qui était une conséquence logique quand on se balade avec des lames partout sur soi et qu’on tombe de 10 étages. Mais la plaie n’était pas sérieuse, n’aillant touché aucune artère ni os. Finalement, il ne s’en sortait pas si mal.

Léo sortit une cigarette du paquet qu’il gardait dans sa veste et l’alluma d’un geste expert de son zippo. Il se défit ainsi de sa ceinture, et se confectionna un garrot de fortune autours de sa jambe meurtri. Puis attrapant la hanse de l’arme et il expira longuement, avant d’extirper la lame d’un coup sec. Il eut tout le mal du monde de se retenir de crier, et prit une longue bouffé de la fumée bleuté afin de calmer ses nerfs à fleurs de peau. Puis il fit chauffer la lame à l’aide de son briquet, et quand il fut certain de la température, l’appliqua sur sa chair mutilée. Il trouva en y repensant plus tard que cette douleur n’était finalement pas grand-chose vis-à-vis de ce qui allait suivre. Puis il entoura le tout d’un bandage de fortune fait d’un morceau de sa veste déchiré.
Lessivé, le jeune homme resta la un long moment, le regarde vide, tirant de temps à autres des veloutes bleutés de sa cigarette. Mais une pulsation dans sa poche le fit revenir à la réalité. Glissant une main dans sa poche, Léo se souvint qu’il y avait fourré la sphère avant l’accident. Il fut surpris de voir que malgré tous les chocs qu’elle avait endurés, cette dernière n’avait pas une égratignure. Elle pulsait toujours à l’intérieur de sa main, tel un cœur miniature.
- Il faut croire que tu es plus résistante que moi ma vielle lacha t-il en l’examinant sous toutes les coutures.

Puis vint la curiosité. Que pouvait bien faire un appareil de ce genre ? Si on avait pris tant de soi à la transporter, c’est qu’elle se devait forcément être utile. Un genre de nouvelle technologie utilisé par l’armée peut être ? A cette idée, le regard de Léo se fut plus acéré. Si c’était une arme, elle lui donnerait l’avantage dont il avait cruellement besoin depuis plusieurs mois. Et ce fut sans plus de réflexion que Léo pressa les doigts sur le mécanisme de la sphère et scella son destin.

La pulsation disparu petit à petit entre les doigts du jeune homme, qui se dit que finalement elle avait été plus endommagé qu’il ne l’avait initialement cru. Mais la pulsation revint alors qu’il s’apprêtait à la jeter dans les gravats. La sphère se mit alors à vibrer de plus en plus fort , si bien que léo ne put bientôt plus la tenir. Il la lâcha, et elle roula sur le sol devant lui, chaque vibration soulevant une petite veloute de poussière.
Le jeune homme se dit que son erreur de jugement serait sa dernière. Ce qu’il avait prit initialement pour une bombe en était bien une. Peut être était ce même modèle qui avait explosé dans les étages supérieurs. Il eut au moins la consolation de se dire que vu la détonation, il serait mort avant même d’en avoir conscience. Au final, il se sentait plutôt heureux : il allait enfin pouvoir rejoindre Penny dans l’au-delà.
Mais la sphère ne roula pas sur un mètre quand la surface lisse du métal se désagrégea, laissant place à une boule d’énergie pure aux reflets irisés. L’énergie était tellement concentrée que le béton sur lequel elle reposait fondit comme neige au soleil.
Puis d’un mouvement gracieux, elle s’éleva dans les airs, illuminant la pièce mieux que ne l’ait fait n’importe quel projecteur. Léo eut soudain un doute quand à sa mort rapide. Mais il ne put avoir le loisir d’y songer davantage.
La sphère, sans prévenir, traversa l’espace qui la séparait de Léo en un clin d’œil. Elle s’enfonça alors dans sa poitrine, droit dans son cœur. Malgré la vitesse des événements, le jeune homme réussit cependant à sentir son cœur bruler sous la décharge énergétique. Puis ce fut soudain le vide, comme si plus rien n’exister hormis la douleur et les vibrations qui déchirait sa poitrine. Le temps lui-même sembla se suspendre, et son corps s’affaissa sur lui-même.

Mais il ne mourut pas dans ce chaos de béton et de chair brûlé. Des picotements timides, puis de plus en plus appuyé, comme venaient titiller sa poitrine. Puis ce fut comme si son cœur était reparti, son grondement sourd résonnant dans la poitrine du jeune homme.
-[b] C’est … imp…ossible , réussit-il a articuler alors qu’il arrivait de nouveau à respirer.
Une douce chaleur coula alors en lui, revigorant ses muscles endoloris et chassant la fatigue. Ne pouvant en croire ce que lui indiquaient ses sens, il porta sa main à la hauteur de son regard et constata avec horreur que les veines sous sa peau brillaient d’une lueur bleuté.
Ce fut plus qu’il ne put en supporter, et Léo s’évanouit pour la deuxième fois de la journée.
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Celui Qui Sait Tout
Message    Dim 19 Mai - 1:57





Reeborn
CNN - Flash News
16h01



De retour sur le drame qui frappe une nouvelle fois notre pays dans la torpeur. Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, une véritable tragédie s'est abattu sur le ville de Reeborn. Aux environs de 14h20 une bombe à explosée à mi hauteur de l'impressionnante Cristal Tower, dont toute la partie nord est désormais éventrée. Aucune organisation à l'heure actuelle n'a encore revendiqué l'attentat, mais les yeux restent braqué sur l'Ofmadjistan, dont les attaques font chaque années bon nombres de victimes. Sans plus tarder allons prendre des nouvelles fraîches auprès de Sandy qui est toujours sur place, a vous l'antenne !


Merci Carol. Et bien ici les choses sont prisent en main par la police de Reeborn qui à littéralement bloqué tous accès à la tour. Plus de 20 groupes d'intervention sont déployés à la recherche de survivants. Pour le moment, sur les trois mille personnes estimés, seulement 664 ont été sortis des décombres, dont ont recensent 224 morts et 61 blessés graves. Le reste étant considérés comme "disparut". Le quartier est entrain d'être évacué dans le cas où la tour s'écroulerai. Je peux vous dire que c'est dans ce genre de situation que nous regrettons amèrement la disparition des super héros. La bonne nouvelle c'est l'arrestation de treize personne suspectés d'être les terroristes, et sortis sans ménagement par les force spéciales. Mr Colton, le maire de Reeborn, adresse son soutien au famille des victimes, et dit qu'il mettra tout ce qui est en son pouvoir pour sortir un maximum de survivants de cet enfer.
C'était Sandy Losson en direct du Central Business Disctict, à vous les studios !
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Solo
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Elisabeth Carter
Message    Lun 20 Mai - 4:25




Texas
Road 66 - Pick-up Carter
17h






Elisabeth était assise à l'arrière d'un pick-up, en plein milieu de l'ouest indien. Sa sœur Barbara venait d'avoir vingt ans. Elle lui tendit une bière. Son splendide sourire poussa sa moitié à faire de même. Qu'elles étaient belles ces années sous le soleil brûlant. Un coucher de soleil à tuer toutes ténèbres. Et il n'y en avait pas à cette époque.
Le père des filles faisait souvent des allers-retours entre le Kansas et l'Utah pour son métier. Il n'était que maire dans une petite ville à l'époque, bien loin des préoccupations de sénateur. Quelle personne simple c'était ! Il s'acharnait à apprendre à ses filles le dur labeur, le travail bien fait, les responsabilités. L'une était trop jeune pour penser à autre chose que son devoir de bio à rendre la semaine prochaine, l'autre trop occupée à chasser son mec de chez elle et à parfaire sa garde robe. Elles étaient simples aussi. Tout tournait autour de la mère des filles, qui se chargeait de rappeler à tous que la vie n'était pas une compétition mais un plaisir et un jeu à jouer chaque jour. Mary était pourtant de bonne famille, mais elle s'était très vite détournée de ce chemin pour épouser un homme de petite famille dans une ville reculée du désert kansan. Lui, c'était un homme courageux, qui avait dépassé sa stature sociale pour prétendre à mieux, pour lui, pour sa famille, pour les gens de sa classe. Il s'était fait un nom, avait protesté, puis finalement, administré. Il ne visait pas forcément plus haut, se contentait de résoudre les dilemmes de sa petite ville sans ambitions. Un vol, il le réglait. Un meurtre, ça n'arrivait jamais. Sa grande fille voulait l'aider, elle l'aimait plus que tout. Elle comptait rentrer dans la Police dès que possible. Mais à part un shérif et un adjoint, il n'y avait pas de police à Placid Lake. Elle décidait donc à ses dix-huit ans de quitter la ville et de rejoindre celle qui les avait vu naître, Reeborn. Elle s'était en route accoquiné d'un garçon sans motivation qui squattait à moitié son appartement. Plus pour longtemps. Sa mère et son père ne lui disait rien. Chacun devait vivre sa vie et apprendre de ses erreurs. Et puis ils étaient fiers qu'elle sache ce qu'elle voulait faire, et qu'elle y mette les moyens. C'était une jeune femme pleine d'autorité, qui avait même renié les cheveux blonds de la famille pour une couleur plus sombre. Elisabeth l'admirait.
Or elles étaient toutes les deux à l'arrière de ce pick-up, adossées à regarder le paysage magnifique, une bière à la main. Leur père chantonnait une vieille musique des Magnetic Zeros et leur mère faisait un mot croisé. Barbara éclata de rire à propos d'une blague d'Elisabeth sur l'ex de la brune qui ne cessait à l'époque de les confondre, et reprit ses esprits avant de déclarer :

"Petite sœur, tu sais ce que tu vas faire ?
-Hum ? Liz aussi reprenait son air sérieux, les deux filles croisant maintenant leur regard de braise.
-Tu vas me faire le plaisir d'être heureuse, et de gérer ta vie comme tu l'entends. Je ne veux pas que tu te laisses mener par le bout du nez par un écervelé qui te promettra de te protéger. Elle avait dit ça sérieusement, comme elle l'était rarement.
-Pourquoi tu dis ça Barbie ? Éclat de rire de Liz et de son père qui avait entendu la pique.
-Parce que je veux pouvoir dire à mes futurs gosses à quel point leur tante est géniale, et à quel point je suis fière d'être une Carter. Elle engloutit ce qui restait de sa bière avant de la poser et de reporter son regard sur le lointain.
-Mais tu sais...
-Je sais. Tu n'as que dix-sept ans et l'envie d'avoir ton diplôme. Mais il y a une vie après le lycée. Foire pas comme toutes les pimbêches que je vois faire Socio ou psycho. Je veux que ma sœur fasse de grandes choses...
Elisabeth reprit une lampée de bière pour la finir elle aussi. En la posant, elle se dit qu'il est temps.
-J'aimerais faire de la politique, je crois.
-Comme ton père chérie. Mary était intervenue dans la conversation sans lever les yeux de son jeu, et elle souriait. Rembrandt, regardant droit devant lui, souriait lui aussi.






Reeborn
Central Business District - Cristal Tower - 42eme étage
16h19





Je me réveille peu à peu. J'ai un mal de chien au dos, mais le reste de mon corps a l'air d'aller bien. Mon doigt me brûle toujours, mais je décide d'oublier celui-ci. Par contre l'autre main devrait me déchirer le bras et pourtant je ressens à peine la douleur. Elle est là, mais atténuée. Qu'est-ce qui m'arrive encore ? Suis-je en train de perdre tout simplement mon bras ? J'ai lu des choses comme ça dans des romans. Je ne veux pas perdre mon bras, c'est trop important, un bras. J'entends des cris, et une voix qui me fait chaud au cœur. Quelques secondes, je me revois avec ma sœur à regarder le désert et je souris. Enfin je crois. J'entends un timide : "Liz ?" Oui c'est moi, je suis de retour.
J'ouvre les yeux. Kennedy me regarde avec de grands yeux. Qu'elle est belle cette fille, c'en est rageant. Derrière elle un peu plus loin une gamine. Ptit bout de chou qui fait tâche avec le décor de béton totalement détruit. Je lui souris à elle aussi, je pense pas que ça soit de trop. Je reporte mon attention sur la belle brune au dessus de moi, et chuchote un petit :

"T'en as mis du temps.
-Assistée vas !
Joli collier qu'elle porte autour du cou, je voudrais le même. Elle m'aide à me relever. En lui tenant la main je vois que mon anneau ne brille plus, et tremble juste à mon doigt par périodes. Et mon autre main ! Wouah. La blessure ne saigne plus, et déjà la plaie est plus fermée qu'avant. Que m'arrive-t-il ? On verra plus tard je crois.
-Faut qu'on sorte d'ici...
-Plus facile à dire... Il y a des gardes partout, et pas des qui-viennent-nous-sauver. Tiens je t'ai pris ça au fait. Elle sort d'un sac un énorme pull vert à capuche. Je le prends et l'endosse direct. Mes bras nus commençaient à sérieusement douiller. Je me souviens alors de ma blessure à la jambe. Du sang oui, mais plus de blessure. C'était moins grave que ma main mais quand même... Quelle dinguerie nous est arrivée aujourd'hui ?
-Alors essayons d'éviter ces mecs. Et c'était quoi en fait ? Une... bombe ?
-En bas ils disent ça. Je suis revenue pour toi Liz'... Je la regarde. Je lui sauterais au cou à un autre moment.
-Merci...
Mais on a pas le temps. Je lui prends la main et m'approche de la petite fille.
-Moi c'est Elisabeth, tu peux m'appeller Liz'.
-Moi c'est Cassy, et faut qu'on y aille !"
Elle a pas tort. Kennedy lui prend la main à elle aussi, et on court vers l'étage inférieur. Ça va être difficile. Je sais pas qui sont ces mecs, mais ma camarade a un arc avec des flèches et l'air aux aguets, je sens qu'il s'est passé un tas de trucs pendant que j'étais dans les vapes.




Elles descendent avec précautions à l'étage d'en dessous. Rien à signaler. Elles ne fouillent aucune salle bien sur, elles vont au plus vite, aussi silencieuses que possible. Rapidement les douleurs et blessures d'Elisabeth se font ressentir. Elle ne va pas aussi bien que prévue. Mais elle peut marcher toute seule. Cassy sert souvent à aller voir rapidement si un couloir est vide, la petite est plus légère, le verre cassé fait moins de bruit sous ses pieds.
A cet étage elles rencontrent leur premier cadavre. Accompagné de plusieurs autres. Et ce ne sont pas ceux que Kennedy a tué à l'arc. Il y a quelqu'un d'autres dans l'immeuble qui s'est battu contre les mystérieux hommes. Ils sont morts par balle, certains ont eu le cou cassé de ce qu'Elisabeth peut voir à la forme de leur corps. Les personnes en face devaient être rapides. Amies ou ennemies ? Dans tous les cas il faut bouger. Ne pas rester sur place, les unités au dessus devront redescendre à un moment, et les filles ne voudraient surtout pas être prises entre deux feux.
Sur le chemin, la blonde se demande où Kennedy a appris à tirer à l'arc. Elles ne parlent pas à voix haute, trop dangereux, on ne sait jamais. Elle ne peut donc pas lui demander si elle peut vraiment les défendre contre ce qui va arriver. La petite a l'air plutôt sure que si, et aucune peur ne transparaît sur son visage. C'est impressionnant pour la politicarde qui a rarement vu pareille adolescente.
Les filles passent sous une pancarte "41ème étage". Les boutiques ne sont pas loin, les petits avec. Liz se sent un peu plus rassurée qu'à son réveil, vingt minutes plus tôt. Ce n'est pas encore ça, mais elle sent qu'elles peuvent y arriver. C'est toujours dans ces moments là qu'il arrive quelque chose. Elle se dit ça au moment où des bruits de verre se font entendre à l'autre bout du grand Open Space. Elles s'abaissent aussitôt et se collent au mur du balcon. Des grésillements s'entendent, deux hommes en face.

"Squadron Onze, état.
-Squadron Onze à Oracle. Rien à signaler."
Kennedy n'attend pas. Elle se relève à moitié, se retourne, et envoie une flèche.
Spoiler:
 
Elle se fiche dans son épaule et il tombe. Le second soldat à côté se met à couvert et commence à tirer au fusil d'assaut. La brune va pour tendre une autre flèche quand Elisabeth la retient par le bras. Elle lui chuchote avec énervement et anxiété :
"Tu fais quoi ?! Tu tues comme ça sans prévenir ?
-Tu préfères que ce soit nous qu'il cueille comme des lapins ?
-Là n'est pas la...
-Les.. filles..."
Spoiler:
 
Cassy se tient la hanche.
Du sang coule un peu autour. Les filles la glissent vers elle, un pilier les sépare maintenant du vide et de leur assaillant. Elisabeth regarde la blessure. Deux balles ont traversé le seul trou qu'il y avait dans la paroi du balcon. et elles se sont calées dans ce qui pourrait le foie. Pour qu'elle survive, il faudrait un miracle... Elisabeth regarde son amie brune et la détresse traverse les deux femmes. Liz regarde par dessus le muret. Le second soldat se retire la flèche et sort un flingue moins gros. Deux ennemis, une pote gravement blessée et une archère du dimanche, ça allait être galère pour les filles.


*Si seulement mon anneau marchait...*
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Solo
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Léo Ornwell
Message    Lun 20 Mai - 15:44


♫ Musique d'ambiance ♫



Reeborn
Ruine de la Crystal Tower
16h50





A travers les méandres de son coma, le jeune mafioso entendit une voie :
- Celui-ci n’est pas mort, mais il ne vaut guère mieux.
- En même temps, tu as vu ces veines ? On dirait qu’il a été irradié. Un civil à ton avis ?
- J’en doute. Il est l’un d’entre eux. Mais au moins, il a eut la chance de ne pas survivre. Contrairement aux autres.
- Pas faux. T’en est à combien toi aujourd’hui ?
- Hum , avec celui-là sa fera dix-sept. Putain j’adore ce boulot : tu peux tuer à volonté et t’es payé même payé pour sa. Que Dieu Bénisse l’Amérique.
- J’ai quand même quelques remords Nikolaï . Tu n’étais pas obligé de torturer cette fillette tout à l’heure. Je sais qu’en les tuant on sauve le monde, mais merde, elle avait l’âge de ma fille !


Un bruit de chaussure qui grince et de tissus froissé.
- Qu’est ce qui t’arrives Léon ?! Tu te dégonfles ? T’a pas les couilles de faire ce pour quoi on t’a payé ? Dois-je te rappeler que s’amuser un peu avec une fillette n’est rien comparé à ce que tu as fait en Europe de l’Est ?
- Mais la on est aux Etats-Unis ! Ce n’est pas des loqueteux qu’on massacre, mais des citoyens !
- CE NE SONT PLUS DES HUMAINS ! Met toi sa dans le crâne ! Alors tu te reprends, et tu me finis celui-là. Et au couteau s’il te plait. Je ne tiens pas à le revoir se monstre revenir parce qu’il serait capable de régénérer. Donc tu me sépare sa jolie tête du reste de son anatomie.

Bruit de radio. L’un des deux s’écarte pour répondre. L’autre approche. Il jure en sortant son arme. Bruit du métal glissant sur le cuir. Le contact glacial de l’acier sur la peau nue. La douleur !

Les yeux de Léo s’ouvrirent en grand. Il vit les yeux éberlué du soldat qui marqua une seconde d’hésitation. Ce fut une de trop.
Le jeune homme se saisit du bras de son agresseur pour le décoller de sa gorge, et appliqua un coup sec sur le pommeau de l’arme du plat de son autre main. La lame transperça la gorge de Léon aussi facilement que si elle avait transpercé du beurre, aspergeant Léo du sang encore chaud du mourant.

- Putain de merde ! cracha l’autre soldat avant de lâcher sa radio. Dans un geste expert qui n’est propre qu’au professionnel, le fusil glissa dans les mains de Nikolai qui l’épaula de suite .Il y eut un déclic, puis une suite de claquements assourdissant alors que les balles déchirèrent l’espace comme autant de lances de lumière.
Durant les cours instants ou la lumière illuminaient la pièce, l’ancien soldat vit un corps s’agiter de manière convulsive alors que les balles arrachaient de gros morceaux de chair. Puis il ne resta plus que le « clic-clic-clic » caractéristique qu’il ne restait plus de munitions dans le chargeur, et les ténèbres retombèrent sur la scène.
Baissant son arme, Nikolaï scruta l’obscurité à la recherche de mouvement. Mais seul le vide répondait au bourdonnement sourd qui résonnait dans ses oreilles. L’ancien soldat ne put s’empêcher de pousser un soupir de soulagement. Il avait frôlé la catastrophe. La mort de Léon était au final une bonne chose : ce pleurnicheur n’avait plus les tripes pour ce genre de travail. Il n’en serait que mieux seul.
Nikolaï remisa son arme et se baissa pour ramasser la radio. Quand il se redressa, il aperçut sur les murs qu’une lumière bleuté d’élevait dans son dos. Un grand froid le saisit soudain dans la poitrine, l’empêchant de respirer. Baissant la tête, il remarqua alors que trente centimètres d’acier ensanglanté dépassait de sa poitrine. Nikolaï se retourna, titubant sur ces jambes qui ne le portaient plus. Il eut une vision qui lui glaça le sang : le jeune homme qu’il venait de tuer se tenait la, immobile, tel un démon sortis directement sortis des Enfers de Dante.
Son visage était dur, uniquement illuminé par les veines qui pulsant d’énergie sous le sang qui le maculait. Le monstre qui le toisait n’avait plus rien d’humain : ses prunelles avaient fait place à deux globes d’énergie bleutés qui semblaient transpercer l’âme de l’ancien soldat. Un monstre de sang et de lumière …Ce fut la dernière vision que Nikolaï emporta avec lui dans la mort.

Léo regarda sa victime s’effondrer au sol, sans ciller, dans un bruit sourd. L’énergie dans ses yeux reflua alors, et il s’écroula à son tour, totalement vidé.
Haletant, le jeune homme avait le plus grand mal à ralentir les battements sourds de son nouveau cœur. Il avait l’impression que chaque partie de son corps lui faisait mal, qu’un dieu moqueur s’amusait à lui planter des milliers d’aiguilles dans chaque partie de son corps. Mais ce n’était rien devant l’impression de vide qu’il ressentait en lui. Il aurait juré que ce qu’il venait de se passer l’avait littéralement vidé de sa substance, le laissant tel un poisson sans arrêtes.
Ce qui suivit, Léo ne le comprit que bien plus tard. Ses doigts agrippèrent le boitier froid de la radio dans un spasme, et il sentit soudain un doux fourmillement remonter le long de son bras vers son nouveau cœur. En tournant la tête, le jeune homme vu une multitude de petits arcs électriques percuter sa peau, remontant par le biais de ses veines vers son nouveau cœur. Quand la batterie de l’appareil fut complètement vidée, Léo sentit enfin son corps se détendre.

Il ne chercha surtout pas à savoir comment il avait fait sa, ni même comment il avait réussi à se déplacer aussi vite pour tuer ce mec. Dans son état, se poser ce genre de question aurait fait basculer sa psyché fragile dans la folie. Il avait eut sa dose de supranaturels pour au moins les quinze prochaines années, et tout ce que le jeune homme voulait désormais était un bain chaud et un lit ou dormir pendant une semaine. Mais avant, il se devait de trouver le fin de toute cette histoire.
Léo se releva tant bien que mal, et se dirigea vers les cadavres pour les délester de leurs équipements. Quitte à se jeter dans la gueule du loup, autant se déguiser en loup. Le jeune homme enleva ainsi ses vêtements déchirés pour enfiler l’uniforme de ces hommes.
Les rangers étaient trop grandes pour lui, le caque était quand à lui trop petit. Mais cela ferait l’affaire. Il ceintura le couteau de combat dans son dos pour un aspect pratique, ramassa quelques chargeurs et le fusil automatique qu’il passa à l’épaule, puis abandonna les cadavres dans les ruines de ce qui serait désormais leurs tombeaux. Rabattant la cagoule sur son visage, Léo s’enfonça dans les profondeurs du bâtiment.
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